Jolien D'hoore et Lotte Kopecky? Absentes, vu leur manque d'aptitudes aux parcours montagneux et donc à la la longue côte vers Igls. Les rôles, tels que définis par le sélectionneur Ludwig Willems: deux leaders (Sofie De Vuyst et Githa Michiels), deux équipières (Valerie Demey et Kaat Hannes), et deux électrons libres (la jeune Kelly Van den Steen et Julie Van de Velde). La tactique: "suivre, suivre, encore et toujours suivre." "Ce n'est pas à nous de faire la course", indique en effet Willems. "On en est d'ailleurs de toute façon pas capables. Il faut être réaliste. On ne va pas contester le titre aux meilleures grimpeuses du monde, et certaines dans nos rangs vont ramer loin derrière la bouche ouverte, à la recherche d'un troisième ou quatrième souffle. Mais on va essayer de réaliser une prestation collective aussi satisfaisante que possible. Un peu comme à l'Euro où Kaat (Hannes, ndlr) avait fini septième grâce à un beau et efficace travail d'équipe. Je ne doute pas que le groupe retenu a un beau potentiel. Il n'est pas au top niveau mondial mais juste en-dessous. Maintenant on ne va pas risquer des pronostics et se fixer des objectifs précis. On va simplement faire de son mieux pour rester au contact, et survivre aux diverses accélérations..." De Vuyst a impressionné tout au long de la préparation, mais aussi Michiels. "Elle a le profil pour ce genre de course où l'endurance est un atout majeur", estime Willems. "Des filles explosives et puissantes comme elles sont prêtes à mourir cent fois en cours de route, sans jamais rendre les armes. Elles se battent et vont jusqu'au bout", conclut-il. (Belga)