Le top 100 du foot belge (en images)

Le top 100 du foot belge (en images)
Thibaut Courtois, le numéro 1 de notre top 100. © BELGAIMAGE

1. Thibaut Courtois © BELGAIMAGE

Restons Courtois

Il était numéro 1 de notre Top 100 en 2014, il fait le doublé. Et une distinction, une ! Les derniers mois ont encore enrichi de manière phénoménale sa carte de visite qui ne l'est pas moins. Le titre en Liga pour ses adieux à l'Atletico Madrid, la finale de Ligue des Champions (avec présence dans l'équipe type de la saison), une Coupe du Monde 18 carats, encore un trophée de meilleur Belge à l'étranger, Sportif de l'Année. Pour rappel, Thibaut Courtois a 22 ans...

José Mourinho l'a titillé tout récemment en rappelant le bon vieux Petr Cech dans le but de Chelsea. Un dépannage très bref. Relancé la semaine dernière à Paris, Courtois a donné la réponse du gars de caractère à qui il en faut d'autres pour sombrer mentalement. Zlatan Ibrahimovic, David Luiz, Thiago Silva, Laurent Blanc et les autres étaient d'accord : c'est le gardien des Diables qui a empêché Chelsea de perdre ce match. Mourinho a donné son analyse du duel Courtois - Ceh : " On a juste la chance d'avoir deux des trois meilleurs gardiens du monde. "

Devenir numéro 1 mondial, c'est un objectif qui trotte dans la tête de Thibaut Courtois. Il y a un an, il nous disait : " Dans une très grande équipe, on dira peut-être que je suis le meilleur au monde. " Chelsea, c'est une vraie très grande équipe qui se balade en tête du meilleur championnat de la planète et a sans doute fait le plus dur sur le terrain du PSG pour continuer sa route en Ligue des Champions. La question aujourd'hui est de savoir si Courtois est aussi fort que Manuel Neuer. Plus fort au même âge, certainement. Beaucoup plus titré au même âge, à coup sûr. A 22 ans, Neuer pouvait juste brandir une médaille de vice-champion d'Allemagne avec Schalke. On ne parle pas de la même chose...

2. Eden Hazard © BELGAIMAGE

Technicien de surface

Son dream in blue continue. Rien que pour le voir s'enfoncer dans le rectangle et y mettre la pagaille, on allume son poste. Eden Hazard vient de se réengager à Chelsea pour cinq ans et demi de plus. Accessoirement, aussi, pour une petite quinzaine de millions par saison. On a l'impression que sa route vers le Ballon d'Or se dégage chaque année un peu plus. Mourinho le sait : " Eden peut devenir le meilleur footballeur du monde. " S'il veut être aussi décisif avec les Diables, on achète.

3. Kevin De Bruyne © BELGAIMAGE

BG allemand

Sa coiffe rouquine, ses pommettes colorées, son sourire de premier communiant et surtout son foot affolent la Bundesliga. Il a déjà relevé un défi depuis qu'il est à Wolfsbourg : convaincre Mourinho qu'il avait eu tort de le chasser de Chelsea - reste à l'avouer en public, vas-y José. On devine que Kevin De Bruyne kiffe cette revanche. En équipe nationale, c'est idem pareil, on n'imagine plus le 11 de départ sans lui. Au Brésil, c'est lui qui a illuminé l'équipe. Il a récemment assommé le Bayern et sa brochette de champions du monde. Wunderbar.

Marc Wilmots © BELGA

Marc Wilboss

Quand Marc Wilmots le dit, la fédé le fait. Le personnage est comme ça, il veut décider, c'était déjà le cas quand il était footballeur. Son message résumé : " Si vous voulez que les Diables Rouges aillent haut, vous devrez me suivre. " Et les Diables sont allés très haut. Donc on le suit toujours. On est à l'opposé des coaches fédéraux qui se contentaient de convoquer, entraîner et placer les internationaux sur la pelouse. Marc Wilmots est un homme de bureaux, de coulisses, de terrain. Et de caractère.

Vincent Kompany © BELGAIMAGE

Sun City

La musculature reste capricieuse et ses matches avec les Diables Rouges ne nous apportent pas toujours tout le bonheur espéré, mais Vincent Kompany reste une icône à Manchester où 2014 lui a apporté un nouveau titre de champion. Même à l'infirmerie, même en tribune, il reste un guide et un businessman de premier plan. Un patron à la tête d'une sacrée entreprise qui vous vend aussi bien un film qu'une bière du terroir. Y'a pas que le foot.

Dennis Praet © BELGA

N'oublie pas mon petit soulier

Soulier d'Or : trophée le plus prestigieux, convoité et médiatisé du championnat de Belgique. On ne pariera pas un seul cent sur une carrière à la Kompany ou à la Witsel pour Dennis Praet. Pas sûr qu'il tutoiera un jour les sommets européens. On a parlé de petit Soulier d'Or quand il l'a reçu en janvier. Pas de sa faute si tout ce qui est belge et très bon ne joue plus chez nous. D'ailleurs, lui aussi, il va partir très vite.

Marc Coucke © BELGA

Le bouffon

Il a fait (grosse) fortune en vendant des produits aux sportifs et apprentis fans de sport. Lui, on ne sait pas ce qu'il prend mais ça marche. Pas sûr qu'il passerait au contrôle si on le chopait à la sortie d'un stade. Mais quel bonheur de voir un gars pareil, toujours de bonne humeur, dans une tribune. On n'a pas l'impression que Marc Coucke fait le même métier de président qu'un Roger Vanden Stock, un Bart Verhaeghe ou un Roland Duchâtelet. Il s'amuse à Ostende. Bientôt, il va faire pareil à Lille.

Besnik Hasi © BELGA

Goethals 2.0

Roger Vanden Stock avait peut-être essayé des produits de Marc Coucke quand il a dit que Besnik Hasi lui rappelait Raymond Goethals, quand il a dit que son club n'avait plus connu un entraîneur aussi brillant depuis l'époque de ses finales européennes. N'empêche que le boulot de Hasi pour conduire Anderlecht au titre sur la ruine laissée par John van den Brom, on a beaucoup aimé. Et puis ?... Confirmer !

Daniel Van Buyten © BELGA

Big Danke

Il ne l'avouera jamais. Pudeur oblige. Mais si Daniel Van Buyten avait quitté le foot en froid avec l'équipe nationale, la presse flamande ou n'importe qui d'autre, c'est un poids qu'il aurait traîné jusqu'à son dernier jour. Donc, il a fait ce qu'il fallait pour que sa sortie soit parfaite. Une Coupe du Monde de fou puis la décision de l'été : désirez-moi, bye bye tout le monde, moi j'arrête. On peut juste lui donner raison quand il se plaint d'être né 10 ans trop tôt ou 10 ans trop tard. Parce qu'il a fait une bonne partie de sa carrière internationale avec une génération de losers.

Laurent Ciman © BELGA

Au revoir et merci

Sortir mieux que ça, c'était impossible. Laurent Ciman joue le dernier de ses 284 matches de D1 belge à Sclessin, contre Anderlecht. Et il marque. Dans le but opposé à la bâche pour Defour. Après les (rares) footballeurs qui ne pensent qu'à l'aspect sportif, après ceux qui ne raisonnent qu'en gros salaire, en voici un qui choisit de quitter son pays pour offrir en priorité les meilleurs soins à sa fille, à Montréal. La MLS, ça a un bon niveau et ça paie bien. Il est gagnant sur tous les plans.