L'homme d'affaires américain John Textor, co-propriétaire de Crystal Palace, devient l'actionnaire majoritaire du RWDM, a annoncé le club bruxellois de D1B mercredi lors d'une conférence de presse. Il aurait racheté 80% des parts du club molenbeekois. Le nouvel homme fort apporte cet argent en son nom propre et non via sa société Facebank Inc. qui a remporté plusieurs Oscars pour les effets visuels de longs métrages, notamment pour la création du visage généré par ordinateur de Brad Pitt dans le film "Benjamin Button." Facebank Inc. est l'un des sponsors présents sur la manche du maillot de Crystal Palace.

Thierry Dailly, désormais actionnaire minoritaire, reste président. Il continuera à s'occuper de la gestion journalière du club. "Grâce à cet investissement, le RWDM pourra continuer sa professionnalisation et se donner les moyens d'accomplir ses ambitions futures. La venue de John Textor au sein de l'actionnariat du club permettra de développer le niveau du noyau actuel de l'équipe, les infrastructures du club et le développement de l'académie des jeunes", indique le RWDM.

"Cela faisait trois ans que je cherchais à associer un investisseur à notre projet", a encore avoué Thierry Dailly, "mais vu mes exigences, c'était pratiquement impossible à trouver. Parce que l'homme devait réunir au moins trois qualités: être passionné de foot, avoir la volonté de connecter le club à son environnement social à Molenbeek, et s'investir aussi dans l'école des jeunes. Trois personnes en une seule, en quelque sorte, et j'ai donc eu beaucoup de chance de tomber sur John.."

John Textor a rejoint l'actionnariat de Crystal Palace cet été au mois d'août. Il avait tenté de racheter 25% des parts de Benfica avant de renoncer en raison des problèmes de corruption dans le championnat portugais. Il a donc acquis 18% ou 40% (les sources varient) de Crystal Palace. Steve Parish, Josh Harris et David Blitzer formant les trois autres actionnaires importants des Eagles. Les deux derniers cités sont d'ailleurs aussi liés à la franchise de NBA des Philadelphie 76ers.

John Textor, le nouvel homme fort du RWDM., belga
John Textor, le nouvel homme fort du RWDM. © belga

Les Bruxellois recevront Lommel le 21 janvier pour la reprise du championnat de 1B Pro League. Au classement, le club molenbeekois pointe au 3e rang de la D1B avec 23 points en 15 matches, derrière Westerlo (34) et Waasland-Beveren (24), un autre club lié à Crystal Palace.

UN CONFLIT D'INTERÊT EN VUE ?

Le club waeslandien est aussi passé en 2020 sous pavillon américain. Bolt Football Holdings possède aussi 97% des parts de Waasland-Beveren. L'un de ses actionnaires, David Biltzer a racheté 18% des parts de Crystal Palace en 2015. Est-il donc possible d'avoir deux clubs issus de la même division avec des propriétaires impliqués dans la même entité sportive ? Il faudra que la Pro League clarifie la situation car on imagine déjà les débats si les deux clubs pouvaient être en mesure de s'entraider en vue d'une promotion parmi l'élite. Mais sur le papier, Textor et Blitzer ayant investi à Crystal Palace, au RWDM et à Waasland-Beveren, soit en leur nom propre ou soit via leurs sociétés, les risques de conflits d'intérêt devraient être contournés pour les règlements de la Pro League.

"Mais les deux situations sont complètement différentes", tient à souligner John Textor, également actionnaire, ou futur actionnaire, de Botafogo, au Brésil. "Ici à Molenbeek, je m'engage à titre personnel, sans impliquer aucune autre structure que moi même. A Beveren c'est au nom de son groupe, Bolt Football Holdings, qu'investit monsieur Blitzer au Freethiel"

La situation n'en reste cependant pas moins malsaine.

Thierry Dailly continuera à s'occuper de la gestion journalière du club., belga
Thierry Dailly continuera à s'occuper de la gestion journalière du club. © belga

UN HUITIEME CLUB BELGE LIE A LA PREMIER LEAGUE. MAIS POURQUOI CET INTERET ?

Depuis le Brexit, les clubs anglais et leurs actionnaires ont des vues sur les clubs belges. La raison est simple. Ils ne peuvent désormais plus offrir de contrat aux joueurs de moins de 18 ans depuis que leur pays a quitté l'Union européenne. Les clubs de Premier League sont donc en quête de clubs satellites en vue de s'attacher les services de jeunes talents, de les laisser s'y aguerrir avant qu'ils soient prêts de franchir le pas vers l'exigent championnat anglais. Depuis le Brexit, les clubs de la Perfide Albion doivent aussi limiter à six le nombre de joueurs non-anglais âgés de moins de 21 ans.

D'autres clubs belges de D1B sont passés sous pavillon britannique ces dernières années. Waasland-Beveren donc ou Lommel qui est aux mains du City Football Group de Manchester City. La venue dans le Limbourg de l'une des révélations de la D1B, Koki Saito, un très jeune talent japonais, s'explique d'ailleurs par cette nouvelle politique anglaise à l'égard des jeunes étrangers.

