C'était un samedi soir de février, au beau milieu des premiers dribbles d'une année 1965 entamée dans la neige et frappée d'un froid polaire. En pleine préparation de son match face à Saint-Trond, le vestiaire mauve est dérangé par quelques coups frappés à la porte. Pas une surprise pour Pierre Sinibaldi, car le coach des Mauves connait déjà l'identité du visiteur. Une fois la porte ouverte, les joueurs voient apparaître Jan Pulinx, alors rédacteur en chef du quotidien Het Laatste Nieuws.

"Pouvons-nous entrer? Nous avons un Soulier d'or avec nous", demande alors poliment Pulinx, loin d'être du genre à se jeter sur le devant de la scène. Après en avoir reçu l'autorisation, il remet donc le trophée à Wilfried Puis, vainqueur du referendum.

L'ailier gauche, qu'on appelait le Gento du football belge, prend alors le trophée, le range dans son casier, visse les crampons de ses chaussures et monte sur le terrain. Ce jour-là, Puis n'a pas joué différemment de ses habitudes. Ses dribbles provoquaient des cauchemars à ses adversaires, et la trajectoire de ses centres semait la terreur.

Ostendais introverti, Wilfried Puis trouvait Paul Van Himst les yeux fermés sur le terrain. Les deux hommes n'ont jamais eu une longue conversation hors de la pelouse, mais semblaient pourtant se connaître par coeur. À ce moment, Van Himst avait déjà rangé deux Souliers d'or sur sa cheminée, titres célébrés avec fracas par Anderlecht. Cette fois, une réception aurait lieu après le match.

La petite fête se déroulait dans une petite salle sous la tribune. Un local froid aux murs vierges, que les joueurs utilisaient pour leur travail de puissance. À côté de Pierre Sinibaldi, il n'y avait que trois joueurs présents: Pierre Hanon, Jef Jurion et Jacky Stockman. Un coup dur pour Puis, qui a retenu cette scène comme un symbole de l'atmosphère glaciale qui régnait chez les Mauves à l'époque.

Même Jan Pulinx était gêné. À tel point que dans son journal, il écrivit à peine quelques lignes sur l'évènement. Pourtant, c'est bien dans les pages d'Het Laatste Nieuws, via le journaliste Charles Baete qu'a été imaginée la formule du Soulier d'or, une manière de récompenser le meilleur joueur de la compétition belge.

C'était un samedi soir de février, au beau milieu des premiers dribbles d'une année 1965 entamée dans la neige et frappée d'un froid polaire. En pleine préparation de son match face à Saint-Trond, le vestiaire mauve est dérangé par quelques coups frappés à la porte. Pas une surprise pour Pierre Sinibaldi, car le coach des Mauves connait déjà l'identité du visiteur. Une fois la porte ouverte, les joueurs voient apparaître Jan Pulinx, alors rédacteur en chef du quotidien Het Laatste Nieuws."Pouvons-nous entrer? Nous avons un Soulier d'or avec nous", demande alors poliment Pulinx, loin d'être du genre à se jeter sur le devant de la scène. Après en avoir reçu l'autorisation, il remet donc le trophée à Wilfried Puis, vainqueur du referendum.L'ailier gauche, qu'on appelait le Gento du football belge, prend alors le trophée, le range dans son casier, visse les crampons de ses chaussures et monte sur le terrain. Ce jour-là, Puis n'a pas joué différemment de ses habitudes. Ses dribbles provoquaient des cauchemars à ses adversaires, et la trajectoire de ses centres semait la terreur.Ostendais introverti, Wilfried Puis trouvait Paul Van Himst les yeux fermés sur le terrain. Les deux hommes n'ont jamais eu une longue conversation hors de la pelouse, mais semblaient pourtant se connaître par coeur. À ce moment, Van Himst avait déjà rangé deux Souliers d'or sur sa cheminée, titres célébrés avec fracas par Anderlecht. Cette fois, une réception aurait lieu après le match. La petite fête se déroulait dans une petite salle sous la tribune. Un local froid aux murs vierges, que les joueurs utilisaient pour leur travail de puissance. À côté de Pierre Sinibaldi, il n'y avait que trois joueurs présents: Pierre Hanon, Jef Jurion et Jacky Stockman. Un coup dur pour Puis, qui a retenu cette scène comme un symbole de l'atmosphère glaciale qui régnait chez les Mauves à l'époque.Même Jan Pulinx était gêné. À tel point que dans son journal, il écrivit à peine quelques lignes sur l'évènement. Pourtant, c'est bien dans les pages d'Het Laatste Nieuws, via le journaliste Charles Baete qu'a été imaginée la formule du Soulier d'or, une manière de récompenser le meilleur joueur de la compétition belge.