Depuis quelque temps, la Belgique est le pays européen le mieux positionné au classement mondial, mais malheureusement cela n'offre aucune garantie d'une bonne prestation à l'Euro. Pour mieux estimer les chances des Diables, j'ai réalisé une simulation statistique du tournoi en collaboration avec quelques collègues du DTAI Sports Analytics Lab.

Pour chaque pays, notre simulation tient compte de résultats des matchs joués précédemment, de la force des adversaires dans ces rencontres et du nombre de buts marqués et encaissés. Elle prend en compte toutes les rencontres internationales jouées jusqu'à présent, mais accorde plus d'importance aux rencontres plus récentes que moins récentes. En plus, les matchs de qualification et les championnats précédents comptent davantage dans les calculs que les rencontres amicales.

Les chances des Diables

Pour l'instant, notre simulation donne 7,6% de chances aux Diables de remporter l'Euro. Selon le scénario de victoire le plus probable, ils jouent contre l'Angleterre en finale, après avoir battu la France en demi-finale, éliminé l'Allemagne en quart et vaincu la Turquie en huitième.

La simulation ne prévoit peu de problèmes pour la première étape dans laquelle les Belges jouent leur place en huitièmes de finale avec l'Italie, l'Irlande et la Suède.

La Belgique a en effet 49,6% de chances d'être le vainqueur de son groupe et 27,3 % de finir deuxième. S'ils sont troisièmes, les Diables rouges pourraient éventuellement atteindre les huitièmes, mais dans ce cas ils dépendent des résultats dans les cinq autres groupes. Si on prend tous les scénarios possibles en compte, les Belges ont 89,1% de chances d'atteindre les huitièmes de finale, 53,6% de se retrouver en quart, 28,5% en demi et 15,3% de décrocher une place en finale.

KuLeuven
© KuLeuven

Quoi qu'il en soit, le parcours vers un premier titre européen sera semé d'embûches. S'ils veulent éviter une élimination précoce, ils ont intérêt à finir premiers de leur groupe.

S'ils sont gagnants de leur groupe, ils jouent en huitièmes contre un pays qui n'est que deuxième de son groupe, alors que dans tous les autres cas c'est le gagnant du groupe qui les attend. En cas de victoire du groupe, la Belgique se retrouvera contre le deuxième du groupe D. Notre simulation prévoit une lutte captivante entre la Turquie et la Croatie pour la deuxième position, mais donne le bénéfice du doute à la Turquie. Si les Belges terminent deuxièmes de leur groupe ou s'ils font partie des quatre meilleurs troisièmes, ils se retrouveront probablement en huitièmes de finales contre un des favoris. Ils devraient alors jouer contre le Portugal, la France ou l'Espagne.

L'Allemagne grand favori, la Belgique principal outsider

L'Allemagne, qui a 20,4% de chances de succéder à l'Espagne comme champion européen, est le grand favori. Il y a deux ans les Allemands étaient sacrés champions du monde et aujourd'hui ils souhaitent inscrire l'Euro à leur palmarès. La France (17,2%), l'Espagne (16,2%) et l'Angleterre (15,5%) sont les principaux challengers de l'Allemagne.

Après quelques piètres tournois, le pays hôte souhaite absolument réaliser un bon résultat devant son public. Il y a quatre ans, l'Espagne a été la première équipe à gagner le tournoi deux fois de suite, elle peut donc battre son propre record. Dans le tournoi de qualification, l'Angleterre a été le seul pays à gagner tous ses matchs.

Avec la Belgique, le Portugal (5,9%) et l'Italie (3,6%) sont les principaux outsiders qui pourraient remporter l'Euro. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois qu'un dark horse soit couronné champion d'Europe. En 1992, c'est le Danemark qui a triomphé, et en 2004 la Grèce a étonné toute l'Europe.

KuLeuven
© KuLeuven

Cependant, une élimination précoce de l'un des favoris peut augmenter les chances des Diables. Pour maîtriser l'évolution des circonstances, nous allons répéter notre simulation après chaque match. Tenez notre site à l'oeil et suivez notre page Facebook ou notre profil Twitter pour découvrir si les Diables Rouges deviennent la surprise du tournoi !

Cette contribution est parue en néerlandais sur KU Leuven Blogt et a été rédigigée avec l'aide des collègues Jan Van Haaren: Anton Dries, Vladimir Dzyuba, Wannes Meert, Toon Van Craenendonck et Vincent Vercruyssen.

