"Le jugement homologue le protocole d'accord" entre la LFP et le groupe catalan à capitaux chinois, a précisé l'avocat de Mediapro Guilhem Bremond. Avec cette décision, le tribunal de commerce de Nanterre, près de Paris, permet à la LFP de récupérer les droits de 80% de la Ligue 1 et de la Ligue 2, initialement attribués pour plus de 800 millions d'euros par an à Mediapro, qui n'a pas réglé ses échéances depuis octobre. Cette ultime étape met fin à une procédure de conciliation entamée il y a plus de deux mois, lorsque Mediapro, nouveau venu sur le marché français, avait indiqué vouloir renégocier son contrat à la baisse. Elle permet au football français de tourner la page après plusieurs mois catastrophiques: alors qu'il pensait avoir signé un accord de diffusion record lors de l'appel d'offres de 2018 (1,153 milliard d'euros annuels en tout pour la Ligue 1 entre 2020 et 2024), l'espoir s'est transformé en fiasco cet automne, venant s'ajouter aux conséquences économiques de la pandémie et aux billetteries à l'arrêt pour cause de huis clos sanitaire. Une autre page plus incertaine s'ouvre désormais: la Ligue va devoir négocier avec de nouveaux diffuseurs pour la réattribution des droits TV, probablement par le biais d'accords de gré à gré et sans forcément en passer par un nouvel appel d'offres, selon plusieurs sources ayant connaissance du dossier. Canal+ apparaît comme le favori de cette reprise des droits, avec son allié, la chaîne spécialisée beIN Sports. Mais la chaîne cryptée n'a rien laissé filtrer sur ses intentions, sauf sur un point: elle ne compte pas "réinvestir à perte dans le football". En attendant cette reprise, "Mediapro, via sa chaîne Téléfoot, continuera de diffuser les matchs et les programmes de Ligue 1 et de Ligue 2, jusqu'à la réattribution de ces droits à un autre diffuseur", a précisé le groupe dans un communiqué confirmant l'accord. (Belga)

"Le jugement homologue le protocole d'accord" entre la LFP et le groupe catalan à capitaux chinois, a précisé l'avocat de Mediapro Guilhem Bremond. Avec cette décision, le tribunal de commerce de Nanterre, près de Paris, permet à la LFP de récupérer les droits de 80% de la Ligue 1 et de la Ligue 2, initialement attribués pour plus de 800 millions d'euros par an à Mediapro, qui n'a pas réglé ses échéances depuis octobre. Cette ultime étape met fin à une procédure de conciliation entamée il y a plus de deux mois, lorsque Mediapro, nouveau venu sur le marché français, avait indiqué vouloir renégocier son contrat à la baisse. Elle permet au football français de tourner la page après plusieurs mois catastrophiques: alors qu'il pensait avoir signé un accord de diffusion record lors de l'appel d'offres de 2018 (1,153 milliard d'euros annuels en tout pour la Ligue 1 entre 2020 et 2024), l'espoir s'est transformé en fiasco cet automne, venant s'ajouter aux conséquences économiques de la pandémie et aux billetteries à l'arrêt pour cause de huis clos sanitaire. Une autre page plus incertaine s'ouvre désormais: la Ligue va devoir négocier avec de nouveaux diffuseurs pour la réattribution des droits TV, probablement par le biais d'accords de gré à gré et sans forcément en passer par un nouvel appel d'offres, selon plusieurs sources ayant connaissance du dossier. Canal+ apparaît comme le favori de cette reprise des droits, avec son allié, la chaîne spécialisée beIN Sports. Mais la chaîne cryptée n'a rien laissé filtrer sur ses intentions, sauf sur un point: elle ne compte pas "réinvestir à perte dans le football". En attendant cette reprise, "Mediapro, via sa chaîne Téléfoot, continuera de diffuser les matchs et les programmes de Ligue 1 et de Ligue 2, jusqu'à la réattribution de ces droits à un autre diffuseur", a précisé le groupe dans un communiqué confirmant l'accord. (Belga)