"Usain Bolt est toujours là, présent, au top, quand le monde entier l'attend. Rien que ça, c'est très compliqué. Le gars subit une pression infernale à chaque grande compétition mais il ne se troue jamais. J'ai la chance de le connaître un peu. Quel personnage ! Il venait parfois au Bayern parce qu'il se faisait soigner par le médecin du club, le fameux Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt . Humainement, je mets Bolt un peu sur le même pied que Franck Ribéry. Il n'arrêtait pas de rigoler, de déconner. Cool comme on le voit avant le départ d'une course. Il arrivait dans la peau du sprinter le plus rapide de tous les temps mais c'était un gamin insouciant au milieu de nous.

Et puis, balle au pied, il n'était pas mal du tout. Quand on dit qu'il aurait pu faire une carrière de footballeur, je confirme que ça aurait pu ! Attaquant de pointe, sans doute. Il faisait l'un ou l'autre entraînement avec nous. On le lançait en profondeur, il démarrait avec cinq mètres de retard et arrivait devant le gardien avec quatre mètres d'avance. En baskets, parce qu'il s'entraînait en baskets de course...

Quand je le regardais courir aux Jeux de Rio, je continuais à me demander quelle était sa meilleure spécialité. Sur 100 mètres ? Il est intenable. Seul ou en relais. Sur 200 ? Pareil. On dit qu'il pourrait passer au 400, et quand je le vois, j'ai l'impression que sa pointe de vitesse, il pourrait la tenir sur un tour complet, tellement ça semble simple pour lui de faire mouliner ses grandes jambes. Il donne une impression d'aisance qu'on voit rarement au plus haut niveau. Comme si, pour lui, ce n'était même pas douloureux physiquement d'être l'homme le plus rapide de la Terre. J'admire beaucoup les cyclistes, j'ai été touché en voyant Nafissatou Thiam à Rio, mais Bolt, c'est encore une autre catégorie : le gars me fascine."

Par Pierre Danvoye

"Usain Bolt est toujours là, présent, au top, quand le monde entier l'attend. Rien que ça, c'est très compliqué. Le gars subit une pression infernale à chaque grande compétition mais il ne se troue jamais. J'ai la chance de le connaître un peu. Quel personnage ! Il venait parfois au Bayern parce qu'il se faisait soigner par le médecin du club, le fameux Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt . Humainement, je mets Bolt un peu sur le même pied que Franck Ribéry. Il n'arrêtait pas de rigoler, de déconner. Cool comme on le voit avant le départ d'une course. Il arrivait dans la peau du sprinter le plus rapide de tous les temps mais c'était un gamin insouciant au milieu de nous.Et puis, balle au pied, il n'était pas mal du tout. Quand on dit qu'il aurait pu faire une carrière de footballeur, je confirme que ça aurait pu ! Attaquant de pointe, sans doute. Il faisait l'un ou l'autre entraînement avec nous. On le lançait en profondeur, il démarrait avec cinq mètres de retard et arrivait devant le gardien avec quatre mètres d'avance. En baskets, parce qu'il s'entraînait en baskets de course...Quand je le regardais courir aux Jeux de Rio, je continuais à me demander quelle était sa meilleure spécialité. Sur 100 mètres ? Il est intenable. Seul ou en relais. Sur 200 ? Pareil. On dit qu'il pourrait passer au 400, et quand je le vois, j'ai l'impression que sa pointe de vitesse, il pourrait la tenir sur un tour complet, tellement ça semble simple pour lui de faire mouliner ses grandes jambes. Il donne une impression d'aisance qu'on voit rarement au plus haut niveau. Comme si, pour lui, ce n'était même pas douloureux physiquement d'être l'homme le plus rapide de la Terre. J'admire beaucoup les cyclistes, j'ai été touché en voyant Nafissatou Thiam à Rio, mais Bolt, c'est encore une autre catégorie : le gars me fascine."Par Pierre Danvoye