L'annonce a des allures d'uppercut. À tel point que la Pro League, dans les cordes, a pris le temps de la réflexion, résumée dans un tweet bilingue posté peu avant 20h30, ce mercredi: "La Pro League prend connaissance de la décision de la CBAS. La Pro League réagira après le Conseil d'Administration de demain après-midi."

Pas de réaction officielle, depuis, sur les canaux de l'instance qui gère le football professionnel belge. Des murmures en coulisses, par contre, qui affirment que l'objectif pour entamer la saison 2020-2021 reste une formule à seize équipes, avec des play-offs revisités et sans Waasland-Beveren. Surprenant, dans la mesure où l'avocat des Waeslandiens, Tom Rombouts, semblait sûr de lui en déclarant que "la Pro League ne peut plus prendre cette décision, sinon c'est une autre décision déraisonnable. Je ne vois plus que deux options: soit un championnat à 18 équipes, soit à 16 dont Waasland-Beveren."

La Ligue, qui s'est plongée dans les 117 pages du jugement de la CBAS portant sur les plaintes de Waasland-Beveren, du Beerschot et de Westerlo, semble pourtant confiante dans l'optique de revoter la même formule de compétition lors de la prochaine assemblée générale sans risquer un nouveau camouflet des instances. Elle aura lieu, au mieux, huit jours ouvrables après la prochaine réunion du CA.

La CBAS a jugé que la différence de traitement entre la D1A, arrêtée, et la D1B, dont la finale retour doit être jouée, n'avait "aucune justification".

Et de préférence, en évitant de changer l'ordre du jour entre son annonce et le début de la réunion, car le mail du 11 mai annonçant un vote lors de l'AG du 15 pour une saison 2020-2021 avec 18 clubs en D1A a été épinglé par la Cour d'arbitrage comme "une possibilité d'induire en erreur le club sur le débat de sa relégation", avant de revenir à la proposition initiale à 16 dans un mail daté du 15 mai, un peu plus de trois heures avant le début de la réunion décisive. Ce cafouillage n'est pas pour autant à la source de la décision de la Cour d'arbitrage.

La raison majeure, c'est que la CBAS s'est prononcée en même temps que l'Autorité belge de la concurrence, et donc sans connaître son verdict, qui n'a pas donné raison aux Waeslandiens. Dans les pages du jugement rendu par la CBAS, on lit ainsi que la motivation majeure des arbitres pour refuser la relégation de Waasland-Beveren est l'inégalité de traitement entre la D1A et la D1B, puisque la première a été arrêtée à une journée de la fin alors que la seconde reçoit l'autorisation d'encore jouer la finale retour du barrage pour la montée. La CBAS mentionne qu'elle ne voit "aucune justification, et encore moins une justification raisonnable, pour cette différence de traitement."

Le fait que Waasland-Beveren freine face à la possibilité de disputer la trentième journée ne joue pas en la faveur des Waeslandiens.

Dans le chef de la Pro League, on souhaite donc représenter le même projet, mais en le blindant d'arguments plus solides. Notamment en précisant la différence sensible entre une finale disputée en aller-retour (et donc bouclée à 50%) et une phase classique interrompue au bout de 29 des 30 journées (soit 96,6% de la compétition).

Mais, surtout, en s'appuyant sur le verdict rendu par l'Autorité belge de la concurrence, qui avait finalement pris le contrepied de la recommandation de son auditeur quand elle s'est aperçue que Waasland-Beveren mettait tout en oeuvre pour ne pas disputer la trentième journée de championnat, qui aurait pu lui permettre de se sauver, mais aussi acter une relégation bien plus justifiée.

Un argument qui pourrait bien changer la donne, pour autant que la Pro League parvienne à nouveau à mobiliser une majorité suffisante pour entériner une seconde fois le format validé par son assemblée générale le 15 mai dernier.

L'annonce a des allures d'uppercut. À tel point que la Pro League, dans les cordes, a pris le temps de la réflexion, résumée dans un tweet bilingue posté peu avant 20h30, ce mercredi: "La Pro League prend connaissance de la décision de la CBAS. La Pro League réagira après le Conseil d'Administration de demain après-midi."Pas de réaction officielle, depuis, sur les canaux de l'instance qui gère le football professionnel belge. Des murmures en coulisses, par contre, qui affirment que l'objectif pour entamer la saison 2020-2021 reste une formule à seize équipes, avec des play-offs revisités et sans Waasland-Beveren. Surprenant, dans la mesure où l'avocat des Waeslandiens, Tom Rombouts, semblait sûr de lui en déclarant que "la Pro League ne peut plus prendre cette décision, sinon c'est une autre décision déraisonnable. Je ne vois plus que deux options: soit un championnat à 18 équipes, soit à 16 dont Waasland-Beveren."La Ligue, qui s'est plongée dans les 117 pages du jugement de la CBAS portant sur les plaintes de Waasland-Beveren, du Beerschot et de Westerlo, semble pourtant confiante dans l'optique de revoter la même formule de compétition lors de la prochaine assemblée générale sans risquer un nouveau camouflet des instances. Elle aura lieu, au mieux, huit jours ouvrables après la prochaine réunion du CA. Et de préférence, en évitant de changer l'ordre du jour entre son annonce et le début de la réunion, car le mail du 11 mai annonçant un vote lors de l'AG du 15 pour une saison 2020-2021 avec 18 clubs en D1A a été épinglé par la Cour d'arbitrage comme "une possibilité d'induire en erreur le club sur le débat de sa relégation", avant de revenir à la proposition initiale à 16 dans un mail daté du 15 mai, un peu plus de trois heures avant le début de la réunion décisive. Ce cafouillage n'est pas pour autant à la source de la décision de la Cour d'arbitrage.La raison majeure, c'est que la CBAS s'est prononcée en même temps que l'Autorité belge de la concurrence, et donc sans connaître son verdict, qui n'a pas donné raison aux Waeslandiens. Dans les pages du jugement rendu par la CBAS, on lit ainsi que la motivation majeure des arbitres pour refuser la relégation de Waasland-Beveren est l'inégalité de traitement entre la D1A et la D1B, puisque la première a été arrêtée à une journée de la fin alors que la seconde reçoit l'autorisation d'encore jouer la finale retour du barrage pour la montée. La CBAS mentionne qu'elle ne voit "aucune justification, et encore moins une justification raisonnable, pour cette différence de traitement."Dans le chef de la Pro League, on souhaite donc représenter le même projet, mais en le blindant d'arguments plus solides. Notamment en précisant la différence sensible entre une finale disputée en aller-retour (et donc bouclée à 50%) et une phase classique interrompue au bout de 29 des 30 journées (soit 96,6% de la compétition). Mais, surtout, en s'appuyant sur le verdict rendu par l'Autorité belge de la concurrence, qui avait finalement pris le contrepied de la recommandation de son auditeur quand elle s'est aperçue que Waasland-Beveren mettait tout en oeuvre pour ne pas disputer la trentième journée de championnat, qui aurait pu lui permettre de se sauver, mais aussi acter une relégation bien plus justifiée. Un argument qui pourrait bien changer la donne, pour autant que la Pro League parvienne à nouveau à mobiliser une majorité suffisante pour entériner une seconde fois le format validé par son assemblée générale le 15 mai dernier.