Arnaut Danjuma Groeneveld à propos...

...des médias et la confiance en soi : "Les médias mentent et amplifient les choses. Cela finit par vous poursuivre. Je m'en suis rendu compte. On a dit que j'étais difficile, arrogant. J'ai arrêté de lire. Ces gens ne me connaissent pas, ils me jugent sur mon aspect extérieur. Les gens ne sont pas toujours tels qu'on les voit. Je n'accorde aucune importance à ces avis. Avant, je cherchais la reconnaissance. Mais en vieillissant, j'ai changé. Le besoin de reconnaissance s'est transformé en confiance. Je sais que je suis un bon joueur, je me concentre sur mes qualités et plus sur ce que les autres disent."

...de l'injustice : "Pour ne parler que de football, je crois avoir eu affaire à pas mal d'injustice et de politique. J'ai longtemps dû me battre. Au PSV, je ne jouais pas mais ça n'avait rien à voir avec mes qualités. Les entraîneurs me disaient qu'ils voulaient m'aligner mais qu'on les en empêchait. En football, c'est parfois la politique qui décide si quelqu'un joue ou pas, surtout au plus haut niveau. On fait attention à des choses qui n'ont rien à voir avec le football. Au PSV, on a proposé un contrat à tout le monde, sauf à moi. Alors que j'estimais - et les entraîneurs le disaient aussi - que j'étais suffisamment bon et que je le méritais. En dehors du football aussi, je viens de loin. Quand vos équipiers arrivent au stade en Mercedes et que vous repartez en train... ça fait mal. Surtout pour quelqu'un de fier comme moi."

...de son choix de jouer au Club Bruges : "De grands clubs néerlandais se sont renseignés mais j'ai opté pour le Club Bruges. Des clubs allemands, anglais et français étaient aussi intéressés. J'ai suivi mon feeling, comme toujours. Je ne peux pas vous expliquer comment ça fonctionne mais ici ça a marché. Le Club Bruges me voulait vraiment et j'ai aimé ça. Quand je suis arrivé, tout était très clair pour moi. Par rapport aux autres clubs intéressés, dont Manchester City, c'est ici que je peux le plus évoluer."

...de son rapport à l'argent : "Je pense qu'aucun joueur ne vous dira que ça ne compte pas mais je n'y accorde pas trop d'importance non plus. Tout ce qui est matériel casse ou vieillit et on n'a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. Je travaille aussi pour m'offrir les choses que j'aime. Un bon contrat, c'est bien et ça me permet d'aider ma famille. Mais ma priorité, c'est mon évolution. Avoir beaucoup d'argent et ne pas jouer, très peu pour moi.

...de la religion : "Beaucoup de gens pensent que je me suis converti mais je suis musulman depuis la naissance. Mon père s'est converti pour se marier avec ma mère. Elle est plus religieuse que lui. Après, c'était à nous de choisir comment nous voulions vivre notre foi. Si l'un d'entre nous voulait devenir juif, il le devenait. Et si l'autre voulait être chrétien, pareil. C'est comme ça que ça doit fonctionner, d'ailleurs. Avant, j'étais musulman mais pas pratiquant. Petit, j'ai vu beaucoup de choses. Ça me trottait dans la tête, je me posais des questions et je cherchais une réponse mais j'avais surtout besoin de sérénité. J'étais très agité. La foi m'a apporté cette sérénité. Je prie cinq fois par jour et je lis des récits du Coran qui me donnent confiance. J'ai vraiment découvert ma foi. L'islam, c'est mon choix."

Par Mayke Wijnen

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Arnaut Danjuma Groeneveld dans votre Sport/Foot Magazine

Arnaut Danjuma Groeneveld à propos......des médias et la confiance en soi : "Les médias mentent et amplifient les choses. Cela finit par vous poursuivre. Je m'en suis rendu compte. On a dit que j'étais difficile, arrogant. J'ai arrêté de lire. Ces gens ne me connaissent pas, ils me jugent sur mon aspect extérieur. Les gens ne sont pas toujours tels qu'on les voit. Je n'accorde aucune importance à ces avis. Avant, je cherchais la reconnaissance. Mais en vieillissant, j'ai changé. Le besoin de reconnaissance s'est transformé en confiance. Je sais que je suis un bon joueur, je me concentre sur mes qualités et plus sur ce que les autres disent."...de l'injustice : "Pour ne parler que de football, je crois avoir eu affaire à pas mal d'injustice et de politique. J'ai longtemps dû me battre. Au PSV, je ne jouais pas mais ça n'avait rien à voir avec mes qualités. Les entraîneurs me disaient qu'ils voulaient m'aligner mais qu'on les en empêchait. En football, c'est parfois la politique qui décide si quelqu'un joue ou pas, surtout au plus haut niveau. On fait attention à des choses qui n'ont rien à voir avec le football. Au PSV, on a proposé un contrat à tout le monde, sauf à moi. Alors que j'estimais - et les entraîneurs le disaient aussi - que j'étais suffisamment bon et que je le méritais. En dehors du football aussi, je viens de loin. Quand vos équipiers arrivent au stade en Mercedes et que vous repartez en train... ça fait mal. Surtout pour quelqu'un de fier comme moi."...de son choix de jouer au Club Bruges : "De grands clubs néerlandais se sont renseignés mais j'ai opté pour le Club Bruges. Des clubs allemands, anglais et français étaient aussi intéressés. J'ai suivi mon feeling, comme toujours. Je ne peux pas vous expliquer comment ça fonctionne mais ici ça a marché. Le Club Bruges me voulait vraiment et j'ai aimé ça. Quand je suis arrivé, tout était très clair pour moi. Par rapport aux autres clubs intéressés, dont Manchester City, c'est ici que je peux le plus évoluer."...de son rapport à l'argent : "Je pense qu'aucun joueur ne vous dira que ça ne compte pas mais je n'y accorde pas trop d'importance non plus. Tout ce qui est matériel casse ou vieillit et on n'a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. Je travaille aussi pour m'offrir les choses que j'aime. Un bon contrat, c'est bien et ça me permet d'aider ma famille. Mais ma priorité, c'est mon évolution. Avoir beaucoup d'argent et ne pas jouer, très peu pour moi. ...de la religion : "Beaucoup de gens pensent que je me suis converti mais je suis musulman depuis la naissance. Mon père s'est converti pour se marier avec ma mère. Elle est plus religieuse que lui. Après, c'était à nous de choisir comment nous voulions vivre notre foi. Si l'un d'entre nous voulait devenir juif, il le devenait. Et si l'autre voulait être chrétien, pareil. C'est comme ça que ça doit fonctionner, d'ailleurs. Avant, j'étais musulman mais pas pratiquant. Petit, j'ai vu beaucoup de choses. Ça me trottait dans la tête, je me posais des questions et je cherchais une réponse mais j'avais surtout besoin de sérénité. J'étais très agité. La foi m'a apporté cette sérénité. Je prie cinq fois par jour et je lis des récits du Coran qui me donnent confiance. J'ai vraiment découvert ma foi. L'islam, c'est mon choix."Par Mayke WijnenRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Arnaut Danjuma Groeneveld dans votre Sport/Foot Magazine