Les souvenirs sont parfois flous. Qui se rappelle, par exemple, que les quatre premiers matches officiels d'Ivan Leko sur le banc de Bruges se jouent en 3-4-2-1, avec un rôle majeur entre les lignes pour Lior Refaelov pendant qu'Hans Vanaken peine à se faire une place dans le onze? Concluante en championnat, mais mise en échec en Coupe d'Europe, la première version des Blauw en Zwart du coach croate passe aux oubliettes le 11 août 2017, à l'occasion d'un déplacement au stade Arc-en-ciel. Le passage au 3-5-2 installe Vanaken sur la pelouse, et contraint Rafa à s'asseoir sur le banc.

"Jouer avec Vanaken, Rafa et Vormer, ça ne nous donnait pas de résultats", rembobine voici quelques semaines Ivan Leko, dans les loges d'un Bosuil qu'il quittera peu de temps après. "Au moment où nous en avons choisi deux des trois, je pense que ça a été un choix correct, parce qu'ils ont tous les deux gagné le Soulier d'or. Ce qui ne veut pas dire qu'à ce moment-là, Rafa était un mauvais joueur. C'était déjà un grand joueur mais dans ce groupe, avec les profils que nous avions, ça ne fonctionnait pas."

Ivan Leko a dirigé Ruud Vormer en 2017, Hans Vanaken en 2018 et 2019, et Lior Refaelov en 2020.

Un coup d'oeil dans le rétroviseur permet effectivement de réaliser que les quatre dernières éditions de la chaussure dorée la plus convoitée du Royaume ont été remportées par un joueur qui a évolué sous les ordres d'Ivan Leko pendant l'année de la consécration. Sept buts et quinze passes décisives en vingt-et-une apparitions en championnat sous les ordres du Croate pour Ruud Vormer en 2017 ; quatorze buts et dix-sept passes décisives l'année suivante pour Hans Vanaken, lequel sera encore décisif à douze reprises en dix-neuf sorties avant de passer sous les ordres de Philippe Clement pour finir l'année 2019. Et puis, il y a donc Lior Refaelov.

Au moment de la signature d'Ivan Leko au Bosuil, la question de sa relation avec l'Israélien est sur toutes les lèvres. Pourtant, l'ancien coach du Club est convaincu d'emblée que Rafa sera l'homme-clé de son système de jeu au Great Old.

"Ma relation avec Refaelov, en tant que personne, était la même il y a trois ans qu'aujourd'hui. Pour les gens à l'extérieur, c'est beaucoup plus simple de dire qu'il ne jouait pas à Bruges parce qu'il ne s'entendait pas avec moi, mais ça n'a jamais été vrai", raconte Leko. Au Bosuil, les échanges entre les deux hommes sont d'ailleurs quotidiens, et l'Israélien est l'un des patrons du vestiaire anversois, avec Faris Haroun et Ritchie De Laet.

C'est en descendant de l'avion qui l'emmène à Shanghai que Leko apprendra qu'il a coaché son quatrième Soulier d'or en quatre ans. Une plume au chapeau de celui qui aime placer la progression des joueurs au rang de ses priorités.

Les souvenirs sont parfois flous. Qui se rappelle, par exemple, que les quatre premiers matches officiels d'Ivan Leko sur le banc de Bruges se jouent en 3-4-2-1, avec un rôle majeur entre les lignes pour Lior Refaelov pendant qu'Hans Vanaken peine à se faire une place dans le onze? Concluante en championnat, mais mise en échec en Coupe d'Europe, la première version des Blauw en Zwart du coach croate passe aux oubliettes le 11 août 2017, à l'occasion d'un déplacement au stade Arc-en-ciel. Le passage au 3-5-2 installe Vanaken sur la pelouse, et contraint Rafa à s'asseoir sur le banc."Jouer avec Vanaken, Rafa et Vormer, ça ne nous donnait pas de résultats", rembobine voici quelques semaines Ivan Leko, dans les loges d'un Bosuil qu'il quittera peu de temps après. "Au moment où nous en avons choisi deux des trois, je pense que ça a été un choix correct, parce qu'ils ont tous les deux gagné le Soulier d'or. Ce qui ne veut pas dire qu'à ce moment-là, Rafa était un mauvais joueur. C'était déjà un grand joueur mais dans ce groupe, avec les profils que nous avions, ça ne fonctionnait pas."Un coup d'oeil dans le rétroviseur permet effectivement de réaliser que les quatre dernières éditions de la chaussure dorée la plus convoitée du Royaume ont été remportées par un joueur qui a évolué sous les ordres d'Ivan Leko pendant l'année de la consécration. Sept buts et quinze passes décisives en vingt-et-une apparitions en championnat sous les ordres du Croate pour Ruud Vormer en 2017 ; quatorze buts et dix-sept passes décisives l'année suivante pour Hans Vanaken, lequel sera encore décisif à douze reprises en dix-neuf sorties avant de passer sous les ordres de Philippe Clement pour finir l'année 2019. Et puis, il y a donc Lior Refaelov.Au moment de la signature d'Ivan Leko au Bosuil, la question de sa relation avec l'Israélien est sur toutes les lèvres. Pourtant, l'ancien coach du Club est convaincu d'emblée que Rafa sera l'homme-clé de son système de jeu au Great Old. "Ma relation avec Refaelov, en tant que personne, était la même il y a trois ans qu'aujourd'hui. Pour les gens à l'extérieur, c'est beaucoup plus simple de dire qu'il ne jouait pas à Bruges parce qu'il ne s'entendait pas avec moi, mais ça n'a jamais été vrai", raconte Leko. Au Bosuil, les échanges entre les deux hommes sont d'ailleurs quotidiens, et l'Israélien est l'un des patrons du vestiaire anversois, avec Faris Haroun et Ritchie De Laet.C'est en descendant de l'avion qui l'emmène à Shanghai que Leko apprendra qu'il a coaché son quatrième Soulier d'or en quatre ans. Une plume au chapeau de celui qui aime placer la progression des joueurs au rang de ses priorités.