"Je ne suis pas en mesure et ne souhaite plus mettre davantage de cash à disposition du RAEC Mons", a constaté M. Leone. "L'Albert évoque naturellement pour moi beaucoup d'émotions mais aussi de larges investissements. Depuis plusieurs années, ma présidence a rimé avec des mises de fonds successives destinées à assurer l'évolution du club, de son équipe première et de son centre de formation (270 jeunes)".

En novembre il avait déjà tiré la sonnette d'alarme, précisant qu'il fallait encore trouver entre 1,3 et 1,5 millions pour équilibrer les comptes et terminer la saison. Trois mois plus tard le résultat semble loin du compte. "Le club est confronté en deuxième division à un déficit des recettes par rapport aux charges, nonobstant les assainissements mis en oeuvre ces derniers mois. A cet égard, nous avons dû constater le non renouvellement de plusieurs contrats de sponsoring principaux de la saison dernière et l'absence de réponse aux sollicitations de ces derniers mois", poursuit Leone, président du club depuis 14 ans.

Fondé en 1910, le Royal Albert Elisabeth Club de Mons a longtemps évolué en Division 3. Les Dragons sont montés une première fois en D1 en 2002, via le tour final de D2. Ils retrouvaient la D2 en 2005, après trois saisons en D1, mais ne restaient qu'un an dans l'antichambre de l'élite, étant sacrés champions de D2 en 2006. L'Albert a alors connu un nouveau bail de trois ans en D1, suivi d'une relégation en 2009, et de deux saisons en D2. Nouveau retour en Pro League en 2011. Mons restait de nouveau trois saisons en D1, avec une 7e place -son meilleur classement- en 2012 sous les ordres d'Enzo Scifo. La saison dernière, le club a végété en bas de classement de la Jupiler Pro League avant d'être battu par Oud-Heverlee Louvain en play-offs 3. Une nouvelle culbute en D2 à laquelle la société qui gère le club n'allait pas survivre.

Le président Leone a décidé de jeter la gant, après plus de 20 ans passés à l'avenue du Tir (10 comme administrateur, 14 comme président). Domenico Leone espère que le club va retrouver un repreneur. "J'espère qu'après la faillite de la SA RAEC Mons, effective ce jour après enregistrement au tribunal de Commerce de Mons, un repreneur pourra se manifester afin d'assurer la poursuite des activités du club, le maintien de son statut professionnel au sein de la D2, avant d'envisager de retrouver la place qu'il mérite en Jupiler Pro League (D1). Si ce repreneur devait effectivement être trouvé, je resterais à l'écoute d'éventuelles sollicitations en faveur de l'Albert", dit Domenico Leone.

Le personnel administratif informé lundi

La président du RAEC Mons Dominico Leone a annoncé, lundi matin, aux membres du personnel administratif et technique la décision de désigner un avocat pour procéder au dépôt de bilan de la SA RAEC Mons, dépositaire du matricule 44, a précisé à Belga le porte-parole du club, Gilles Barbera, lundi midi.

Le sentiment qui prévalait lors de cette annonce était celui d'une profonde déception face à la situation, a expliqué Gilles Barbera, "mais pas un sentiment de panique. Nous donnons une chance au curateur de trouver un ou d'éventuels repreneurs". De nombreuses pistes auraient déjà été activées ces dernières semaines par le manager du club, Pierre François. Ce dernier n'a pas cependant tenu à faire de commentaire, lundi.

Les joueurs devraient l'être mercredi

Les joueurs, qui ont reçu deux jours de congé exceptionnels après leur succès 4 buts à 0 devant Virton dans le cadre du championnat de division 2 samedi soir, n'étaient pas présents. Ils devraient être informés mercredi matin à leur reprise des entraînements.

Au niveau sportif, la vie du club, qui emploie une quarantaine d'équivalent temps plein (joueurs, staff sportif, administratif et technique), continue jusqu'à une décision éventuelle contraire du curateur qui devra être prochainement nommé par le tribunal du Commerce de Mons.

"Il faut laisser le temps à la réflexion"

Le bourgmestre de Mons Elio Di Rupo s'est dit très touché par la faillite du RAEC Mons. Il a indiqué vouloir laisser du temps à la réflexion et espérer une reprise. Aucun candidat repreneur ne s'est toutefois pas encore manifesté, selon Elio Di Rupo.

"Les sentiments restent importants dans ce dossier", a indiqué Elio Di Rupo à Belga. "Nous savions que le club du RAEC Mons était en grandes difficultés financières. Je tiens avant tout à saluer le travail du président Dominique Leone qui a beaucoup donné et investi pour le club de football montois. Le temps doit être donné à la réflexion. On verra si un repreneur se manifeste dans les prochaines semaines. La Ville de Mons a déjà investi beaucoup pour la tribune 1 du club et un dossier de subsides avait été voté par le conseil communal sur une capacité d'emprunt de 3,3 millions d'euros dont le Ville ne devait s'acquitter que des intérêts, ce qui avait été jugé absorbable par le conseil communal, malgré nos difficultés budgétaires communales et un déficit de 10,6 millions d'euros annoncé pour 2015. La subsidiation des travaux des tribunes 3 et 4 est donc acquise mais, pour la réaliser, il faut savoir à qui s'adresser, alors que le club est en faillite. Et je ne sais pas, pour l'heure, si des repreneurs potentiels se sont manifestés".

