Mohamed Ouahbi est le coach mauve qui le connaît le mieux. Il l'a dirigé en U10, U14, U15 et U17. " A 10 ans, il était déjà surclassé. Aujourd'hui, il est dans le noyau des U19, et de plus en plus souvent, il travaille avec les U21. D'ailleurs, je n'ai pas l'impression que le coach des U19 le reverra encore... Il a une très forte personnalité, il se fait entendre dans un groupe, c'est depuis longtemps un leader dans chaque vestiaire où il passe, il a un poids énorme. Il a eu une période où il était un peu chahuteur mais ce n'est plus du tout le cas. Quand quelque chose ne lui plaît pas, il le dit mais de façon très polie, avec la manière. Et quand il décide quelque chose, il est suivi. "

A Anderlecht, on a déjà entendu qu'Aaron était plus fort que Michy au même âge. Son ancien entraîneur confirme : " C'est exact, notamment sur le plan technique. Des U9 aux U11, il avait une explosivité phénoménale. Puis, en U12, il a été touché par la maladie d'Osgood, un problème au genou fréquent chez les footballeurs en pleine croissance. Il a dû arrêter le foot un moment, il a pris du poids et perdu le rythme. Il a eu du mal à récupérer son démarrage et cela l'a obligé à plus travailler techniquement, à davantage demander le ballon dans les pieds plutôt que de partir systématiquement en profondeur. Entre-temps, il a retrouvé une bonne partie de son explosivité. En U17, il était un de mes deux joueurs les plus brillants. L'autre, c'était Youri Tielemans. Quand John van den Brom a repris Tielemans dans le groupe pro au début de cette saison, j'ai dit à Aaron que je n'étais qu'à moitié satisfait, que je le serais totalement quand ils y seraient tous les deux. Ils ont toujours tiré leur équipe vers le haut, c'étaient mes patrons. "

En fin de saison dernière, le tournoi d'Amsterdam (U17) a achevé de révéler le petit frère. " Il n'était pourtant pas titulaire indiscutable quand le tournoi a commencé ", dit Mohamed Ouahbi. " Parce que j'avais plein de très bons joueurs là, parce qu'il est de 97 alors que c'était normalement un tournoi pour les joueurs de 96, et parce que j'estimais que si je l'épargnais en début de compétition, il serait plus fort les derniers jours, vu qu'il serait plus frais. Il est devenu titulaire en cours de tournoi, il a marqué contre le Bayern notamment, et en finale contre l'Ajax, il score après deux minutes. Il a fini meilleur buteur. C'est un vrai finisseur, un des seuls vrais buteurs qu'on a eus à Anderlecht ces dernières années. Il est très calme et il a un jeu de tête remarquable. "

Pour les parents Batshuayi, la réussite des fistons n'a pas toujours été facile à gérer. La période où le turbulent Michy a dû quitter Anderlecht a même été très compliquée pour eux. Ouahbi : " L'été dernier, il a été vraiment tout proche d'un retour, c'est sûr. Les parents ont voulu rester discrets sur la question. Moi, je rigolais avec Aaron, je lui disais : -Si tu continues comme ça, vous jouerez peut-être tous les deux en équipe Première, ou alors c'est lui qui t'empêchera de faire carrière ici. Il m'a répondu : -Mon frère ne m'empêchera jamais de percer au Sporting. Pour Aaron, aller au Standard, c'est hors de question. Il l'a déjà dit plus d'une fois. Sa ville, c'est Bruxelles, et son club, c'est Anderlecht. Je suis pourtant certain à 100% que le Standard a déjà essayé de le débaucher. "

Par Thomas Bricmont et Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Michy Batshuayi dans votre Sport/Foot Magazine

Mohamed Ouahbi est le coach mauve qui le connaît le mieux. Il l'a dirigé en U10, U14, U15 et U17. " A 10 ans, il était déjà surclassé. Aujourd'hui, il est dans le noyau des U19, et de plus en plus souvent, il travaille avec les U21. D'ailleurs, je n'ai pas l'impression que le coach des U19 le reverra encore... Il a une très forte personnalité, il se fait entendre dans un groupe, c'est depuis longtemps un leader dans chaque vestiaire où il passe, il a un poids énorme. Il a eu une période où il était un peu chahuteur mais ce n'est plus du tout le cas. Quand quelque chose ne lui plaît pas, il le dit mais de façon très polie, avec la manière. Et quand il décide quelque chose, il est suivi. "A Anderlecht, on a déjà entendu qu'Aaron était plus fort que Michy au même âge. Son ancien entraîneur confirme : " C'est exact, notamment sur le plan technique. Des U9 aux U11, il avait une explosivité phénoménale. Puis, en U12, il a été touché par la maladie d'Osgood, un problème au genou fréquent chez les footballeurs en pleine croissance. Il a dû arrêter le foot un moment, il a pris du poids et perdu le rythme. Il a eu du mal à récupérer son démarrage et cela l'a obligé à plus travailler techniquement, à davantage demander le ballon dans les pieds plutôt que de partir systématiquement en profondeur. Entre-temps, il a retrouvé une bonne partie de son explosivité. En U17, il était un de mes deux joueurs les plus brillants. L'autre, c'était Youri Tielemans. Quand John van den Brom a repris Tielemans dans le groupe pro au début de cette saison, j'ai dit à Aaron que je n'étais qu'à moitié satisfait, que je le serais totalement quand ils y seraient tous les deux. Ils ont toujours tiré leur équipe vers le haut, c'étaient mes patrons. "En fin de saison dernière, le tournoi d'Amsterdam (U17) a achevé de révéler le petit frère. " Il n'était pourtant pas titulaire indiscutable quand le tournoi a commencé ", dit Mohamed Ouahbi. " Parce que j'avais plein de très bons joueurs là, parce qu'il est de 97 alors que c'était normalement un tournoi pour les joueurs de 96, et parce que j'estimais que si je l'épargnais en début de compétition, il serait plus fort les derniers jours, vu qu'il serait plus frais. Il est devenu titulaire en cours de tournoi, il a marqué contre le Bayern notamment, et en finale contre l'Ajax, il score après deux minutes. Il a fini meilleur buteur. C'est un vrai finisseur, un des seuls vrais buteurs qu'on a eus à Anderlecht ces dernières années. Il est très calme et il a un jeu de tête remarquable. "Pour les parents Batshuayi, la réussite des fistons n'a pas toujours été facile à gérer. La période où le turbulent Michy a dû quitter Anderlecht a même été très compliquée pour eux. Ouahbi : " L'été dernier, il a été vraiment tout proche d'un retour, c'est sûr. Les parents ont voulu rester discrets sur la question. Moi, je rigolais avec Aaron, je lui disais : -Si tu continues comme ça, vous jouerez peut-être tous les deux en équipe Première, ou alors c'est lui qui t'empêchera de faire carrière ici. Il m'a répondu : -Mon frère ne m'empêchera jamais de percer au Sporting. Pour Aaron, aller au Standard, c'est hors de question. Il l'a déjà dit plus d'une fois. Sa ville, c'est Bruxelles, et son club, c'est Anderlecht. Je suis pourtant certain à 100% que le Standard a déjà essayé de le débaucher. "Par Thomas Bricmont et Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Michy Batshuayi dans votre Sport/Foot Magazine