Le procureur fédéral Kris Wagner en a assez des incidents provoqués par les supporters malinois. Semaine après semaine, il doit poursuivre le FC Malines après l'emploi de matériel pyrotechnique par ses supporters. Mardi, l'ancien président Johan Timmermans a dû se rendre au siège fédéral. Cette fois, en raison des feux de Bengale allumés dans le décision match pour la promotion en D1A contre Beerschot Wilrijk (2-1) le 16 mars. Le rapport de l'arbitre Visser a fait état de "nombreuses irrégularités". Les supporters malinois auraient jeté des fumigènes dans les compartiments des partisans du Beerschot Wilrijk. Wagner a été strict et a réclamé un match à huis clos et l'amende maximale de 5.000 euros. La commission des litiges a été un peu moins sévère, puisque le match à huis clos bénéficie d'un sursis. En cas de prochaine infraction similaire, la sanction pourra devenir effective. Le sursis expire le 9 avril 2020. "La défense n'a apporté aucun élément montrant des mesures spécifiques ou structurelles contre l'utilisation de matériel pyrotechnique. Le FC Malinois a un passé chargé en irrégularités graves. Apparemment, il n'est pas question d'amélioration. Une peine sévère est donc nécessaire", a estimé la commission des litiges dans sa décision. Au cours du même match, Gert Aerts, directeur marketing et commercial du FC Malines, aurait délibérément poussé le délégué du match Fernand Meese. Il prenait à ce moment-là des photos des incidents des supporters. Le procureur fédéral Wagner avait requis une amende de 2.500 euros et une interdiction de stade d'un an pour Aerts, mais Aerts a été blanchi faute de preuves. "Il n'y a pas d'images pour confirmer ou réfuter la déclaration. M. Meese fonde les allégations sur de fortes suspicions, mais ne peut pas les étayer", indique la décision. (Belga)