Du coup, on en a déduit qu'il allait quitter les Blauwen Zwart. C'est que Leko, qui a ensuite tempéré ses propos, n'a pas été invité à discuter d'une prolongation de contrat. La direction préfère attendre. C'est sans doute pour ça que le Croate prend les devants. Il pourra ainsi quitter paisiblement le stade Jan Breydel. Éventuellement avec un deuxième titre consécutif.
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Du coup, on en a déduit qu'il allait quitter les Blauwen Zwart. C'est que Leko, qui a ensuite tempéré ses propos, n'a pas été invité à discuter d'une prolongation de contrat. La direction préfère attendre. C'est sans doute pour ça que le Croate prend les devants. Il pourra ainsi quitter paisiblement le stade Jan Breydel. Éventuellement avec un deuxième titre consécutif. Il n'empêche qu'Ivan Leko a commis un faux-pas malheureux dans cette phase de la compétition. Cela risque de dominer les débats dans les semaines à venir. Ces derniers mois, il ressentait un manque de confiance autour de lui. Par moments, l'entraîneur brugeois paraissait crier pour réclamer de la reconnaissance, comme à l'issue du match contre le Racing Genk, quand il s'est attribué le mérite de la belle prestation de son équipe. En coulisses, les rumeurs selon lesquelles le Club Bruges ne le conservera pas sont de plus en plus tenaces. Les relations de l'entraîneur avec une partie de la direction ne sont plus très bonnes. Pourtant, en début de saison, on lui a soumis une offre nettement plus intéressante financièrement mais il n'a pas accepté. Quelque chose s'est-il alors brisé ? S'est-il surestimé, d'un coup ? Au début, Ivan Leko a été une révélation à Bruges. Il a poursuivi sur les bases posées par Michel Preud'homme et a frappé par son calme et sa sérénité. Leko a travaillé d'arrache-pied, avec passion, sans jamais se pavaner. Dès qu'il avait trouvé la bonne composition de terrain, il offrait un soutien aux joueurs. Pas de rotation mais la force de la clarté. Il a ainsi convaincu tout le monde. On a un temps douté de lui pendant les PO1, quand le moteur du Club a toussoté, mais Leko est resté en selle. Et a enlevé le titre. Ivan Leko a-t-il perdu toutes ses qualités ? Non, bien sûr. Il a continué à suivre sa voie, prônant toujours le même évangile, avec les mêmes méthodes et le même fanatisme. Il a toujours imposé sa volonté, sans écouter quiconque. Même pas quand on lui a reproché certains choix erronés. Le titre a gonflé l'assurance d'Ivan Leko. Pourtant, cette saison, il a souvent été moins convaincant. Dans ses conférences de presse, il a souvent multiplié les clichés. Il n'a pas trouvé de réelle explication à l'irrégularité du Club et il s'est fait siffler quelques fois lors de ses remplacements. À d'autres moments, il a félicité ses joueurs et les a même applaudis de la ligne de touche. Leko était convaincu d'une chose : le Club Bruges serait présent au rendez-vous des PO1. Il l'a répété suite à la pénible défaite à domicile contre Mouscron, alors que le Club a eu moins de possession de ballon que les Hennuyers. Le match contre Gand démontre que les prévisions d'Ivan Leko étaient justes, pour le moment du moins. Le Club Bruges a submergé les Buffalos par son jeu convaincant et ses flancs virevoltants. Le noyau ne s'est pas laissé décontenancer par le voile qu'a subitement jeté son entraîneur sur son avenir. Le vestiaire recèle suffisamment de leaders pour diriger l'équipe. Surtout dans les grands matches. Or, tous les matches de PO1 sont des affiches. On verra ce jeudi à Anderlecht si le Club est capable de poursuivre sur sa lancée en déplacement. Les Mauves ont été médiocres à Genk. Leur défense a été peu fiable alors qu'elle semblait avoir retrouvé sa sécurité ces dernières semaines. Les Limbourgeois n'ont pas raté leurs débuts en PO1. Il semble même qu'ils soient moins prévisibles sans Alejandro Pozuelo. Évidemment, le départ de l'Espagnol n'a pas piqué l'équipe au vif pour la cause. On tire trop vite des conclusions sur base de 90 minutes de jeu.