Depuis quelque temps, la Belgique est le pays européen le mieux positionné au classement mondial, mais malheureusement cela n'offre aucune garantie d'une bonne prestation à l'Euro. Pour mieux estimer les chances des Diables, j'ai réalisé une simulation statistique du tournoi en collaboration avec quelques collègues du DTAI Sports Analytics Lab. Pour chaque pays, notre simulation tient compte de résultats des matchs joués précédemment, de la force des adversaires dans ces rencontres et du nombre de buts marqués et encaissés. Elle prend en compte toutes les rencontres internationales jouées jusqu'à présent, mais accorde plus d'importance aux rencontres plus récentes que moins récentes. En plus, les matchs de qualification et les championnats précédents comptent davantage dans les calculs que les rencontres amicales.Les chances des Diables Pour l'instant, notre simulation donne 7,6% de chances aux Diables de remporter l'Euro. Selon le scénario de victoire le plus probable, ils jouent contre l'Angleterre en finale, après avoir battu la France en demi-finale, éliminé l'Allemagne en quart et vaincu la Turquie en huitième. La simulation ne prévoit peu de problèmes pour la première étape dans laquelle les Belges jouent leur place en huitièmes de finale avec l'Italie, l'Irlande et la Suède. La Belgique a en effet 49,6% de chances d'être le vainqueur de son groupe et 27,3 % de finir deuxième. S'ils sont troisièmes, les Diables rouges pourraient éventuellement atteindre les huitièmes, mais dans ce cas ils dépendent des résultats dans les cinq autres groupes. Si on prend tous les scénarios possibles en compte, les Belges ont 89,1% de chances d'atteindre les huitièmes de finale, 53,6% de se retrouver en quart, 28,5% en demi et 15,3% de décrocher une place en finale. Quoi qu'il en soit, le parcours vers un premier titre européen sera semé d'embûches. S'ils veulent éviter une élimination précoce, ils ont intérêt à finir premiers de leur groupe. S'ils sont gagnants de leur groupe, ils jouent en huitièmes contre un pays qui n'est que deuxième de son groupe, alors que dans tous les autres cas c'est le gagnant du groupe qui les attend. En cas de victoire du groupe, la Belgique se retrouvera contre le deuxième du groupe D. Notre simulation prévoit une lutte captivante entre la Turquie et la Croatie pour la deuxième position, mais donne le bénéfice du doute à la Turquie. Si les Belges terminent deuxièmes de leur groupe ou s'ils font partie des quatre meilleurs troisièmes, ils se retrouveront probablement en huitièmes de finales contre un des favoris. Ils devraient alors jouer contre le Portugal, la France ou l'Espagne. L'Allemagne grand favori, la Belgique principal outsider L'Allemagne, qui a 20,4% de chances de succéder à l'Espagne comme champion européen, est le grand favori. Il y a deux ans les Allemands étaient sacrés champions du monde et aujourd'hui ils souhaitent inscrire l'Euro à leur palmarès. La France (17,2%), l'Espagne (16,2%) et l'Angleterre (15,5%) sont les principaux challengers de l'Allemagne. Après quelques piètres tournois, le pays hôte souhaite absolument réaliser un bon résultat devant son public. Il y a quatre ans, l'Espagne a été la première équipe à gagner le tournoi deux fois de suite, elle peut donc battre son propre record. Dans le tournoi de qualification, l'Angleterre a été le seul pays à gagner tous ses matchs. Avec la Belgique, le Portugal (5,9%) et l'Italie (3,6%) sont les principaux outsiders qui pourraient remporter l'Euro. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois qu'un dark horse soit couronné champion d'Europe. En 1992, c'est le Danemark qui a triomphé, et en 2004 la Grèce a étonné toute l'Europe.Cependant, une élimination précoce de l'un des favoris peut augmenter les chances des Diables. Pour maîtriser l'évolution des circonstances, nous allons répéter notre simulation après chaque match. Tenez notre site à l'oeil et suivez notre page Facebook ou notre profil Twitter pour découvrir si les Diables Rouges deviennent la surprise du tournoi ! Cette contribution est parue en néerlandais sur KU Leuven Blogt et a été rédigigée avec l'aide des collègues Jan Van Haaren: Anton Dries, Vladimir Dzyuba, Wannes Meert, Toon Van Craenendonck et Vincent Vercruyssen.