"Passer l'hiver en Ligue des Champions a été pour moi comme pour Gand une expérience empreinte d'émotions. Nul n'imaginait que nous serions capables de nous qualifier pour cette étape. En outre, c'était la première fois que nous nous produisions à ce niveau et ça rendait cette primeur encore plus belle. Quand l'hymne de la Ligue des Champions a retenti pour la première fois à la Ghelamco Arena, contre l'Olympique Lyon, j'en ai eu la chair de poule. J'ai rapidement constaté à quel point la puissance était importante au niveau européen. Les arbitres sifflent moins vite une faute. La Ligue des Champions a aussi constitué la vitrine parfaite pour un transfert à l'étranger. Ma participation m'a certainement aidé à obtenir un transfert à Watford via l'Udinese. Notre élimination en huitièmes de finale contre le VfL Wolfsburg constitue une occasion ratée, d'autant que nous avons été trop vite menés 0-3 à domicile. Nous aurions pu arracher un petit extra.

La catastrophe aérienne qui a décimé l'équipe brésilienne de Chapecoense est un événement choquant. Ici, en Italie, nous prenons l'avion presque chaque semaine. Du coup, sans vouloir sombrer dans le fatalisme, on est davantage marqué par ce crash. Ça peut arriver à n'importe qui. Cependant, je n'ai pas peur de l'avion. La beauté du sport réside aussi dans le fait qu'un tel drame unit les gens. Notre noyau compte six Brésiliens, qui ont été très touchés par ce drame.

Quand il y a une minute de silence, je pense toujours à Gregory Mertens , mon cousin, qui est décédé d'un arrêt cardiaque à 24 ans, le 30 avril 2015. J'ai également eu une pensée pour mon grand-père, récemment décédé. Il était présent quand j'ai reçu le Soulier d'Or et a joué un rôle important dans ma carrière sportive. Mais la vie continue. Se retirer dans son coin ne sert à rien. Mes proches ne l'auraient pas voulu non plus, d'ailleurs. Il faut reprendre le cours de sa vie, continuer à avancer."

Par Frédéric Vanheule

"Passer l'hiver en Ligue des Champions a été pour moi comme pour Gand une expérience empreinte d'émotions. Nul n'imaginait que nous serions capables de nous qualifier pour cette étape. En outre, c'était la première fois que nous nous produisions à ce niveau et ça rendait cette primeur encore plus belle. Quand l'hymne de la Ligue des Champions a retenti pour la première fois à la Ghelamco Arena, contre l'Olympique Lyon, j'en ai eu la chair de poule. J'ai rapidement constaté à quel point la puissance était importante au niveau européen. Les arbitres sifflent moins vite une faute. La Ligue des Champions a aussi constitué la vitrine parfaite pour un transfert à l'étranger. Ma participation m'a certainement aidé à obtenir un transfert à Watford via l'Udinese. Notre élimination en huitièmes de finale contre le VfL Wolfsburg constitue une occasion ratée, d'autant que nous avons été trop vite menés 0-3 à domicile. Nous aurions pu arracher un petit extra.La catastrophe aérienne qui a décimé l'équipe brésilienne de Chapecoense est un événement choquant. Ici, en Italie, nous prenons l'avion presque chaque semaine. Du coup, sans vouloir sombrer dans le fatalisme, on est davantage marqué par ce crash. Ça peut arriver à n'importe qui. Cependant, je n'ai pas peur de l'avion. La beauté du sport réside aussi dans le fait qu'un tel drame unit les gens. Notre noyau compte six Brésiliens, qui ont été très touchés par ce drame.Quand il y a une minute de silence, je pense toujours à Gregory Mertens , mon cousin, qui est décédé d'un arrêt cardiaque à 24 ans, le 30 avril 2015. J'ai également eu une pensée pour mon grand-père, récemment décédé. Il était présent quand j'ai reçu le Soulier d'Or et a joué un rôle important dans ma carrière sportive. Mais la vie continue. Se retirer dans son coin ne sert à rien. Mes proches ne l'auraient pas voulu non plus, d'ailleurs. Il faut reprendre le cours de sa vie, continuer à avancer."Par Frédéric Vanheule