Les couloirs de l'aéroport de Málaga restent imperturbables. Pourtant, le vert fluo qui épice les équipements de Wolfsburg n'est pas le camouflage idéal pour une déambulation incognito dans les rayons du duty free andalou. Mais aucun des coéquipiers de Divock Origi ne semble capter l'attention prolongée des voyageurs. Comme si le sud de l'Espagne passait ses hivers dans les carrés V.I.P., blasé de croiser à longueur de journée des noms plus ou moins ronflants de la planète foot.
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Les couloirs de l'aéroport de Málaga restent imperturbables. Pourtant, le vert fluo qui épice les équipements de Wolfsburg n'est pas le camouflage idéal pour une déambulation incognito dans les rayons du duty free andalou. Mais aucun des coéquipiers de Divock Origi ne semble capter l'attention prolongée des voyageurs. Comme si le sud de l'Espagne passait ses hivers dans les carrés V.I.P., blasé de croiser à longueur de journée des noms plus ou moins ronflants de la planète foot. Sous un ciel tellement bas qu'on dirait qu'il fronce les sourcils, les alentours du stade municipal de Marbella, véritable enfer pour celui qui tente de s'en approcher sur quatre roues, ont pris les couleurs du Borussia Dortmund, afin d'accueillir la prestigieuse équipe allemande, emmenée par son buteur gabonais Pierre-Emerick Aubameyang. Les hommes de Francky Dury semblent seulement destinés à jouer les sparring-partners, mais ne s'inclinent finalement qu'en fin de rencontre, après avoir salué le premier but en vert et rouge d'Hamdi Harbaoui. Mis à part Courtrai, resté en Belgique, et Eupen, dont la délégation croisée à Brussels Airport en ce lundi matin s'apprêtait à décoller pour le Qatar, toute la Belgique est là. L'Andalousie est encore plus teintée de noir, jaune et rouge qu'en plein été, quand les touristes du Royaume débarquent par centaines sur les plages de la Costa del Sol. L'omniprésence des complexes hôteliers, posés au bord de la mer ou sur les flancs de ces montagnes rocailleuses qui surpeuplent la région, ne laisse aucun doute sur la vocation touristique des lieux. Le poumon économique local a deux bras, deux jambes et surtout un portefeuille bien rempli. Pour combler le manque à gagner de premiers jours d'une nouvelle année, généralement pauvres en touristes, les grands noms de l'Horeca local accueillent avec plaisir des clubs venus du Nord. En sortant de la voiture, après une longue et lente ascension routière jalonnée par les trous d'un parcours de golf, la veste est pourtant de rigueur pour affronter les bourrasques avant de s'engouffrer dans l'hôtel Almenara, qui héberge la délégation brugeoise sur les hauteurs de Sotogrande. Le lobby a des allures de hall de gare majestueux, ambiance qui correspond à merveille aux allées et venues qui ne cessent de rythmer le stage du leader du championnat. Plus de trace de Laurens De Bock, par exemple, qui a fait ses valises pour rejoindre Leeds, toujours en course pour un éventuel retour en Premier League dès la saison prochaine. Le gaucher, très rarement utilisé par Ivan Leko, a pourtant fait la fine bouche au moment de signer ce contrat de quatre saisons et demi de l'autre côté de la Manche, refroidi par un salaire inférieur à ses émoluments brugeois, primes comprises. Avant d'opter, finalement, pour l'aventure anglaise, en réalisant que ses primes chez les Gazelles dépendaient d'une place dans les 18, hypothèse plus qu'incertaine dans les mois qui viennent. German Mera, vendu à Malines alors qu'il espérait un départ vers la D2 espagnole,a également quitté le stage pour rejoindre son nouvel employeur. Lundi soir, l'arrivée de la délégation de Groningen, qui partage l'hôtel avec les Blauw en Zwart, précède de quelques heures celle des recrues Krépin Diatta et Ivan Tomecak. La porte automatique est sans cesse sollicitée, et transforme le lobby en courant d'air permanent. Pour rallier les terrains d'entraînement, le lendemain matin, les Brugeois s'engouffrent dans un bus au confort rudimentaire pour un trajet mouvementé d'une vingtaine de minutes. " C'est un