"Je ne suis pas en mesure et ne souhaite plus mettre davantage de cash à disposition du RAEC Mons", a constaté M. Leone. "L'Albert évoque naturellement pour moi beaucoup d'émotions mais aussi de larges investissements. Depuis plusieurs années, ma présidence a rimé avec des mises de fonds successives destinées à assurer l'évolution du club, de son équipe première et de son centre de formation (270 jeunes)". En novembre il avait déjà tiré la sonnette d'alarme, précisant qu'il fallait encore trouver entre 1,3 et 1,5 millions pour équilibrer les comptes et terminer la saison. Trois mois plus tard le résultat semble loin du compte. "Le club est confronté en deuxième division à un déficit des recettes par rapport aux charges, nonobstant les assainissements mis en oeuvre ces derniers mois. A cet égard, nous avons dû constater le non renouvellement de plusieurs contrats de sponsoring principaux de la saison dernière et l'absence de réponse aux sollicitations de ces derniers mois", poursuit Leone, président du club depuis 14 ans. Fondé en 1910, le Royal Albert Elisabeth Club de Mons a longtemps évolué en Division 3. Les Dragons sont montés une première fois en D1 en 2002, via le tour final de D2. Ils retrouvaient la D2 en 2005, après trois saisons en D1, mais ne restaient qu'un an dans l'antichambre de l'élite, étant sacrés champions de D2 en 2006. L'Albert a alors connu un nouveau bail de trois ans en D1, suivi d'une relégation en 2009, et de deux saisons en D2. Nouveau retour en Pro League en 2011. Mons restait de nouveau trois saisons en D1, avec une 7e place -son meilleur classement- en 2012 sous les ordres d'Enzo Scifo. La saison dernière, le club a végété en bas de classement de la Jupiler Pro League avant d'être battu par Oud-Heverlee Louvain en play-offs 3. Une nouvelle culbute en D2 à laquelle la société qui gère le club n'allait pas survivre. Le président Leone a décidé de jeter la gant, après plus de 20 ans passés à l'avenue du Tir (10 comme administrateur, 14 comme président). Domenico Leone espère que le club va retrouver un repreneur. "J'espère qu'après la faillite de la SA RAEC Mons, effective ce jour après enregistrement au tribunal de Commerce de Mons, un repreneur pourra se manifester afin d'assurer la poursuite des activités du club, le maintien de son statut professionnel au sein de la D2, avant d'envisager de retrouver la place qu'il mérite en Jupiler Pro League (D1). Si ce repreneur devait effectivement être trouvé, je resterais à l'écoute d'éventuelles sollicitations en faveur de l'Albert", dit Domenico Leone. Le personnel administratif informé lundi La président du RAEC Mons Dominico Leone a annoncé, lundi matin, aux membres du personnel administratif et technique la décision de désigner un avocat pour procéder au dépôt de bilan de la SA RAEC Mons, dépositaire du matricule 44, a précisé à Belga le porte-parole du club, Gilles Barbera, lundi midi. Le sentiment qui prévalait lors de cette annonce était celui d'une profonde déception face à la situation, a expliqué Gilles Barbera, "mais pas un sentiment de panique. Nous donnons une chance au curateur de trouver un ou d'éventuels repreneurs". De nombreuses pistes auraient déjà été activées ces dernières semaines par le manager du club, Pierre François. Ce dernier n'a pas cependant tenu à faire de commentaire, lundi.Les joueurs devraient l'être mercredi Les joueurs, qui ont reçu deux jours de congé exceptionnels après leur succès 4 buts à 0 devant Virton dans le cadre du championnat de division 2 samedi soir, n'étaient pas présents. Ils devraient être informés mercredi matin à leur reprise des entraînements. Au niveau sportif, la vie du club, qui emploie une quarantaine d'équivalent temps plein (joueurs, staff sportif, administratif et technique), continue jusqu'à une décision éventuelle contraire du curateur qui devra être prochainement nommé par le tribunal du Commerce de Mons."Il faut laisser le temps à la réflexion" Le bourgmestre de Mons Elio Di Rupo s'est dit très touché par la faillite du RAEC Mons. Il a indiqué vouloir laisser du temps à la réflexion et espérer une reprise. Aucun candidat repreneur ne s'est toutefois pas encore manifesté, selon Elio Di Rupo. "Les sentiments restent importants dans ce dossier", a indiqué Elio Di Rupo à Belga. "Nous savions que le club du RAEC Mons était en grandes difficultés financières. Je tiens avant tout à saluer le travail du président Dominique Leone qui a beaucoup donné et investi pour le club de football montois. Le temps doit être donné à la réflexion. On verra si un repreneur se manifeste dans les prochaines semaines. La Ville de Mons a déjà investi beaucoup pour la tribune 1 du club et un dossier de subsides avait été voté par le conseil communal sur une capacité d'emprunt de 3,3 millions d'euros dont le Ville ne devait s'acquitter que des intérêts, ce qui avait été jugé absorbable par le conseil communal, malgré nos difficultés budgétaires communales et un déficit de 10,6 millions d'euros annoncé pour 2015. La subsidiation des travaux des tribunes 3 et 4 est donc acquise mais, pour la réaliser, il faut savoir à qui s'adresser, alors que le club est en faillite. Et je ne sais pas, pour l'heure, si des repreneurs potentiels se sont manifestés".