Mon moment le plus marquant de cette étrange année remonte au match entre Ostende et Genk, le 7 mars. Je ne me souviens pas du résultat, mais je me rappelle très bien des différentes réactions aperçues dans la salle de presse. Cette personne qui tend la main, l'autre qui la retire, avec une forme de terreur dans le regard. Sur le chemin de la tribune de presse, il fallait passer par des rangées de supporters, car le stade était bien rempli. Normal, c'était un match de championnat, un bonheur simple comme on le vivait chaque semaine.

Rien, absolument rien ne laissait alors penser que nous ne ferions plus l'expérience d'une telle ambiance pour le reste de l'année. Une semaine formidable, bien que chargée, venait de se terminer, avec la clôture du numéro spécial consacré au quarantième anniversaire du magazine, mais elle prenait tout à coup une autre dimension.

Le lendemain du match, on commençait à se rendre compte de l'ampleur de la situation et de la rapidité avec laquelle la pandémie nous tombait dessus. C'était d'autant plus visible au moment de consulter des sites web italiens, annonçant qu'un certain nombre de matches n'auraient pas lieu parce que les chiffres quotidiens de décès dans la Botte augmentaient rapidement et qu'un lockdown était sur le point d'être décrété. Un mot dont je ne connaissais pas le sens à l'époque.

Pour moi, c'était ça, LE moment de l'année, ce basculement où la vie ordinaire telle que nous l'avons toujours connue a brutalement été mise entre parenthèses. Et qu'un nouveau chapitre a commencé.

Mon moment le plus marquant de cette étrange année remonte au match entre Ostende et Genk, le 7 mars. Je ne me souviens pas du résultat, mais je me rappelle très bien des différentes réactions aperçues dans la salle de presse. Cette personne qui tend la main, l'autre qui la retire, avec une forme de terreur dans le regard. Sur le chemin de la tribune de presse, il fallait passer par des rangées de supporters, car le stade était bien rempli. Normal, c'était un match de championnat, un bonheur simple comme on le vivait chaque semaine. Rien, absolument rien ne laissait alors penser que nous ne ferions plus l'expérience d'une telle ambiance pour le reste de l'année. Une semaine formidable, bien que chargée, venait de se terminer, avec la clôture du numéro spécial consacré au quarantième anniversaire du magazine, mais elle prenait tout à coup une autre dimension. Le lendemain du match, on commençait à se rendre compte de l'ampleur de la situation et de la rapidité avec laquelle la pandémie nous tombait dessus. C'était d'autant plus visible au moment de consulter des sites web italiens, annonçant qu'un certain nombre de matches n'auraient pas lieu parce que les chiffres quotidiens de décès dans la Botte augmentaient rapidement et qu'un lockdown était sur le point d'être décrété. Un mot dont je ne connaissais pas le sens à l'époque.Pour moi, c'était ça, LE moment de l'année, ce basculement où la vie ordinaire telle que nous l'avons toujours connue a brutalement été mise entre parenthèses. Et qu'un nouveau chapitre a commencé.