KARIM BELHOCINE DOIT-IL REINTRODUIRE NICOLAS PENNETEAU DANS LES BUTS ?

Quatre matches, deux victoires, autant de bourdes, mais un penalty arrêté qui aura mis fin à la terrible série carolo. Le bilan de Remy Descamps après ses 120 premières minutes disputées en tant que Zèbre n'est ni exceptionnel ni dramatique. Or, il se murmure de plus en plus que c'est bien Nicolas Penneteau qui pourrait faire son retour dans les cages carolos ce vendredi pour la réception d'Anderlecht.
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Quatre matches, deux victoires, autant de bourdes, mais un penalty arrêté qui aura mis fin à la terrible série carolo. Le bilan de Remy Descamps après ses 120 premières minutes disputées en tant que Zèbre n'est ni exceptionnel ni dramatique. Or, il se murmure de plus en plus que c'est bien Nicolas Penneteau qui pourrait faire son retour dans les cages carolos ce vendredi pour la réception d'Anderlecht. Oublié le jeu au pied convaincant du Français, qui avait attiré les regards contre Waasland-Beveren (0-2, le 2 décembre) et le penalty arrêté devant Pelé Mboyo contre Courtrai (0-0, le 7 décembre), les deux dernières sorties (1-2 à Saint-Trond, le 12 décembre et 3-4 au Cercle trois jours plus tard) du portier formé au PSG auraient-elle déjà rebattu les cartes ? Et fait apparaître les doutes quant à la capacité de l'ancien numéro 2 de Penneteau d'assumer durablement la pression liée au poste de titulaire ? Du choix posé par Karim Belhocine ce soir naîtra une conclusion. Peut-être plusieurs. Si Descamps est écarté, on imagine mal le Français résister à ce qui s'assimilerait à un désaveu, et un départ dès le prochain mercato deviendrait une issue probable. Dans le même temps, Nicolas Penneteau officierait lui avec une pression nouvelle sur les épaules s'il était réintégré dans le onze. Que se passerait-il, dès lors, si le futur quadragénaire venait à se compromettre d'ici au mercato ? Charleroi serait-il contraint d'investir dans un nouveau numéro 1 ? Toutes ces questions étaient encore inexistantes il y a un mois, mais pourraient faire l'actu carolo des prochaines semaines si Belhocine changeait, ce soir, son fusil d'épaule. Vous avez dit cas de conscience ? La composition bruxelloise de Vincent Kompany sera au moins aussi scrutée que celle de Karim Belhocine ce soir, sur le coup de 19h45, à une heure du coup d'envoi du choc de cette 17e journée. Peut-être parce que pour la première fois depuis bien longtemps, la logique voudrait que Vince The Coach ne change rien ou presque à son onze. Le récent six sur six des Mauves a enfin amené quelques certitudes et avec elles son lot d'indispensables. Si on ne touche plus depuis longtemps à l'axe central bruxellois (seule une absence prolongée de Matt Miazga permettrait à Lucas Lissens d'être confirmé aux côtés de Hannes Delcroix), la présence ou non de Josh Cullen, indépendamment de tout critère physique, dans l'équipe de départ dira beaucoup des ambitions de jeu des visiteurs. L'excellent match d'Ait El Hadj contre Ostende (2-1, le 15 décembre) plaide pour lui, mais avec Cullen, par ailleurs très bon lui aussi il y a une semaine contre Genk (1-0, le 11 décembre), Kompany sait qu'il s'offre un guerrier au milieu, dans un match où l'on se doute que l'engagement et les duels gagnés seront l'une des clés du succès. Si Anderlecht a abandonné la possession à son adversaire depuis de nombreuses semaines, ce n'est pas aux Carolos qu'ils réussiront cette fois à refiler la patate chaude. Les Zèbres se sont érigés depuis le début de saison comme l'une des meilleures équipes de contre du Royaume et ne changeront pas leur fusil d'épaule pour faire plaisir à Vincent Kompany. Si Anderlecht veut assumer son rang et ses ambitions footballistiques du début de saison, il aura plus facile à le faire avec l'inspiré Ait El Hadj dans son triangle médian. Mais les Mauves sont devenus pragmatiques avec le temps. Et c'est là un bon point pour Josh Cullen. Pelé Mboyo, Jelle Vossen, Obbi Oularé, Cyriel Dessers, Gianni Bruno ou Daan Heymans, voire Laurent Depoitre ou Landry Dimata, c'est vrai que vu comme ça, la concurrence a déjà été plus rude au sommet de l'échiquier du football belge. Il n'en reste pas moins que la réponse à la question de savoir si Charles De Ketelaere est bien le meilleur attaquant belge du championnat à l'heure actuelle ne souffre d'aucune contestation.Oui, et c'est inquiétant, le meilleur attaquant belge de Pro League n'a scoré qu'une fois cette saison en championnat (à Zulte, le 20 septembre). Cela dit beaucoup des soucis à venir à moyen terme pour assurer la succession de Romelu Lukaku en équipe nationale, mais cela dit aussi tellement de choses sur la polyvalence d'un joueur encore aligné à l'arrière gauche fin novembre par Philippe Clément à l'occasion d'un déplacement à Mouscron (0-0, le 28 novembre). Depuis, Charles De Ketelaere s'est fait spontanément une place à la pointe du système des Blauw en Zwart. Un peu parce que Clément a envoyé Youssouph Badji et Michael Krmencik (surtout) sur une voie de garage, beaucoup parce que ses décrochages, sa lecture du jeu et son sens du ballon ont instinctivement rapproché CDK du but adverse. Ses statistiques ne gonflent pas encore, à part en C1, mais le fait que Charles De Ketelaere, ses 192 centimètres et ses dribbles élégants, postulent déjà au titre de meilleur attaquant belge du Royaume dans le club le plus concurrentiel de Pro League à seulement 19 ans suffit à comprendre la valeur montante du joueur.