bon endroit pour le golf, mais pour le football... ", soupire un membre de la délégation brugeoise, en faisant référence à l'autre passion dévorante de Michel Preud'homme, l'ancien coach du Club, habitué à faire quelques trous pendant les séjours hivernaux de ses hommes à Sotogrande. Au rythme de deux entraînements quotidiens, les Gazelles passent près de deux heures chaque jour dans ce bus, qui les emmène jusqu'à un club de... polo. Des terrains y sont emménagés, et le staff bénit la pluie, qui lui permet de travailler dans de bonnes conditions lors de la seconde moitié du stage. Dépourvues de système d'arrosage automatique, les pelouses étaient bien trop sèches pour réaliser un travail efficace avec ballon en début de séjour. La vue dès le premier jour d'un imposant tracteur, utilisé pour entretenir les terrains, n'a pas vraiment donné le sourire à Leko, sans doute nostalgique des installations de La Manga où il avait passé l'hiver avec Saint-Trond l'an dernier. C'est avec un groupe réduit à 17 joueurs, rejoints par Diatta et Tomecak l'après-midi, que le candidat principal au titre de champion de Belgique entame son premier entraînement de ce mardi. Une séance d'un peu moins d'une heure et demie à laquelle ne participent pas Abdoulay Diaby, toujours fragile, ainsi qu'Emmanuel Dennis et Jordi Vanlerberghe. Après être passés entre les mains du préparateur physique, les joueurs tutoient le ballon lors de trois séquences successives. La chorégraphie brugeoise commence par une possession de balle sur une surface réduite, en sept contre sept avec trois jokers, pour perfectionner les lignes de passes du 3-5-2. Le travail devient tactique, et peaufine les automatismes offensifs du système jusqu'au terme de la séance, au bout de laquelle les joueurs sont remontés dans le bus, pour le deuxième de leurs quatre périples sinueux de la journée. Le nôtre nous ramène à Marbella, où les vestiges du passage de Dortmund, moins de 24 heures plus tôt, sont encore présents dans les couloirs du stade. L'enceinte, aux façades jaunes et criardes, arbore encore quelques bannières à l'effigie du club de la Ruhr quand le bus du Standard bloque la circulation d'une rue étroite et engorgée pour laisser la délégation rouche passer la porte des vestiaires. Depuis le début de l'après-midi, des jardiniers travaillent sans relâche pour restaurer une pelouse épuisée par la succession des matches amicaux. " Je ne sais pas dans quel état on va la retrouver dimanche ", s'inquiète Miguel, entre deux commandes passées aux tables de son restaurant, abrité sous un virage du stade. Dans quelques jours, le FC Marbella, équipe du haut du panier de sa série de Segunda B (la troisième division espagnole), reçoit Cordoue pour un match qui pourrait rapprocher les locaux du podium. Bien plus que le Standard, c'est le sujet de conversation en vogue dans les travées d'une arène qui accueille, en vrac, un club de pêche, le guichet des abonnements à la piscine municipale ou encore un cimetière automobile. Le défilé des joueurs liégeois arrache à peine un regard aux passants, plus agacés par l'embouteillage qu'impressionnés par ses auteurs. Les portes du car se referment juste derrière Ricardo Sa Pinto, le téléphone collé à l'oreille pour écouter un message vocal. Le Portugais a le regard agacé. Un peu plus tôt, il vient de répéter aux journalistes qui accompagnent le stage qu'il avait besoin de renforts. Le sujet est visiblement touchy à Sclessin, puisqu'il a provoqué une discussion très tumultueuse avant le départ en stage, entre le coach et Olivier Renard. Sa Pinto désirait partir en Espagne avec 18 joueurs, espérant que sept renforts s'engageraient avec le club de la Principauté pendant le court séjour andalou. Le directeur sportif l'a évidemment ramené à la raison.Le mercato estival du Standard a laissé des traces dans les caisses. C'est peut-être cela qui explique que le stage à Marbella n'a duré que six petits jours, et que les joueurs ont dormi dans un hôtel qui, ces dernières années, était occupé par Malines. L'époque de Roland Duchâtelet, où le prix de l'escapade