Le un sur six récolté contre Ostende et Mouscron, des adversaires abordables, risque de tiédir l'emballement provoqué par Vincent Kompany et le nouvel Anderlecht. L'équipe ne semble pas en mesure de reproduire le football spectaculaire de la préparation et Kompany commence probablement à comprendre qu'il possède une volée de joueurs qui ne conviennent pas à son système.

Sven Kums, Adrien Trebel et Thomas Didillon, des piliers la saison passée, ont glissé en bas de la hiérarchie et la liste des joueurs non désirables ne cesse de s'allonger. Ce manque de clarté suscite l'inquiétude. En l'espace d'une semaine, certains disparaissent de l'équipe de base et se retrouvent sur le banc, voire en tribune. Les managers ont le sentiment que les dirigeants ont une idée bien claire en tête : tout le monde est vendable, à peu de choses près.

Yari Verschaeren est une des rares exceptions. Mais les autres sont monnayables et le management veut utiliser ces nouveaux capitaux pour enrôler les footballeurs que Kompany veut vraiment. À Mouscron, ce sont surtout Elias Cobbaut et Alexis Saelemaekers qui ont fait les frais de l'opération. Edo Kayembe et Siebe Dewaele étaient alignés à leurs positions respectives.

Au Canonnier, Kompany voulait débuter avec Othman El Kababri à l'arrière gauche mais le jeune homme de 19 ans étant blessé, Kayembe a été titularisé. Toutefois, le principal chantier se situe en attaque. Tant que les Mauves n'ont pas de véritable neuf, toute la pression repose sur les épaules de Jérémy Doku et Francis Amuzu.

L'adversaire n'a pas trop de difficultés à s'adapter. Les arrières latéraux savent qu'ils souffriront en début de match contre ce duo rapide mais le football des Bruxellois est tellement prévisible qu'ils savent parfaitement quelles zones couvrir. Comme les arrières latéraux anderlechtois ont quasi reçu l'interdiction de monter, le jeu d'Anderlecht ne compte aucun effet de surprise.

Le système de Kompany passe au-dessus de la tête de la plupart des joueurs mais le fait est que Vince fera peu de concessions.