Il y a plus de cinq ans que, dans un duel entre Anderlecht et le Standard, Axel Witsel a décoché un terrible tacle à Marcin Wasilewski, son adversaire direct, lui occasionnant une double fracture de la jambe. Les images hallucinantes de l'agression ont fait le tour du monde. Le football belge a montré son plus vilain côté. On pensait que l'agressivité et les déraillements avaient atteint leur sommet, même s'ils ne semblaient pas avoir débordé sur le terrain. Plus tard, durant le même match, après avoir marqué, Dieumerci Mbokani n'avait pas jugé bon exciter davantage encore le public.

Le macabre tifo déployé au Standard montre que la société (sportive) ne connaît plus de normes ni de frontières

L'émoi était grand. Il était temps de réfléchir et on allait mettre sur pied une commission pour régler ce genre de problèmes. On en est resté aux paroles. Tout au plus de nouvelles discussions ont-elles surgi quand un autre footballeur s'égarait à nouveau mais on est chaque fois repassé à l'ordre du jour. Cette indécision semble inhérente à notre football.

Le macabre tifo déployé à Sclessin dimanche montre que la société (sportive) ne connaît plus de normes ni de frontières. Naturellement, on peut toujours discuter et se demander comment une banderole de cette taille a pu pénétrer dans le stade, tromperie ou pas. Le pire est qu'en ces temps de terreur, on puisse utiliser le football comme podium de colère et de haine.

La direction du Standard ne parvient pas à contrôler ses supporters. Le président Roland Duchâtelet a été menacé dans son propre bureau il y a un an et demi et a longtemps souffert de cette expérience traumatisante. Il y a eu les feux de bengale, les pétards, les projectiles enflammés lors d'un autre match contre Anderlecht. Le club n'a pas été suffisamment ferme à l'époque, même s'il est très difficile de mettre un terme à ce genre d'excès. Les ultras du Standard laissent derrière eux un sillage de destruction, comme il y a quelques mois encore avant le match de Coupe d'Europe à Feyenoord, quand ils ont cherché la confrontation avec leurs homologues de Feyenoord, sans la moindre raison. La direction liégeoise a assisté impuissante à ces méfaits mais avant déjà, nul ne semblait vraiment oser se lancer dans une confrontation avec le noyau dur, dans cette atmosphère haineuse.

Le Standard est un club fantastique, doté de supporters très fidèles. Nulle part ailleurs l'ambiance n'est aussi bonne que dans cette arène bouillonnante. Mais trop souvent, une petite minorité parvient à la perturber. Et chaque fois, elle attire l'attention du monde entier. Les photos du lugubre tifo ont fait la une de certains journaux. C'est dans ce but que les concepteurs de ce tifo ont agi. Ils sont à nouveau au centre de l'attention générale. Les médias devraient peut-être se faire plus prudents au moment d'imprimer ce genre d'images.

L'odieux tifo de Liège ravive les discussions quant à la constitution d'une commission. Les réactions fusent de tous côtés. La cellule football du ministère de l'Intérieur veut également entrer en action. C'est la moindre des choses. La pratique nous enseigne toutefois que les choses changent souvent une fois l'émotion retombée. Alors que, plus que jamais, des mesures draconiennes s'imposent avant qu'il n'y ait escalade. Celui qui reste passif se décerne un brevet d'impuissance. Le Standard aussi doit intervenir énergiquement avant d'être complètement pris en otage par une petite partie de ses supporters, avant que son image ne soit encore plus écornée.

Par sa victoire, le Standard a préservé ses chances de disputer les PO1. Ce n'est qu'une petite note dans un sombre après-midi. L'exclusion totalement injustifiée de Steven Defour a aidé les Rouches. Le médian avait tenu de mâles propos à l'occasion de son retour au Standard et il semblait bien se contrôler dans cette ambiance hostile. L'arbitre Alexandre Boucaut n'a pas vraiment fait preuve de finesse en lui montrant à deux reprises la carte jaune pour avoir dégagé le ballon.

Les arbitres ne sont pas toujours psychologues et ne perçoivent pas toujours bien l'ambiance d'un match mais c'est une tout autre histoire.