hivernale pouvait grimper bien au-delà de 80.000 euros, est révolue à Liège. " Il fait aussi froid qu'en Russie ", grelotte l'un des organisateurs de la rencontre, au moment de tester le micro et le marquoir. L'homme n'est sans doute jamais allé à Moscou, mais on lui accorde que l'averse abondante qui s'abat sur la pelouse ne fait pas vraiment couleur locale. Passés entre les gouttes, les jeunes Rouches qui ont accompagné le stage s'installent à l'abri en compagnie de Renaud Emond. Avant la rencontre, le groupe a multiplié les tours de terrain sans toucher le ballon, dans le sillage du préparateur physique. Durant le stage, Sa Pinto leur a appris qu'il ne comptait pas sur eux pour la seconde moitié de saison, et qu'il était préférable qu'un prêt leur offre du temps de jeu ailleurs. Mis sous pression par l'obligation d'atteindre les play-offs 1, le Portugais ne peut pas s'octroyer le luxe de jouer la carte " jeunes ". Seul Lindon Selahi, prodige de l'Académie, aura droit à quelques minutes face aux Allemands de Düsseldorf. Le gardien teuton vient à peine de prendre place entre ses perches, derrière lesquelles se trouve une imposante tente blanche qui abrite une salle de musculation de fortune, entre le terrain et la piste d'athlétisme, quand l'arbitre se dirige vers Sa Pinto. Le coach réclame une poussée sur Christian Luyindama, et donc l'annulation du but allemand. L'arbitre ne cède pas à sa demande, puis l'envoie en tribunes quand il évacue sa colère sur une pile de plots, posée à côté de son banc. Bientôt rejoint par son adjoint Rui Mota, lui aussi expulsé au cours d'une première période aux allures de caméra cachée, Sa Pinto fait entendre sa voix rauque depuis les tribunes. À la pause, entre deux biscuits dénichés par l'agent Kismet Eris derrière le bar de l'espace V.I.P., Bruno Venanzi ne semble ni surpris, ni agacé par les événements. Pourtant, certains joueurs s'avoueront lassés, voire dégoûtés par l'attitude de leur coach, mais le Standard parvient à remettre la main sur une rencontre qu'il avait bien entamée, et le but de Carlinhos après la mi-temps fixe les chiffres à 1-3. Face à un adversaire désorganisé par les changements, l'addition aurait même pu être plus lourde. " On avait les jambes lourdes, on a fait deux, voire trois entraînements par jour ", justifie Jean-François Gillet, monté à la pause pour relayer Guillermo Ochoa, rentré au vestiaire sans maillot ni short, après avoir fait des heureux dans l'assistance clairsemée et courageuse. " Mais il fallait qu'on en remette un coup, on a deux gros mois qui nous attendent. " Alors que la préparation estivale s'était faite avec le ballon, appliquant les préceptes de la périodisation tactique chère aux coaches formés au Portugal, les Liégeois ont fait du travail foncier, à l'ancienne, à Marbella. De quoi déplaire à Edmilson Junior, qui traîne toujours la patte en queue de peloton dans ces circonstances, mais indispensable pour installer le pressing souhaité par Sa Pinto pour un football plus conquérant. Le nouveau Standard est loin de la révolution tactique, mais compte sur ses recettes rudimentaires et quelques renforts bien ciblés pour gratter une place dans le top 6 lors des neuf matches à venir. Au bout de 600 bornes d'autoroutes, agrémentées de paysages majoritairement montagneux et désertiques, Benidorm ne peut que surprendre. L'incontournable station balnéaire plante ses gratte-ciels au milieu de nulle part, obligeant presque l'automobiliste fatigué à s'interroger sur l'existence des mirages. L'endroit n'est pourtant pas dépaysant pour le visiteur belge, puisqu'un zapping autoroutier sur les radios des environs offre même la surprise d'une station en néerlandais. Au lieu de descendre rejoindre la mer, notre route tourne le dos aux plages pour s'orienter vers les hauteurs de la ville. C'est là que s'impose l'exubérant Hotel Melia Villaitana, ensemble de bâtiments tellement étendus qu'on se croirait aux portes d'une petite ville transformée en complexe hôtelier. C'est là, en compagnie de l'Arminia Bielefeld, que réside Genk. La route jusqu'aux