Riche en affiches dans cette course au top 4 toujours plus passionnante, le week-end de championnat n'a pas été avare en rebondissements. Le Standard a failli être surpris par des Louvanistes minimalistes et organisés, Didier Lamkel Zé a fêté dans les tribunes du Kiel un but décisif dans le derby anversois, et Genk a été surclassé tactiquement par Anderlecht.
...

Riche en affiches dans cette course au top 4 toujours plus passionnante, le week-end de championnat n'a pas été avare en rebondissements. Le Standard a failli être surpris par des Louvanistes minimalistes et organisés, Didier Lamkel Zé a fêté dans les tribunes du Kiel un but décisif dans le derby anversois, et Genk a été surclassé tactiquement par Anderlecht.1. Les critiques de Mbaye Leye envers le jeu pratiqué par OHL sont-elles justifiées?Depuis samedi soir, les journaux ne parlent que de ça. Et c'était peut-être le plan, après tout. Rien de tel pour masquer une prestation offensive sans saveur, incarnée par un Mehdi Carcela à court d'idées, que d'allumer un incendie en conférence de presse. Face aux journalistes, Mbaye Leye flingue l'attitude de Marc Brys, qui change un joueur entre la composition annoncée à une heure du coup d'envoi et celle qui entame la rencontre sur le terrain. Une facétie habituelle chez l'Anversois. Et c'est son droit. Tout comme celui de planter une ligne de cinq défenseurs devant sa surface pour contrer un Standard qui marque facilement depuis le début de l'année. Avec des profils comme Sacha Kotysch ou Pierre-Yves Ngawa dans la charnière, c'est même plutôt opportun. Tant pis si son adversaire considère que ce n'est pas du football. En ne convertissant pas ses opportunités du début de rencontre, le Standard n'est pas parvenu à faire voler ce plan en éclats.Au bout des nonante minutes, OHL n'a que 32% de possession de balle, mais dix tirs et 1,06 expected goal. Ce n'est pas tellement loin du total final des Rouches contre Bruges (39%, 9 tirs, 1.21 xG) ou à Seraing (34%, 9 tirs, 1.34 xG). Mais tout cela, vous ne le lirez pas autant que les punchlines décochées par le Sénégalais en conférence de presse. C'est ça aussi, gérer sa communication.2. Comment Didier Lamkel Zé est-il devenu l'atout majeur de l'Antwerp?C'est sans doute la résurrection la plus improbable du début d'année. Quelques semaines après avoir tenté de forcer les portes du Bosuil avec un maillot d'Anderlecht sur les épaules, Didier Lamkel Zé a marqué son quatrième but sous les ordres de Franky Vercauteren, permettant à ses couleurs de faire un grand pas vers la victoire dans le derby et les play-offs 1. Le Camerounais est devenu l'élément offensif majeur d'un Antwerp qui a beaucoup changé sur le terrain.Avec Vercauteren, l'heure est à la prudence. Penser à la meilleure manière de ne pas encaisser avant de réfléchir aux voies à emprunter pour marquer. De l'autre côté du terrain, le talent finira bien par faire la différence. Un plan de jeu qui va comme un gant à Lamkel Zé. Positionné en pointe, libéré au maximum des contraintes défensives, le numéro 7 du Great Old, fait parler sa vitesse hors du commun ballon au pied pour emmener les reconversions offensives d'une équipe qui marque surtout en contrant. Certains supporters et coéquipiers rient jaune, mais les buts du Camerounais ont offert trois succès qui pourraient être décisifs dans la course au top 4.3. John van den Brom peut-il éviter la dégringolade de Genk ?La défense à trois, ce n'est pas vraiment la tasse de thé de John van den Brom. Le Néerlandais ne l'a jamais pratiquée, et ne semble pas vraiment la maîtriser. Le problème, c'est que c'est dans ce système que Genk s'est mis à voler sur le championnat sous les ordres de Jess Thorup. Du coup, son successeur n'a touché à rien. Au début, il suffisait visiblement de regarder pour que les succès continuent à s'enchaîner. Mais quand Theo Bongonda n'est plus parvenu à marquer sur chaque frappe depuis l'extérieur de la surface, la machine s'est mise à avoir des ratés.Contre Anderlecht, le Racing a pris un bouillon tactique monumental en première période. Albert Sambi Lokonga, la source d'inspiration majeure des Mauves, était systématiquement esseulé avant la pause, car personne ne semblait savoir qui était chargé de fermer ses options quand il avait le ballon. Pas vraiment une nouveauté dans une équipe qui semble avoir beaucoup plus de repères individuels que collectifs, et qui stagne depuis la mi-décembre avec un triste bilan de 12 points sur 33. Seules trois équipes ont fait moins bien. De quoi expliquer qu'en quelques semaines, Genk est passé de challenger de Bruges à piégé potentiel de la course au top 4.