Empreint d'assurance grâce à sa victoire en Coupe et à sa qualification pour les quarts de finale de l'Europa League, le Club Bruges était le grandissime favori au début de ce tour final mais samedi, défait 2-0 à Courtrai, Michel Preud'homme a bien dû constater que ses troupes avaient entamé la partie trop mollement. Une semaine plus tôt, après sa victoire flattée contre le Standard, l'entraîneur du Club avait déjà fustigé la mentalité initiale de son équipe.

C'est étrange car juste avant le début de ces PO1, le Club Bruges semblait avoir reformé un groupe soudé, empreint d'engagement, de tempérament, fidèle à la philosophie du club et à l'image de son entraîneur. Il semble ne plus rien rester de ces valeurs. A Courtrai, le premier club de la Venise du Nord ne s'est pas forgé une seule réelle occasion (mis à part le face-à-face entre Lior Refaelov et Laurent Henkinet) et il a fait preuve d'une énorme nervosité.

Il semble que la pression soit si forte qu'elle paralyse l'équipe. Dans la dernière ligne droite de la compétition, il est essentiel d'apprendre à gérer son stress. Courtrai n'en souffre pas le moins du monde. Il joue sans complexe, avec un enthousiasme contagieux. Autre constat: ce sont les formations qui semblent ne plus entrer en ligne de compte pour le titre qui développent le meilleur football.

Anderlecht n'en a pas touché une à Sclessin, non plus, dimanche. Besnik Hasi a fait preuve de courage en parlant de sa tactique, une sorte d'autocritique à laquelle les entraîneurs ne se risquent généralement pas. De fait, nul n'a compris le plan de l'entraîneur mais ce n'est pas la seule cause de cette mauvaise prestation. La défense a fait preuve de manquements consternants et aucun joueur n'a atteint son niveau normal. Des joueurs-clefs comme Steven Defour et Dennis Praet ne sont pas encore tout-à-fait rétablis et on a pu remarquer au Standard à quel point les Mauves dépendent d'eux.

Au Mambourg, Gand, troisième candidat au titre, a d'abord souffert de l'absence de Moses Simon, ménagé. Trop de joueurs ont été médiocres face à des Zèbres entreprenants. Simon, entré au jeu en deuxième mi-temps, n'a pu renverser la vapeur et a sombré en même temps que son équipe. On attend beaucoup trop de cet avant nigérian qui évoluait encore dans l'anonymat de la Slovaquie il y a six mois. Pour le moment, les Buffalos affichent trop peu de qualités pour vraiment se mêler à la lutte pour le titre. Le constat n'est pas neuf, même si Hein Vanhaezebrouck a dû être choqué par le manque de motivation de quelques footballeurs alors qu'il avait précisément constaté d'énormes progrès sur ce plan ces dernières semaines. C'est typique des play-offs 1 : les grands clubs ont jeté au bac toutes leurs qualités.

Ce championnat va-t-il connaître une tournure inattendue ? Après quelques mois de turbulences, le Standard s'est qualifié pour les PO1. Dans un climat serein, les Rouches sont actuellement ceux qui développent le meilleur football du pays. Il y a dix jours, ils auraient déjà dû s'imposer au Club Bruges. S'ils y étaient parvenus, ils seraient actuellement en tête.

Si le Standard forme un bloc compact, c'est notamment grâce à José Riga, dont le retour a suscité les polémiques habituelles et a replacé Roland Duchâtelet dans la ligne de tir. Or, ce retour semble décisif, même si le Standard doit croiser les doigts pour que la blessure aux ischiojambiers que s'est occasionnée Mehdi Carcela, remplacé au repos, ne soit pas trop grave. Les blessures vont jouer un rôle crucial dans cette phase du championnat.

Jusqu'au bout, ces play-offs vont aller de rebondissement en rebondissement. Le suspense fait taire les critiques sur cette formule contestée. Mais qu'en adviendrait-il si le Standard redevenait champion alors qu'il a achevé le championnat régulier avec huit unités de retard et que, la saison passée, il a dû céder le titre à Anderlecht, alors qu'il comptait dix points de plus que les Mauves à l'issue de la première partie de la compétition ?