terrains, situés au coeur de l'infrastructure, en envoie plein les yeux. Les piscines, désertes, se décrivent au superlatif, au pied d'une tour en haut de laquelle Pierre Denier fait du home-trainer, profitant du ciel clément qui sert de chauffage naturel aux environs. C'est lui, le team-manager du Racing, qui a dégoté cette villégiature paradisiaque. Denier a visité treize lieux de stage potentiels avant de jeter son dévolu sur cette perle, à cheval entre les plages et les montagnes de la Costa Blanca. L'ensemble de la délégation limbourgeoise lui en est reconnaissante. Les terrains sont proches, bons, et surtout exclusifs. Avec quatre pelouses pour deux équipes, Genk peut aménager ses horaires à sa guise, loin des contraintes imposées par les complexes où les clubs élisent domicile par dizaines. " Avant, on allait à San Pedro del Pinatar ", explique-t-on au sein du club. " C'était déjà bien mais ici, c'est beaucoup mieux. Pour les distances et pour la tranquillité, c'est le top du top. " En ce mercredi matin lumineux, le nouveau coach du Racing a prévu de faire durer le plaisir. La séance démarre par un réveil musculaire, et prendra fin plus de deux heures plus tard. Pendant que Sander Berge, toujours en rééducation, éteint des signaux lumineux avec les pieds dans un exercice individuel, les joueurs de Genk soignent leur possession de balle et leur jeu entre les lignes au rythme de la voix de coach Clément. L'entraîneur n'hésite pas à interrompre ses exercices pour corriger le placement d'Omar Colley ou de Joseph Aidoo. Un côté professoral qui se poursuivra lors de la séance de l'après-midi, plus légère, au cours de laquelle l'ancien mentor de Waasland Beveren accorde une attention particulière au jeu de tête de ses nouveaux poulains. " Heading is technique, no power ", souligne Clément, quand Alejandro Pozuelo fait mieux que tous ses équipiers dans un concours de ballons à envoyer le plus loin possible de la tête, depuis une position assise. Chaque aspect du jeu aérien est travaillé, et merveilleusement interprété par l'élégance naturelle de Marcus Ingvartsen. Le coach ne lâche pas Nikolaos Karelis, qui marque mais effectue toujours sa détente des deux pieds : " Pourquoi est-ce qu'on sauterait avec deux jambes ? Regardez les athlètes au saut en hauteur, ils le font toujours avec une seule jambe. " Au bord du terrain, Nico Vaesen vient saluer le staff et regarder le travail des joueurs limbourgeois bien logés dans son portefeuille. L'agent fait quelques vidéos avant de se rendre à La Manga, où il retrouvera notamment Didier Frenay et Mogi Bayat. Aucun membre du petit monde des agents nationaux ne manque au rendez-vous espagnol de l'hiver. Le soir, après les entraînements, ils profitent du lobby de l'hôtel pour échanger avec leurs poulains, faire le point sur leur saison et sur les possibilités offertes par un mois de janvier toujours riche en transactions. Une bonne centaine de kilomètres plus au sud, là où l'Espagne prend un brusque virage vers l'Ouest pour entamer une route vers l'Atlantique qui prend fin près du roc de Gibraltar, un vent violent nous souffle jusqu'au camp d'entraînement du Sporting anderlechtois. Comme à leur habitude, les Mauves ont élu domicile à La Manga. La station balnéaire ressemble à ces villes-champignons américaines, qui ont poussé dans l'ouest lors des ruées vers l'or. La seule différence, c'est qu'ici, ce sont le bleu de la mer et la chaleur des rayons solaires qui font office de lingots. Les routes neuves qui mènent à l'hôtel Principe Filipe sont plus peuplées en palmiers qu'en habitants, et donnent à l'ensemble un aspect de chantier artificiel qui se poursuit jusqu'à l'entrée du complexe, où une pelleteuse joue les vigiles. L'unique animation des lieux est due aux nombreuses équipes qui ont élu domicile dans les environs pour profiter des excellents terrains posés à moins d'un kilomètre des chambres. Saint-Trond, les U17 de l'équipe nationale allemande, Utrecht ou Heerenveen ont jeté leur dévolu sur La Manga pour préparer l'an neuf. Dans le lobby de l'hôtel, Herman Van Holsbeeck a le