Marc Wilmots n'a pas attendu le récent Belgique-Pays de Galles pour comprendre qu'il était un coeur de cible. Il n'est un secret pour personne que ses relations avec le quotidien Het Laatste Nieuws sont sassez orageuses. Vendu à plus de 300.000 exemplaires, le plus grand quotidien belge pèse lourd dans le débat médiatique et crée, plus que d'autres, qui suivent, l'opinion. Ce journal ne rate pas l'occasion de tirer à boulets rouges sur le T1 des Diables, ce qui est son droit si le spectacle ne répond pas à l'attente. Mais s'agit-il de cela ou du désir de scalper le T1 national et d'exister dans le brouhaha médiatique?

La troisième place de la Belgique au ranking mondial est systématiquement remise en question, comme si elle avait été trouvée dans une pochette surprise par le robot Philae sur la comète Tchouri. La théorie selon laquelle les Diables Rouges n'ont affronté qu'un géant ces derniers temps, l'Argentine, relève de l'incapacité de rendre à César ce qui appartient à César: il n'y a plus de petits pays et, sans être la cerise sur le gâteau, loin de là, ce top mondial est un bon baromètre. Si la Belgique y était 45ème, affirmerait-on, pour excuser Wilmots, que cela n'a pas d'importance?

Gerets est tombé dans le piège anti-Wilmots.

Avec le recul, le quart de finale des Belges au Brésil n'est-il pour certains observateurs que du pipi de chat? C'est une façon de discréditer, sciemment dans certains cas, le travail de Wilmots. Pour y arriver, il est de bon ton de surestimer les joueurs. Or, si nous possédons un extra terrestre (Hazard) et trois grands joueurs (Courtois, Kompany, De Bruyne), les autres n'ont pas le niveau de champions du monde.

Eric Gerets, lui, fixe des objectifs aux Diables ("Au moins demi-finalistes du prochain Euro") et ne refuserait pas, dit-il, de reprendre l'équipe nationale car il a "entendu dire que Wilmots ne terminerait pas son contrat". Même le Lion de Rekem est tombé dans le piège et a alimenté les doutes. Décevant, ce manque de retenue, mais il fait la une sur le compte de Wilmots, impuissant face à ce feu adroitement alimenté. Il aurait été préférable de voir un Gerets aussi ambitieux il y a deux ans quand tout était à faire.

Marc Wilmots n'a pas attendu le récent Belgique-Pays de Galles pour comprendre qu'il était un coeur de cible. Il n'est un secret pour personne que ses relations avec le quotidien Het Laatste Nieuws sont sassez orageuses. Vendu à plus de 300.000 exemplaires, le plus grand quotidien belge pèse lourd dans le débat médiatique et crée, plus que d'autres, qui suivent, l'opinion. Ce journal ne rate pas l'occasion de tirer à boulets rouges sur le T1 des Diables, ce qui est son droit si le spectacle ne répond pas à l'attente. Mais s'agit-il de cela ou du désir de scalper le T1 national et d'exister dans le brouhaha médiatique?La troisième place de la Belgique au ranking mondial est systématiquement remise en question, comme si elle avait été trouvée dans une pochette surprise par le robot Philae sur la comète Tchouri. La théorie selon laquelle les Diables Rouges n'ont affronté qu'un géant ces derniers temps, l'Argentine, relève de l'incapacité de rendre à César ce qui appartient à César: il n'y a plus de petits pays et, sans être la cerise sur le gâteau, loin de là, ce top mondial est un bon baromètre. Si la Belgique y était 45ème, affirmerait-on, pour excuser Wilmots, que cela n'a pas d'importance? Avec le recul, le quart de finale des Belges au Brésil n'est-il pour certains observateurs que du pipi de chat? C'est une façon de discréditer, sciemment dans certains cas, le travail de Wilmots. Pour y arriver, il est de bon ton de surestimer les joueurs. Or, si nous possédons un extra terrestre (Hazard) et trois grands joueurs (Courtois, Kompany, De Bruyne), les autres n'ont pas le niveau de champions du monde. Eric Gerets, lui, fixe des objectifs aux Diables ("Au moins demi-finalistes du prochain Euro") et ne refuserait pas, dit-il, de reprendre l'équipe nationale car il a "entendu dire que Wilmots ne terminerait pas son contrat". Même le Lion de Rekem est tombé dans le piège et a alimenté les doutes. Décevant, ce manque de retenue, mais il fait la une sur le compte de Wilmots, impuissant face à ce feu adroitement alimenté. Il aurait été préférable de voir un Gerets aussi ambitieux il y a deux ans quand tout était à faire.