Depuis un mois et demi, le Sporting Charleroi carbure à la victoire et voilà l'équipe destinée à lutter pour son maintien transformée en candidat aux Play-offs 1 ! Bruges et Anderlecht sont venus buter face à l'obstacle carolo, au stade du Pays de Charleroi. Et samedi, c'est le Lierse qui est passé à la moulinette. 6-0. De mémoire de Carolo, on n'avait plus vu cela depuis des lustres. Depuis 1971 exactement ! Comme on n'avait jamais vu pareille affluence pour assister à un match face au Lierse. Plus de 12.000 spectateurs pour une rencontre qui n'en attire généralement que 4.000.

Certes, ce chiffre a été atteint grâce à l'action conjointe de plusieurs sponsors qui avaient acheté des places pour leurs clients. L'année passée, cette action, déjà initiée face à Malines, n'avait alors attiré que 8.000 personnes. Face à un adversaire encore moins bankable, Charleroi a cette fois fait quasiment stade comble, la preuve que les résultats et le projet dans l'ensemble commencent tout doucement à faire leur effet. "Ceux qui sont venus ce soir reviendront en janvier, croyez-moi", disait d'ailleurs l'administrateur délégué, Mehdi Bayat, heureux comme jamais après cette réussite tant sportive que commerciale.

"Nos partenaires nous ont redemandé des places mais il n'y en avait plus. Grâce à cette action, peut-être que les gens vont commencer à se dire que pour avoir une place garantie, il vaut mieux prendre un abonnement !"

Si le Sporting redevient petit à petit the place to be à Charleroi, c'est grâce au travail incessant de Walter Chardon, directeur commercial, mais également à l'évolution sportive. Felice Mazzu s'est sorti avec brio de son flirt avorté avec le Standard. Jamais son équipe n'a paru aussi forte. Le scénario identique à celui de l'année passée (un mauvais début de saison avant deux très bons mois de novembre et de décembre) démontre que Mazzu sait construire et développer son noyau. Il a remis en selle Neeskens Kebano qui, d'intermittent du spectacle est devenu stratège de cette formation. Il a maintenu sa confiance en Cédric Fauré, décrié pour ses occasions ratées il y a un mois, en pleine bourre actuellement.

Reste à traverser le mois de janvier, celui de tous les dangers pour un club comme Charleroi. Un an après avoir liquidé les bijoux de famille, Mehdi Bayat avait promis de ne plus agir de la sorte. Pourtant, les résultats actuels placent certains éléments (Kebano, Clément Tainmont et Sébastien Dewaest) sous le feu des projecteurs. Pour faire monter les offres, la communication de Mehdi Bayat louvoie. Un jour, il crée la demande en expliquant que les offres affluent ; le lendemain, il dit qu'il ne vendra personne. Est-ce une tactique pour susciter les offres (et faire monter les prix) ou simplement le fruit de sa réflexion personnelle dictée par de nouvelles contingences sportives ?

Candidat au Top-6 et avec la perspective d'une demi-finale en Coupe de Belgique, Charleroi pourrait tout mettre en oeuvre pour conserver son noyau. Sans compter que les candidats-acheteurs peuvent aussi avoir été refroidis par la politique gourmande carolo. Depuis l'hiver passé, le Sporting a en effet l'étiquette d'un club difficile en négociations et qui ne lâche pas ses joueurs sous une certaine somme.

Par Stéphane Vande Velde

Depuis un mois et demi, le Sporting Charleroi carbure à la victoire et voilà l'équipe destinée à lutter pour son maintien transformée en candidat aux Play-offs 1 ! Bruges et Anderlecht sont venus buter face à l'obstacle carolo, au stade du Pays de Charleroi. Et samedi, c'est le Lierse qui est passé à la moulinette. 6-0. De mémoire de Carolo, on n'avait plus vu cela depuis des lustres. Depuis 1971 exactement ! Comme on n'avait jamais vu pareille affluence pour assister à un match face au Lierse. Plus de 12.000 spectateurs pour une rencontre qui n'en attire généralement que 4.000. Certes, ce chiffre a été atteint grâce à l'action conjointe de plusieurs sponsors qui avaient acheté des places pour leurs clients. L'année passée, cette action, déjà initiée face à Malines, n'avait alors attiré que 8.000 personnes. Face à un adversaire encore moins bankable, Charleroi a cette fois fait quasiment stade comble, la preuve que les résultats et le projet dans l'ensemble commencent tout doucement à faire leur effet. "Ceux qui sont venus ce soir reviendront en janvier, croyez-moi", disait d'ailleurs l'administrateur délégué, Mehdi Bayat, heureux comme jamais après cette réussite tant sportive que commerciale."Nos partenaires nous ont redemandé des places mais il n'y en avait plus. Grâce à cette action, peut-être que les gens vont commencer à se dire que pour avoir une place garantie, il vaut mieux prendre un abonnement !" Si le Sporting redevient petit à petit the place to be à Charleroi, c'est grâce au travail incessant de Walter Chardon, directeur commercial, mais également à l'évolution sportive. Felice Mazzu s'est sorti avec brio de son flirt avorté avec le Standard. Jamais son équipe n'a paru aussi forte. Le scénario identique à celui de l'année passée (un mauvais début de saison avant deux très bons mois de novembre et de décembre) démontre que Mazzu sait construire et développer son noyau. Il a remis en selle Neeskens Kebano qui, d'intermittent du spectacle est devenu stratège de cette formation. Il a maintenu sa confiance en Cédric Fauré, décrié pour ses occasions ratées il y a un mois, en pleine bourre actuellement. Reste à traverser le mois de janvier, celui de tous les dangers pour un club comme Charleroi. Un an après avoir liquidé les bijoux de famille, Mehdi Bayat avait promis de ne plus agir de la sorte. Pourtant, les résultats actuels placent certains éléments (Kebano, Clément Tainmont et Sébastien Dewaest) sous le feu des projecteurs. Pour faire monter les offres, la communication de Mehdi Bayat louvoie. Un jour, il crée la demande en expliquant que les offres affluent ; le lendemain, il dit qu'il ne vendra personne. Est-ce une tactique pour susciter les offres (et faire monter les prix) ou simplement le fruit de sa réflexion personnelle dictée par de nouvelles contingences sportives ?Candidat au Top-6 et avec la perspective d'une demi-finale en Coupe de Belgique, Charleroi pourrait tout mettre en oeuvre pour conserver son noyau. Sans compter que les candidats-acheteurs peuvent aussi avoir été refroidis par la politique gourmande carolo. Depuis l'hiver passé, le Sporting a en effet l'étiquette d'un club difficile en négociations et qui ne lâche pas ses joueurs sous une certaine somme.Par Stéphane Vande Velde