1. Il ne peut pas être désigné comme responsable pour l'année de transition décidée par les dirigeants.

Qui dit année de transition dit année avec des résultats en dent de scie. Et cette année de transition, c'est le Président Roger Vanden Stock lui-même qui l'a annoncée en mai dernier à la suite du 32e titre du Sporting d'Anderlecht. En décembre, il réitère d'ailleurs ses propos et met en avant la jeunesse des joueurs et le départ de nombreux cadres pour expliquer les résultats.

Car oui, quoiqu'on en dise, van den Brom a tout de même perdu Mbokani, Jovanovic, Biglia, Wasilewski, Iakovenko, Safari, De Sutter et Odoi. Et pour les remplacer, la direction a choisi de faire confiance à des jeunes du centre de formation ou de jeunes étrangers prometteurs, mais qui ne connaissaient pas notre championnat.

Au rayon des arrivées, le coach batave a pu compter sur celles de Mitrovic, Milivojevic, Nsakala et Fede Vico auxquelles on peut ajouter celle de David Pollet en janvier.
De plus, il n'y a aucun leader capable d'encadrer ces jeunes. Ce constat est encore plus criant dans l'entrejeu, le secteur où Anderlecht a perdu la plupart de ses matchs. En effet, Tielemans, Najar, Praet et Milivojevic doivent encore s'aguerrir tandis que Gillet est un joueur qui travaille pour les autres, mais qui ne va pas permettre de gagner la bataille du milieu de terrain ni de faire le jeu.

2. John van den Brom mettait en place ce qui faisait défaut à ses prédécesseurs : il donnait sa chance aux jeunes.

En effet, il a lancé Praet et Bruno l'an dernier et n'a pas non plus hésité à donner du temps de jeu à Acheampong et Tielemans. En effet, on oublie souvent qu'Acheampong n'a que 20 ans et que Tielemans surtout, n'est âgé que de 16 ans.

3. L'entraineur était encore soutenu par les joueurs.

Cela a été confirmé hier dans l'émission "La Tribune"sur la RTBF par le capitaine Guillaume Gillet et le vice-capitaine Silvio Proto. Les joueurs n'ont jamais lâché leur coach et ont fait savoir leur déception à l'annonce de son limogeage. Si on peut se poser des questions sur leur manière de le montrer sur le terrain, cela contraste avec les licenciements de Vercauteren ou Broos dans un passé récent.

4. Ce n'est pas représentatif de la stabilité voulue par Anderlecht

En effet, on loue à juste titre la longévité d'un Ferguson à Manchester United mais on oublie souvent en Belgique que ce dernier a dû attendre sept saisons avant d'être sacré avec les "Red Devils". En effet, il a d'abord été deux fois onzième, deux fois deuxième, une fois sixième et même une fois treizième avant d'enfin remporter son premier titre de Champion d'Angleterre en 1993. On se rappelle notamment qu'en décembre 1989 les supporters de Manchester United réclamaient la tête du coach écossais après six défaites et deux matchs nuls en huit matchs. Ils l'avaient fait savoir en brandissant une banderole : "Three years of excuses and it's still crap ... ta-ra Fergie" ("Trois ans d'excuses et c'est toujours la merde. Ta ra Fergie."). Si les clubs belges veulent adopter un modèle de stabilité en leur sein il doivent alors arrêter de licencier à tout-va à la moindre difficulté rencontrée. Déjà à la fin du règne d'Ariel Jacobs, Herman Van Holsbeeck déclarait : "À Anderlecht, on avait déjà longtemps l'idée de travailler avec un entraîneur selon le modèle anglais, sur du long terme." Ce limogeage du coach néerlandais va donc à l'encontre de cette volonté affirmée.

5. Cela va coûter cher à Anderlecht.

Enfin, le dernier argument est financier. En effet, ce n'est un secret pour personne, van den Brom a obtenu une indemnité très importante suite à son départ. Il lui restait un peu plus d'une année de contrat (il avait signé un contrat de trois ans à son arrivée) et celle-ci devra être prise en charge par le club bruxellois. On parle d'une somme de plus d'un million d'euros. Un montant qui pourrait bien peser sur le mercato d'été anderlechtois. D'autant plus s'ils n'arrivent pas à se qualifier pour l'une des deux Coupes d'Europe.