Il y a plus de cinq ans que, dans un duel entre Anderlecht et le Standard, Axel Witsel a décoché un terrible tacle à Marcin Wasilewski, son adversaire direct, lui occasionnant une double fracture de la jambe. Les images hallucinantes de l'agression ont fait le tour du monde. Le football belge a montré son plus vilain côté. On pensait que l'agressivité et les déraillements avaient atteint leur sommet, même s'ils ne semblaient pas avoir débordé sur le terrain. Plus tard, durant le même match, après avoir marqué, Dieumerci Mbokani n'avait pas jugé bon exciter davantage encore le public.L'émoi était grand. Il était temps de réfléchir et on allait mettre sur pied une commission pour régler ce genre de problèmes. On en est resté aux paroles. Tout au plus de nouvelles discussions ont-elles surgi quand un autre footballeur s'égarait à nouveau mais on est chaque fois repassé à l'ordre du jour. Cette indécision semble inhérente à notre football. Le macabre tifo déployé à Sclessin dimanche montre que la société (sportive) ne connaît plus de normes ni de frontières. Naturellement, on peut toujours discuter et se demander comment une banderole de cette taille a pu pénétrer dans le stade, tromperie ou pas. Le pire est qu'en ces temps de terreur, on puisse utiliser le football comme podium de colère et de haine. La direction du Standard ne parvient pas à contrôler ses supporters. Le président Roland Duchâtelet a été menacé dans son propre bureau il y a un an et demi et a longtemps souffert de cette expérience traumatisante. Il y a eu les feux de bengale, les pétards, les projectiles enflammés lors d'un autre match contre Anderlecht. Le club n'a pas été suffisamment ferme à l'époque, même s'il est très difficile de mettre un terme à ce genre d'excès. Les ultras du Standard laissent derrière eux un sillage de destruction, comme il y a quelques mois encore avant le match de Coupe d'Europe à Feyenoord, quand ils ont cherché la confrontation avec leurs homologues de Feyenoord, sans la moindre raison. La direction liégeoise a assisté impuissante à ces méfaits mais avant déjà, nul ne semblait vraiment oser se lancer dans une confrontation avec le noyau dur, dans cette atmosphère haineuse. Le Standard est un club fantastique, doté de supporters très fidèles. Nulle part ailleurs l'ambiance n'est aussi bonne que dans cette arène bouillonnante. Mais trop souvent, une petite minorité parvient à la perturber. Et chaque fois, elle attire l'attention du monde entier. Les photos du lugubre tifo ont fait la une de certains journaux. C'est dans ce but que les concepteurs de ce tifo ont agi. Ils sont à nouveau au centre de l'attention générale. Les médias devraient peut-être se faire plus prudents au moment d'imprimer ce genre d'images. L'odieux tifo de Liège ravive les discussions quant à la constitution d'une commission. Les réactions fusent de tous côtés. La cellule football du ministère de l'Intérieur veut également entrer en action. C'est la moindre des choses. La pratique nous enseigne toutefois que les choses changent souvent une fois l'émotion retombée. Alors que, plus que jamais, des mesures draconiennes s'imposent avant qu'il n'y ait escalade. Celui qui reste passif se décerne un brevet d'impuissance. Le Standard aussi doit intervenir énergiquement avant d'être complètement pris en otage par une petite partie de ses supporters, avant que son image ne soit encore plus écornée. Par sa victoire, le Standard a préservé ses chances de disputer les PO1. Ce n'est qu'une petite note dans un sombre après-midi. L'exclusion totalement injustifiée de Steven Defour a aidé les Rouches. Le médian avait tenu de mâles propos à l'occasion de son retour au Standard et il semblait bien se contrôler dans cette ambiance hostile. L'arbitre Alexandre Boucaut n'a pas vraiment fait preuve de finesse en lui montrant à deux reprises la carte jaune pour avoir dégagé le ballon. Les arbitres ne sont pas toujours psychologues et ne perçoivent pas toujours bien l'ambiance d'un match mais c'est une tout autre histoire.