En théorie, Anderlecht est en pleine course pour les PO1, mais en pratique, il faudrait un petit miracle aux Bruxellois pour terminer parmi les quatre premiers. Pour y parvenir, le Sporting doit battre l'Antwerp le 5 avril et le Club Bruges le 11 avril, et refaire un retard de deux victoires sur Ostende et Genk. Pour comprendre la situation dans laquelle se trouve Anderlecht, il faut revenir deux mois en arrière. Le 19 janvier, les Mauves accueillaient Charleroi. À neuf minutes du coup de sifflet final, Francis Amuzu avait marqué le troisième but bruxellois, sur une passe de Landry Dimata. C'était le premier but d'Amuzu cette saison et jusqu'au week-end passé, le dernier pour Anderlecht qui ne soit pas inscrit sur pena...

En théorie, Anderlecht est en pleine course pour les PO1, mais en pratique, il faudrait un petit miracle aux Bruxellois pour terminer parmi les quatre premiers. Pour y parvenir, le Sporting doit battre l'Antwerp le 5 avril et le Club Bruges le 11 avril, et refaire un retard de deux victoires sur Ostende et Genk. Pour comprendre la situation dans laquelle se trouve Anderlecht, il faut revenir deux mois en arrière. Le 19 janvier, les Mauves accueillaient Charleroi. À neuf minutes du coup de sifflet final, Francis Amuzu avait marqué le troisième but bruxellois, sur une passe de Landry Dimata. C'était le premier but d'Amuzu cette saison et jusqu'au week-end passé, le dernier pour Anderlecht qui ne soit pas inscrit sur penalty en championnat au Lotto Park. Anouar Ait El Hadj a mis un terme à cette série noire contre Zulte Waregem. Ce succès 4-1 est significatif à un autre égard: c'est la première fois depuis le match contre l'Antwerp, le 1er novembre, que le Sporting a gagné sur ses terres sans bénéficier d'un coup de réparation. Paul Mukairu avait alors inscrit le but de la victoire. Le RSCA avait couché les noms de Mustapha Bundu, Percy Tau, Petr Zulj, Derrick Luckassen, Michel Vlap et Antoine Colassin sur la feuille d'arbitre. Bref, il y a une éternité que les Bruxellois n'avaient plus gagné sans bénéficier d'un péno. Difficile de vraiment se projeter avec cet Anderlecht, mais sa victoire face à l' Essevee pourrait bien constituer la référence qu'il cherche depuis le début de l'année. Vincent Kompany peut en être particulièrement fier, car il a pris la bonne décision en sortant du placard Yari Verschaeren, Adrien Trebel et Majeed Ashimeru. Ce n'est pas la première fois de la saison que Kompany ose effectuer plusieurs choix audacieux. Un des exemples les plus frappants reste le déplacement au Club Bruges. Il avait surpris en titularisant Zakaria Bakkali et Kristian Arnstad. Avant le match, Kompany avait en plus déclaré qu'il devait jouer pour gagner, car l'équipe championne de Philippe Clement était moins forte que la saison précédente, selon lui. Quelques joueurs avaient haussé les sourcils, mais le discours de Kompany était si convaincant que tout le monde l'avait suivi. Cet épisode montre que Vince the Coach croit fermement en son groupe. Malgré des résultats décevants, l'entraîneur est toujours resté d'un calme olympien. Même après son élimination en Coupe contre Genk. En fait, Kompany est le seul à n'être jamais en proie au stress et son positivisme à tout crin est contagieux. Certains prétendent que l'entraîneur a été placé sous pression ces dernières semaines, mais ça n'a pas l'air de trop l'accabler. Le staff technique fait bloc derrière lui et le traditionnel dîner du jeudi, avec les patrons du club, s'est déroulé dans une bonne ambiance. Kompany est conscient de la nécessité d'une qualification européenne. Pendant son discours passionné début décembre, Karel Van Eetvelt n'a laissé planer aucun doute à ce propos. Son message était clair: nous avons besoin de tout le monde pour disputer une Coupe d'Europe la saison prochaine. En même temps, Van Eetvelt avait laissé entendre que le club avait des problèmes de liquidités et qu'il espérait pouvoir continuer à payer tout le monde jusqu'à la fin de la saison. Rater sa qualification européenne ne ferait qu'aggraver l'état financier d'Anderlecht. Et même si les actionnaires trouvent un accord, il n'est pas impensable que le directeur sportif, Peter Verbeke, doive à nouveau sonder le marché des transferts avec un portefeuille quasiment vide.