1. Il ne peut pas être désigné comme responsable pour l'année de transition décidée par les dirigeants.Qui dit année de transition dit année avec des résultats en dent de scie. Et cette année de transition, c'est le Président Roger Vanden Stock lui-même qui l'a annoncée en mai dernier à la suite du 32e titre du Sporting d'Anderlecht. En décembre, il réitère d'ailleurs ses propos et met en avant la jeunesse des joueurs et le départ de nombreux cadres pour expliquer les résultats. Car oui, quoiqu'on en dise, van den Brom a tout de même perdu Mbokani, Jovanovic, Biglia, Wasilewski, Iakovenko, Safari, De Sutter et Odoi. Et pour les remplacer, la direction a choisi de faire confiance à des jeunes du centre de formation ou de jeunes étrangers prometteurs, mais qui ne connaissaient pas notre championnat. Au rayon des arrivées, le coach batave a pu compter sur celles de Mitrovic, Milivojevic, Nsakala et Fede Vico auxquelles on peut ajouter celle de David Pollet en janvier. De plus, il n'y a aucun leader capable d'encadrer ces jeunes. Ce constat est encore plus criant dans l'entrejeu, le secteur où Anderlecht a perdu la plupart de ses matchs. En effet, Tielemans, Najar, Praet et Milivojevic doivent encore s'aguerrir tandis que Gillet est un joueur qui travaille pour les autres, mais qui ne va pas permettre de gagner la bataille du milieu de terrain ni de faire le jeu. 2. John van den Brom mettait en place ce qui faisait défaut à ses prédécesseurs : il donnait sa chance aux jeunes.En effet, il a lancé Praet et Bruno l'an dernier et n'a pas non plus hésité à donner du temps de jeu à Acheampong et Tielemans. En effet, on oublie souvent qu'Acheampong n'a que 20 ans et que Tielemans surtout, n'est âgé que de 16 ans. 3. L'entraineur était encore soutenu par les joueurs.Cela a été confirmé hier dans l'émission "La Tribune"sur la RTBF par le capitaine Guillaume Gillet et le vice-capitaine Silvio Proto. Les joueurs n'ont jamais lâché leur coach et ont fait savoir leur déception à l'annonce de son limogeage. Si on peut se poser des questions sur leur manière de le montrer sur le terrain, cela contraste avec les licenciements de Vercauteren ou Broos dans un passé récent. 4. Ce n'est pas représentatif de la stabilité voulue par AnderlechtEn effet, on loue à juste titre la longévité d'un Ferguson à Manchester United mais on oublie souvent en Belgique que ce dernier a dû attendre sept saisons avant d'être sacré avec les "Red Devils". En effet, il a d'abord été deux fois onzième, deux fois deuxième, une fois sixième et même une fois treizième avant d'enfin remporter son premier titre de Champion d'Angleterre en 1993. On se rappelle notamment qu'en décembre 1989 les supporters de Manchester United réclamaient la tête du coach écossais après six défaites et deux matchs nuls en huit matchs. Ils l'avaient fait savoir en brandissant une banderole : "Three years of excuses and it's still crap ... ta-ra Fergie" ("Trois ans d'excuses et c'est toujours la merde. Ta ra Fergie."). Si les clubs belges veulent adopter un modèle de stabilité en leur sein il doivent alors arrêter de licencier à tout-va à la moindre difficulté rencontrée. Déjà à la fin du règne d'Ariel Jacobs, Herman Van Holsbeeck déclarait : "À Anderlecht, on avait déjà longtemps l'idée de travailler avec un entraîneur selon le modèle anglais, sur du long terme." Ce limogeage du coach néerlandais va donc à l'encontre de cette volonté affirmée. 5. Cela va coûter cher à Anderlecht.Enfin, le dernier argument est financier. En effet, ce n'est un secret pour personne, van den Brom a obtenu une indemnité très importante suite à son départ. Il lui restait un peu plus d'une année de contrat (il avait signé un contrat de trois ans à son arrivée) et celle-ci devra être prise en charge par le club bruxellois. On parle d'une somme de plus d'un million d'euros. Un montant qui pourrait bien peser sur le mercato d'été anderlechtois. D'autant plus s'ils n'arrivent pas à se qualifier pour l'une des deux Coupes d'Europe.