Philippe Léonard a connu un duo détonant devant au Standard : l'axe Vidmar-Goossens mis au point par Robert Waseige. Pourtant, il ne tarit pas d'éloges sur les attaquants actuels : " Je suis sidéré par l'audace des jeunes attaquants du Standard. En Coupe d'Europe, Batshuayi a remplacé Igor De Camargo, blessé, en cours de match contre les Danois d'Esbjerg. Il ne s'est pas posé de questions et a assumé un rôle important. C'est significatif. Ils osent, pensent et agissent en même temps. Ezekiel adore la profondeur, Michy se situe plus dans le maniement du ballon : c'est un inventeur, un artiste. Leur finition laisse encore à désirer : c'est dû à une forme de précipitation. Ils ne cadrent pas assez. En 1995, Vidmar et Goossens étaient des tueurs, ce que Batshuayi et Ezekiel ne sont pas encore. Ils peuvent le devenir et cela passera par le travail. A Monaco, j'ai vu arriver Thierry Henry et David Trezeguet en équipe première : ce binôme a frisé la perfection. Ils se trouvaient aussi facilement que des jumeaux. Cette entente, ils l'ont renforcée en bossant encore après les entraînements : centres, reprises de volée, détente, etc.

Un duo, c'est une force mais Michy et Imoh sont aussi des solistes. Ils décollent ensemble mais cela ne signifie pas qu'ils ne peuvent pas réussir l'un sans l'autre. Leurs atouts dépassent le cadre de cette belle collaboration. Pour le moment, en tout cas, ils prouvent que leur sens du devoir collectif est élevé. Le temps des attaquant ventouses qui ne redescendent jamais dans leur camp est terminé : Michy et Imoh l'ont compris. De son temps, Goossens chassait déjà le porteur du ballon, Vidmar pas : il attendait qu'on le lance en profondeur. "

Par Pierre Bilic

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Philippe Léonard a connu un duo détonant devant au Standard : l'axe Vidmar-Goossens mis au point par Robert Waseige. Pourtant, il ne tarit pas d'éloges sur les attaquants actuels : " Je suis sidéré par l'audace des jeunes attaquants du Standard. En Coupe d'Europe, Batshuayi a remplacé Igor De Camargo, blessé, en cours de match contre les Danois d'Esbjerg. Il ne s'est pas posé de questions et a assumé un rôle important. C'est significatif. Ils osent, pensent et agissent en même temps. Ezekiel adore la profondeur, Michy se situe plus dans le maniement du ballon : c'est un inventeur, un artiste. Leur finition laisse encore à désirer : c'est dû à une forme de précipitation. Ils ne cadrent pas assez. En 1995, Vidmar et Goossens étaient des tueurs, ce que Batshuayi et Ezekiel ne sont pas encore. Ils peuvent le devenir et cela passera par le travail. A Monaco, j'ai vu arriver Thierry Henry et David Trezeguet en équipe première : ce binôme a frisé la perfection. Ils se trouvaient aussi facilement que des jumeaux. Cette entente, ils l'ont renforcée en bossant encore après les entraînements : centres, reprises de volée, détente, etc. Un duo, c'est une force mais Michy et Imoh sont aussi des solistes. Ils décollent ensemble mais cela ne signifie pas qu'ils ne peuvent pas réussir l'un sans l'autre. Leurs atouts dépassent le cadre de cette belle collaboration. Pour le moment, en tout cas, ils prouvent que leur sens du devoir collectif est élevé. Le temps des attaquant ventouses qui ne redescendent jamais dans leur camp est terminé : Michy et Imoh l'ont compris. De son temps, Goossens chassait déjà le porteur du ballon, Vidmar pas : il attendait qu'on le lance en profondeur. "Par Pierre BilicRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Michy Batshuayi et Imoh Ezekiel dans votre Sport/Foot Magazine