Au sein de l'élite belge, le Beerschot (avec Sheffield United), Ostende (avec Barnsley), Courtrai (avec Cardiff City), OH Louvain (avec Leicester City) et bien sûr le leader de l'Union Saint-Gilloise (avec Brighton) sont des partenaires avérés de clubs provenant des îles britanniques.

L'homme d'affaires américain John Textor, co-propriétaire de Crystal Palace, devient l'actionnaire majoritaire du RWDM, a annoncé le club bruxellois de D1B mercredi lors d'une conférence de presse. Il aurait racheté 80% des parts du club molenbeekois. Le nouvel homme fort apporte cet argent en son nom propre et non via sa société Facebank Inc. qui a remporté plusieurs Oscars pour les effets visuels de longs métrages, notamment pour la création du visage généré par ordinateur de Brad Pitt dans le film "Benjamin Button." Facebank Inc. est l'un des sponsors présents sur la manche du maillot de Crystal Palace.Thierry Dailly, désormais actionnaire minoritaire, reste président. Il continuera à s'occuper de la gestion journalière du club. "Grâce à cet investissement, le RWDM pourra continuer sa professionnalisation et se donner les moyens d'accomplir ses ambitions futures. La venue de John Textor au sein de l'actionnariat du club permettra de développer le niveau du noyau actuel de l'équipe, les infrastructures du club et le développement de l'académie des jeunes", indique le RWDM. "Cela faisait trois ans que je cherchais à associer un investisseur à notre projet", a encore avoué Thierry Dailly, "mais vu mes exigences, c'était pratiquement impossible à trouver. Parce que l'homme devait réunir au moins trois qualités: être passionné de foot, avoir la volonté de connecter le club à son environnement social à Molenbeek, et s'investir aussi dans l'école des jeunes. Trois personnes en une seule, en quelque sorte, et j'ai donc eu beaucoup de chance de tomber sur John.."John Textor a rejoint l'actionnariat de Crystal Palace cet été au mois d'août. Il avait tenté de racheter 25% des parts de Benfica avant de renoncer en raison des problèmes de corruption dans le championnat portugais. Il a donc acquis 18% ou 40% (les sources varient) de Crystal Palace. Steve Parish, Josh Harris et David Blitzer formant les trois autres actionnaires importants des Eagles. Les deux derniers cités sont d'ailleurs aussi liés à la franchise de NBA des Philadelphie 76ers.Les Bruxellois recevront Lommel le 21 janvier pour la reprise du championnat de 1B Pro League. Au classement, le club molenbeekois pointe au 3e rang de la D1B avec 23 points en 15 matches, derrière Westerlo (34) et Waasland-Beveren (24), un autre club lié à Crystal Palace. UN CONFLIT D'INTERÊT EN VUE ?Le club waeslandien est aussi passé en 2020 sous pavillon américain. Bolt Football Holdings possède aussi 97% des parts de Waasland-Beveren. L'un de ses actionnaires, David Biltzer a racheté 18% des parts de Crystal Palace en 2015. Est-il donc possible d'avoir deux clubs issus de la même division avec des propriétaires impliqués dans la même entité sportive ? Il faudra que la Pro League clarifie la situation car on imagine déjà les débats si les deux clubs pouvaient être en mesure de s'entraider en vue d'une promotion parmi l'élite. Mais sur le papier, Textor et Blitzer ayant investi à Crystal Palace, au RWDM et à Waasland-Beveren, soit en leur nom propre ou soit via leurs sociétés, les risques de conflits d'intérêt devraient être contournés pour les règlements de la Pro League. "Mais les deux situations sont complètement différentes", tient à souligner John Textor, également actionnaire, ou futur actionnaire, de Botafogo, au Brésil. "Ici à Molenbeek, je m'engage à titre personnel, sans impliquer aucune autre structure que moi même. A Beveren c'est au nom de son groupe, Bolt Football Holdings, qu'investit monsieur Blitzer au Freethiel"La situation n'en reste cependant pas moins malsaine.Depuis le Brexit, les clubs anglais et leurs actionnaires ont des vues sur les clubs belges. La raison est simple. Ils ne peuvent désormais plus offrir de contrat aux joueurs de moins de 18 ans depuis que leur pays a quitté l'Union européenne. Les clubs de Premier League sont donc en quête de clubs satellites en vue de s'attacher les services de jeunes talents, de les laisser s'y aguerrir avant qu'ils soient prêts de franchir le pas vers l'exigent championnat anglais. Depuis le Brexit, les clubs de la Perfide Albion doivent aussi limiter à six le nombre de joueurs non-anglais âgés de moins de 21 ans. D'autres clubs belges de D1B sont passés sous pavillon britannique ces dernières années. Waasland-Beveren donc ou Lommel qui est aux mains du City Football Group de Manchester City. La venue dans le Limbourg de l'une des révélations de la D1B, Koki Saito, un très jeune talent japonais, s'explique d'ailleurs par cette nouvelle politique anglaise à l'égard des jeunes étrangers.Au sein de l'élite belge, le Beerschot (avec Sheffield United), Ostende (avec Barnsley), Courtrai (avec Cardiff City), OH Louvain (avec Leicester City) et bien sûr le leader de l'Union Saint-Gilloise (avec Brighton) sont des partenaires avérés de clubs provenant des îles britanniques.