Georges, quelles compétitions allez-vous suivre ?

Je vais me concentrer sur le foot international. Quand tu travailles en Belgique, tu n'as pas le temps de t'intéresser à ce qui se passe ailleurs, hormis quand tu scoutes à l'étranger. Ce n'est plus le cas maintenant. Mais je suivrai aussi des matches en Belgique. Quand j'entraînais Bruges, je devais éviter de porter du rouge ou du mauve. J'ai plus de libertés, désormais. (il rit) Les meilleurs internationaux belges évoluent hors de nos frontières. Mais il reste de bons éléments (Gillet, Van Damme,...) chez nous. Sans oublier les jeunes (Praet, Bruno,...) qui pointent le bout de leur nez.

Vous réaliserez 90% du travail ?

A la télé, tu n'as jamais fini de travailler ! (il rit) Il y a de nombreuses exigences et tout le monde doit être pro. Si ton caméraman n'a pas le niveau, bonjour les dégâts ! Pour en revenir à cette fameuse phrase, je persiste et signe. Il y a deux ans, les Diables Rouges étaient considérés comme des losers. Dick Advocaat a apporté de la rigueur et de la discipline. Marc Wilmots et moi avons poursuivi son travail. Marc était plus que mon adjoint : je le considérais comme le vrai entraîneur. J'ai participé au travail de reconstruction auprès des sponsors et du public. J'ai insisté pour que certaines structures soient plus pros et pour que Lieven Maesschalck, qu'on disait cher, nous rejoigne. Bravo à la Fédé qui m'a écouté ! Entre-temps, les joueurs sont devenus adultes et ont un autre état d'esprit.

Les entraîneurs plus âgés (Broos, Anthuenis,...) se plaignent qu'on ne fasse plus appel à eux : vous ne craignez pas d'être grillé ?

Ce que les autres pensent, je m'en fous. Que représente une mauvaise phase en 30 ans de carrière ? L'orage va se dissiper. Pour l'instant, j'ai reçu des offres de l'étranger. Mais, à mon âge, on ne réfléchit pas de la même façon qu'à 20 ou 40 ans. Je reste ambitieux et je recherche un challenge. Je n'ai jamais pris le chemin le plus facile, hein !

Par Simon Barzyczak

Georges, quelles compétitions allez-vous suivre ? Je vais me concentrer sur le foot international. Quand tu travailles en Belgique, tu n'as pas le temps de t'intéresser à ce qui se passe ailleurs, hormis quand tu scoutes à l'étranger. Ce n'est plus le cas maintenant. Mais je suivrai aussi des matches en Belgique. Quand j'entraînais Bruges, je devais éviter de porter du rouge ou du mauve. J'ai plus de libertés, désormais. (il rit) Les meilleurs internationaux belges évoluent hors de nos frontières. Mais il reste de bons éléments (Gillet, Van Damme,...) chez nous. Sans oublier les jeunes (Praet, Bruno,...) qui pointent le bout de leur nez. Vous réaliserez 90% du travail ?A la télé, tu n'as jamais fini de travailler ! (il rit) Il y a de nombreuses exigences et tout le monde doit être pro. Si ton caméraman n'a pas le niveau, bonjour les dégâts ! Pour en revenir à cette fameuse phrase, je persiste et signe. Il y a deux ans, les Diables Rouges étaient considérés comme des losers. Dick Advocaat a apporté de la rigueur et de la discipline. Marc Wilmots et moi avons poursuivi son travail. Marc était plus que mon adjoint : je le considérais comme le vrai entraîneur. J'ai participé au travail de reconstruction auprès des sponsors et du public. J'ai insisté pour que certaines structures soient plus pros et pour que Lieven Maesschalck, qu'on disait cher, nous rejoigne. Bravo à la Fédé qui m'a écouté ! Entre-temps, les joueurs sont devenus adultes et ont un autre état d'esprit. Les entraîneurs plus âgés (Broos, Anthuenis,...) se plaignent qu'on ne fasse plus appel à eux : vous ne craignez pas d'être grillé ?Ce que les autres pensent, je m'en fous. Que représente une mauvaise phase en 30 ans de carrière ? L'orage va se dissiper. Pour l'instant, j'ai reçu des offres de l'étranger. Mais, à mon âge, on ne réfléchit pas de la même façon qu'à 20 ou 40 ans. Je reste ambitieux et je recherche un challenge. Je n'ai jamais pris le chemin le plus facile, hein !Par Simon Barzyczak