Suite au renvoi de Van den Brom, on peut se demander si l'entraîneur des gardiens Max de Jong et le préparateur physique Jurgen Segers, recrutés à ADO La Haye, resteront encore longtemps à Bruxelles. L'avenir de Besnik Hasi est également incertain. Un contrat de deux ans l'attend s'il réussit les play-offs. Sinon, il est exclu qu'il redevienne T2 et il n'est pas impossible qu'Anderlecht doive recomposer un staff complet.

Van den Brom laisse derrière lui un Sporting en proie au doute. Il n'a ni équipe ni style de jeu. Il a engagé trois Néerlandais et deux Serbes. Bram Nuytinck a convaincu un moment, Samuel Armenteros est déjà parti et Demy de Zeeuw a déjà connu de meilleurs moments. van den Brom s'est surtout distingué par sa connaissance des réseaux. Il a eu beaucoup d'impact sur les transferts. Il a attiré ses amis à Bruxelles. Malgré un avis négatif de la cellule de scouting, il a insisté pour qu'on engage Luka Milivojevic, un joueur de l'agent Ranko Stojic, engagé aussi à l'avis de Jan Streuer.

Streuer a été le premier agent de van den Brom -ils viennent du même village. Leurs chemins se sont recroisés à Vitesse, à la fin des années '90. van den Brom était joueur, Streuer directeur technique. C'était l'époque du président mégalomane Karel Aalbers. Vitesse avait accueilli un flot de joueurs de l'ancienne Yougoslavie et avait fait l'objet d'une enquête pour ses flux d'argent douteux. Le nom de Stojic est apparu dans l'enquête. Streuer a quitté Vitesse en 2007 pour devenir directeur du scouting du Shakhtar Donetsk. Il est maintenant un master mind sur le marché international des transferts. C'est lui qui a conseillé van den Brom à Anderlecht.

Streuer a toujours été un modèle pour van den Brom. On ne peut nier que l'entraîneur ait le sens des affaires. Il s'entoure d'une jeune génération de managers. Il a encore joué avec son propre agent, Louis Laros, et c'est via son collègue Patrick van Diemen, un ancien joueur d'Anderlecht, qu'Armenteros a débarqué à Neerpede. De Zeeuw y est arrivé via Sören Lerby, un autre membre du réseau de van den Brom et Streuer.

Lors de son engagement, Van Holsbeeck a déclaré que le recrutement de De Zeeuw constituait la preuve qu'Anderlecht comptait à nouveau sur la scène internationale. Rien n'est moins vrai. Le réseau de Van den Brom n'a en tout cas pas renforcé Anderlecht.

Couverture médiatique

Après la défaite contre le Lierse, l'entraîneur a constaté que "nous ne sommes peut-être pas aussi bons que nous le pensons tous." Le "tous", c'est un petit mensonge. van den Brom est parvenu à se couvrir du point de vue médiatique. Il a l'art de flatter les journalistes qu'il faut, ce que ses prédécesseurs, Jacobs et Vercauteren n'ont jamais fait, ce qui leur a valu des problèmes.

van den Brom a conclu un pacte avec le plus grand quotidien du pays, de sorte qu'aucune critique sur son fonctionnement n'a émergé en public. Club et coach sont devenus aveugles. Ils n'ont pas vu leurs erreurs. Le soir de cette horrible prestation au Lierse, van den Brom buvait une bouteille de bon vin avec son ami Stanley Menzo et des journalistes du quotidien Het Laatste Nieuws. Une interview conviviale mais fatale pour sa crédibilité.

Herman Van Holsbeeck a été le premier à Anderlecht à tomber sous le charme de van den Brom, qui avait ressuscité Dmitri Bulykine à ADO La Haye. Le Russe avait perdu tout son panache à Bruxelles. Se mouiller ainsi pour le prometteur Néerlandais était un acte courageux. Aujourd'hui, la seule conclusion à tirer est que c'était un mauvais choix, que van den Brom a débarqué au Sporting en quadragénaire dont le style correspond à l'esprit de l'époque. Un people manager. Un amoureux du Barça, qui voyait plus loin que le seul résultat. Comme on l'a déjà dit dans le passé, à Bruxelles, on a compris que van den Brom ne figurait pas parmi cette lignée d'entraîneurs novateurs.