téléphone collé à l'oreille. Le manager du Sporting, embarqué dans ce qui est sans doute son dernier mercato bruxellois, enchaîne les réunions et les appels avant de prendre la route des terrains, où les U21 mauves affrontent l'équipe B d'Heerenveen pour un match d'une heure en fin de matinée. De l'autre côté de la pelouse, Emilio Ferrera amorce le pressing de ses poulains, les corrige sans délicatesse, et semble systématiquement agacé quand le déplacement d'un joueur ne se fait pas aussi spontanément qu'espéré. Les enfants de Neerpede, pourtant privés de Dante, Amuzu ou Sambi Lokongi (considérés comme membres du noyau A), s'imposent malgré tout face aux Néerlandais, contrairement aux hommes d'Hein Vanhaezebrouck, qui ne feront pas mieux qu'un 0-0 quelques heures et bourrasques plus tard. " Si Charleroi continue comme ça, dans cinq ans ce sera le meilleur club du pays ", entend-on en quittant l'hôtel Principe Felipe. La dernière étape de notre périple nous emmène justement trente minutes plus au Nord, à San Pedro del Pinatar. La ville, aussi fantomatique que La Manga quand la saison n'attire pas les touristes, est dominée par un imposant bloc de béton serti de quatre étoiles, où sont installés les Zèbres. Les sept terrains de la Pinatar Arena, tondus aussi près que des greens de golf mais impeccables, ne sont qu'à 800 mètres du Thalasia Hotel, où Mehdi Bayat affirme dans le lobby que ce premier hiver dans la station balnéaire sera aussi le dernier. " Le centre d'entraînement est vraiment très bon, mais je préfère avoir un terrain dans l'hôtel. " L'administrateur-délégué du Sporting zébré a passé l'ensemble du stage avec ses troupes. Il a, en vrac, fêté son anniversaire, prêché collectivement son plan 3-6-9, et surtout vu individuellement l'ensemble de la délégation carolo, dans les sofas proches de la réception et d'un bar où, le soir, des arbitres de Gibraltar venus en stage s'enflamment pour un but inscrit par leurs voisins de Cadix face au FC Séville en Copa del Rey. Durant ces entretiens, lors desquels de nombreuses prolongations de contrat ont été préparées, même David Pollet et Enes Saglik ont affirmé qu'ils ne souhaitaient pas quitter l'aventure zébrée avant le générique de fin. Le groupe, à l'exception d'un prêt pour le défenseur Julien Célestine, ne devrait donc plus changer d'ici au bout du mois de janvier, même si le club qatari d'Al Arabi a tâté le terrain pour s'offrir les services de Cristian Benavente. Sur l'un des terrains d'entraînement de la Pinatar Arena, la Quica régale lors d'un long toro, qui conclut la dernière séance du séjour avant un match amical face à une D2 chinoise. Benavente ne devient jamais chasseur, et échange quelques mots avec des supporters péruviens qui lui souhaitent de le revoir en Russie l'été prochain. Felice Mazzù, resté à l'hôtel pour briefer les titulaires de la rencontre de l'après-midi, a laissé l'entraînement aux ordres de son adjoint Mario Notaro, qui jette un oeil sur le toro en échangeant avec le nouveau T3 des Zèbres, Samba Diawara. Pendant le match, marqué par des doublés de David Pollet et de l'épatant pied droit de la recrue Romain Grange, Diawara est installé en tribunes aux côtés de Chris Bédia. Déception du premier tour, l'espoir ivoirien s'est entraîné individuellement à cause d'une blessure, et le club compte notamment sur son T3 pour donner à Bédia le goût du dépassement de soi et rendre plus fréquents ses éclairs de génie. Puisque tout le sud de l'Espagne a décidément un goût de Flandre, le vélo semble être un accessoire indispensable des lieux. Mehdi Bayat profite d'un ciel généreusement ensoleillé pour rallier le terrain sur deux roues, tandis que Sébastien Siani et Knowledge Musona s'appuient quelques instants sur leur guidon pendant un temps libre du stage ostendais pour jeter un oeil sur le match des Carolos. Toute la Belgique du ballon rond prépare progressivement ses valises, pour un retour imminent aux froides pelouses nationales. Le cru 2018 commence déjà à se consommer, après avoir fermenté pendant quelques jours sous le bleu des côtes espagnoles.