Dominique Leone en a marre de banquer seul. "J'ai longtemps cru au projet, à la volonté de cette entité de se doter d'un outil à la page. Aujourd'hui, si tout était à refaire, je ne me lancerais plus dans une telle aventure. J'ai été piégé, et bien piégé... J'aime cette ville, dont je suis un acteur économique important, et évidemment l'Albert. La situation est difficile.

Sportivement, c'est une saison ratée, mais nous ferons le maximum pour rester en D1 via les PO3 et le tour final. Je suis venu à l'Albert il y a 26 ans, du temps où Elio Di Rupo était président. Il y a 13 ans, j'ai donné un coup de main à l'ancien bourgmestre, Maurice Lafosse, qui présidait l'Albert. Il y avait de l'eau dans le gaz entre Lafosse et le nouveau patron de l'hôtel de ville, Elio Di Rupo."

" Ce dernier ne supportait pas que Lafosse soit présent dans la presse sportive, grâce à l'Albert, et en profite pour régler ses comptes avec les nouvelles autorités politiques montoises. Di Rupo a réuni les administrateurs. Il nous a demandé de dégager Lafosse ou il coupait les vivres."

"Lafosse a été écarté de son poste à l'Albert où il y a eu l'élection d'un nouveau président. J'ai récolté bien plus de voix que l'ancien gardien de but Maurice Jamin, soutenu par Lafosse, qui s'est fâché. En 2014, son fils est Echevin des Sports mais ne m'aime pas, car j'ai battu son père, Elio Di Rupo, lui, est Premier ministre, et moi je dépense plus d'un million d'euros par an pour un club doté d'un demi stade. Seul, je ne peux pas y arriver. C'est pour cela que je le dis : j'ai été piégé par Di Rupo"

" On ne voit pas d'édiles locaux, régionaux, ou nationaux au Tondreau. Le bourgmestre faisant fonction n'a plus été signalé chez nous depuis belle lurette. Cette absence tranche par rapport à ce que je vois dans d'autres stades. A Anderlecht et au Club Bruges, entre autres, je croise tous les décideurs de ces régions. Au Standard, il suffit que Roland Duchâtelet déclare qu'il va vendre le club pour que monde politique se lève comme un seul homme pour trouver des repreneurs. (...)"

" Ici, j'ai beau indiquer du doigt la gravité des problèmes, personne ne bouge Mons doit avoir le seul stade au monde inachevé depuis tant d'années. Et dire qu'un ancien président de notre club est Premier ministre. Quand il faut des subsides pour une gare, un théâtre ou un festival du film d'amour, on trouve... Je ne peux pas gagner et recevoir du monde dans un stade pareil. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. (...) Gand a construit sa nouvelle arène en huit mois. A Mons, j'attends la fin des travaux depuis des années. Si ça ne bouge pas rapidement, je dégage, c'est fini et la source financière se tarira. Je suis condamné à mort dans ce stade. "

" Je peux ouvrir le capital, discuter le prix d'un apport, d'une reprise. Mais, si cela se présente, je ne donnerai pas le club pour rien : je préférerai le mettre en faillite. Je ne vais pas offrir le club à des opportunistes qui "fanfaronneront" avec mon argent et le soutien de la Ville. Où étaient-ils quand Mons est monté pour la première fois en D1 ?"

Par Pierre Bilic

Retrouvez l'intégralité des confessions de Dominique Leone dans votre Sport/foot Magazine de cette semaine

Dominique Leone en a marre de banquer seul. "J'ai longtemps cru au projet, à la volonté de cette entité de se doter d'un outil à la page. Aujourd'hui, si tout était à refaire, je ne me lancerais plus dans une telle aventure. J'ai été piégé, et bien piégé... J'aime cette ville, dont je suis un acteur économique important, et évidemment l'Albert. La situation est difficile.Sportivement, c'est une saison ratée, mais nous ferons le maximum pour rester en D1 via les PO3 et le tour final. Je suis venu à l'Albert il y a 26 ans, du temps où Elio Di Rupo était président. Il y a 13 ans, j'ai donné un coup de main à l'ancien bourgmestre, Maurice Lafosse, qui présidait l'Albert. Il y avait de l'eau dans le gaz entre Lafosse et le nouveau patron de l'hôtel de ville, Elio Di Rupo." " Ce dernier ne supportait pas que Lafosse soit présent dans la presse sportive, grâce à l'Albert, et en profite pour régler ses comptes avec les nouvelles autorités politiques montoises. Di Rupo a réuni les administrateurs. Il nous a demandé de dégager Lafosse ou il coupait les vivres." "Lafosse a été écarté de son poste à l'Albert où il y a eu l'élection d'un nouveau président. J'ai récolté bien plus de voix que l'ancien gardien de but Maurice Jamin, soutenu par Lafosse, qui s'est fâché. En 2014, son fils est Echevin des Sports mais ne m'aime pas, car j'ai battu son père, Elio Di Rupo, lui, est Premier ministre, et moi je dépense plus d'un million d'euros par an pour un club doté d'un demi stade. Seul, je ne peux pas y arriver. C'est pour cela que je le dis : j'ai été piégé par Di Rupo" " On ne voit pas d'édiles locaux, régionaux, ou nationaux au Tondreau. Le bourgmestre faisant fonction n'a plus été signalé chez nous depuis belle lurette. Cette absence tranche par rapport à ce que je vois dans d'autres stades. A Anderlecht et au Club Bruges, entre autres, je croise tous les décideurs de ces régions. Au Standard, il suffit que Roland Duchâtelet déclare qu'il va vendre le club pour que monde politique se lève comme un seul homme pour trouver des repreneurs. (...)" " Ici, j'ai beau indiquer du doigt la gravité des problèmes, personne ne bouge Mons doit avoir le seul stade au monde inachevé depuis tant d'années. Et dire qu'un ancien président de notre club est Premier ministre. Quand il faut des subsides pour une gare, un théâtre ou un festival du film d'amour, on trouve... Je ne peux pas gagner et recevoir du monde dans un stade pareil. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. (...) Gand a construit sa nouvelle arène en huit mois. A Mons, j'attends la fin des travaux depuis des années. Si ça ne bouge pas rapidement, je dégage, c'est fini et la source financière se tarira. Je suis condamné à mort dans ce stade. " " Je peux ouvrir le capital, discuter le prix d'un apport, d'une reprise. Mais, si cela se présente, je ne donnerai pas le club pour rien : je préférerai le mettre en faillite. Je ne vais pas offrir le club à des opportunistes qui "fanfaronneront" avec mon argent et le soutien de la Ville. Où étaient-ils quand Mons est monté pour la première fois en D1 ?" Par Pierre Bilic Retrouvez l'intégralité des confessions de Dominique Leone dans votre Sport/foot Magazine de cette semaine