Par Jan Hauspie

Suite au renvoi de Van den Brom, on peut se demander si l'entraîneur des gardiens Max de Jong et le préparateur physique Jurgen Segers, recrutés à ADO La Haye, resteront encore longtemps à Bruxelles. L'avenir de Besnik Hasi est également incertain. Un contrat de deux ans l'attend s'il réussit les play-offs. Sinon, il est exclu qu'il redevienne T2 et il n'est pas impossible qu'Anderlecht doive recomposer un staff complet. Van den Brom laisse derrière lui un Sporting en proie au doute. Il n'a ni équipe ni style de jeu. Il a engagé trois Néerlandais et deux Serbes. Bram Nuytinck a convaincu un moment, Samuel Armenteros est déjà parti et Demy de Zeeuw a déjà connu de meilleurs moments. van den Brom s'est surtout distingué par sa connaissance des réseaux. Il a eu beaucoup d'impact sur les transferts. Il a attiré ses amis à Bruxelles. Malgré un avis négatif de la cellule de scouting, il a insisté pour qu'on engage Luka Milivojevic, un joueur de l'agent Ranko Stojic, engagé aussi à l'avis de Jan Streuer. Streuer a été le premier agent de van den Brom -ils viennent du même village. Leurs chemins se sont recroisés à Vitesse, à la fin des années '90. van den Brom était joueur, Streuer directeur technique. C'était l'époque du président mégalomane Karel Aalbers. Vitesse avait accueilli un flot de joueurs de l'ancienne Yougoslavie et avait fait l'objet d'une enquête pour ses flux d'argent douteux. Le nom de Stojic est apparu dans l'enquête. Streuer a quitté Vitesse en 2007 pour devenir directeur du scouting du Shakhtar Donetsk. Il est maintenant un master mind sur le marché international des transferts. C'est lui qui a conseillé van den Brom à Anderlecht. Streuer a toujours été un modèle pour van den Brom. On ne peut nier que l'entraîneur ait le sens des affaires. Il s'entoure d'une jeune génération de managers. Il a encore joué avec son propre agent, Louis Laros, et c'est via son collègue Patrick van Diemen, un ancien joueur d'Anderlecht, qu'Armenteros a débarqué à Neerpede. De Zeeuw y est arrivé via Sören Lerby, un autre membre du réseau de van den Brom et Streuer. Lors de son engagement, Van Holsbeeck a déclaré que le recrutement de De Zeeuw constituait la preuve qu'Anderlecht comptait à nouveau sur la scène internationale. Rien n'est moins vrai. Le réseau de Van den Brom n'a en tout cas pas renforcé Anderlecht. Couverture médiatique Après la défaite contre le Lierse, l'entraîneur a constaté que "nous ne sommes peut-être pas aussi bons que nous le pensons tous." Le "tous", c'est un petit mensonge. van den Brom est parvenu à se couvrir du point de vue médiatique. Il a l'art de flatter les journalistes qu'il faut, ce que ses prédécesseurs, Jacobs et Vercauteren n'ont jamais fait, ce qui leur a valu des problèmes. van den Brom a conclu un pacte avec le plus grand quotidien du pays, de sorte qu'aucune critique sur son fonctionnement n'a émergé en public. Club et coach sont devenus aveugles. Ils n'ont pas vu leurs erreurs. Le soir de cette horrible prestation au Lierse, van den Brom buvait une bouteille de bon vin avec son ami Stanley Menzo et des journalistes du quotidien Het Laatste Nieuws. Une interview conviviale mais fatale pour sa crédibilité. Herman Van Holsbeeck a été le premier à Anderlecht à tomber sous le charme de van den Brom, qui avait ressuscité Dmitri Bulykine à ADO La Haye. Le Russe avait perdu tout son panache à Bruxelles. Se mouiller ainsi pour le prometteur Néerlandais était un acte courageux. Aujourd'hui, la seule conclusion à tirer est que c'était un mauvais choix, que van den Brom a débarqué au Sporting en quadragénaire dont le style correspond à l'esprit de l'époque. Un people manager. Un amoureux du Barça, qui voyait plus loin que le seul résultat. Comme on l'a déjà dit dans le passé, à Bruxelles, on a compris que van den Brom ne figurait pas parmi cette lignée d'entraîneurs novateurs. Par Jan Hauspie