Empreint d'assurance grâce à sa victoire en Coupe et à sa qualification pour les quarts de finale de l'Europa League, le Club Bruges était le grandissime favori au début de ce tour final mais samedi, défait 2-0 à Courtrai, Michel Preud'homme a bien dû constater que ses troupes avaient entamé la partie trop mollement. Une semaine plus tôt, après sa victoire flattée contre le Standard, l'entraîneur du Club avait déjà fustigé la mentalité initiale de son équipe. C'est étrange car juste avant le début de ces PO1, le Club Bruges semblait avoir reformé un groupe soudé, empreint d'engagement, de tempérament, fidèle à la philosophie du club et à l'image de son entraîneur. Il semble ne plus rien rester de ces valeurs. A Courtrai, le premier club de la Venise du Nord ne s'est pas forgé une seule réelle occasion (mis à part le face-à-face entre Lior Refaelov et Laurent Henkinet) et il a fait preuve d'une énorme nervosité.Il semble que la pression soit si forte qu'elle paralyse l'équipe. Dans la dernière ligne droite de la compétition, il est essentiel d'apprendre à gérer son stress. Courtrai n'en souffre pas le moins du monde. Il joue sans complexe, avec un enthousiasme contagieux. Autre constat: ce sont les formations qui semblent ne plus entrer en ligne de compte pour le titre qui développent le meilleur football.Anderlecht n'en a pas touché une à Sclessin, non plus, dimanche. Besnik Hasi a fait preuve de courage en parlant de sa tactique, une sorte d'autocritique à laquelle les entraîneurs ne se risquent généralement pas. De fait, nul n'a compris le plan de l'entraîneur mais ce n'est pas la seule cause de cette mauvaise prestation. La défense a fait preuve de manquements consternants et aucun joueur n'a atteint son niveau normal. Des joueurs-clefs comme Steven Defour et Dennis Praet ne sont pas encore tout-à-fait rétablis et on a pu remarquer au Standard à quel point les Mauves dépendent d'eux.Au Mambourg, Gand, troisième candidat au titre, a d'abord souffert de l'absence de Moses Simon, ménagé. Trop de joueurs ont été médiocres face à des Zèbres entreprenants. Simon, entré au jeu en deuxième mi-temps, n'a pu renverser la vapeur et a sombré en même temps que son équipe. On attend beaucoup trop de cet avant nigérian qui évoluait encore dans l'anonymat de la Slovaquie il y a six mois. Pour le moment, les Buffalos affichent trop peu de qualités pour vraiment se mêler à la lutte pour le titre. Le constat n'est pas neuf, même si Hein Vanhaezebrouck a dû être choqué par le manque de motivation de quelques footballeurs alors qu'il avait précisément constaté d'énormes progrès sur ce plan ces dernières semaines. C'est typique des play-offs 1 : les grands clubs ont jeté au bac toutes leurs qualités.Ce championnat va-t-il connaître une tournure inattendue ? Après quelques mois de turbulences, le Standard s'est qualifié pour les PO1. Dans un climat serein, les Rouches sont actuellement ceux qui développent le meilleur football du pays. Il y a dix jours, ils auraient déjà dû s'imposer au Club Bruges. S'ils y étaient parvenus, ils seraient actuellement en tête.Si le Standard forme un bloc compact, c'est notamment grâce à José Riga, dont le retour a suscité les polémiques habituelles et a replacé Roland Duchâtelet dans la ligne de tir. Or, ce retour semble décisif, même si le Standard doit croiser les doigts pour que la blessure aux ischiojambiers que s'est occasionnée Mehdi Carcela, remplacé au repos, ne soit pas trop grave. Les blessures vont jouer un rôle crucial dans cette phase du championnat.Jusqu'au bout, ces play-offs vont aller de rebondissement en rebondissement. Le suspense fait taire les critiques sur cette formule contestée. Mais qu'en adviendrait-il si le Standard redevenait champion alors qu'il a achevé le championnat régulier avec huit unités de retard et que, la saison passée, il a dû céder le titre à Anderlecht, alors qu'il comptait dix points de plus que les Mauves à l'issue de la première partie de la compétition ?