Les victoires contre les Buffalos sont passées par là : cela fait déjà quelques mois que le 3-4-2-1 ne fait plus peur à Michel Preud'homme. Le coach brugeois a résolu l'équation d'Hein Vanhaezebrouck avec un pressing agressif sur le milieu de terrain et un jeu rapidement orienté sur les côtés à la récupération, magnifié par la vitesse d'exécution et la justesse des déviations d'Hans Vanaken dans la course d'ailiers rapides.

Les idées claires de Bruges ont suffi à gagner le Topper pendant qu'à Anderlecht, on cherche comment expliquer la défaite. Sofiane Hanni affirme que " si tu restes trop bas, c'est difficile de créer des occasions ", Bram Nuytinck trouve plutôt que " les deux milieux récupérateurs ont été submergés par l'entrejeu brugeois. " Trop peu épaulés devant pour l'un, trop peu protégés derrière pour l'autre. Où était la consigne ? " Je fais ce que le coach demande : essayer de jouer de façon simple, d'aider l'équipe, et courir beaucoup ", explique Nicolae Stanciu.

" Dans le football d'aujourd'hui, on parle trop de système ", déclarait René Weiler la semaine dernière dans nos colonnes. Et son 3-4-2-1 fait déjà couler beaucoup d'encre. Il noie Youri Tielemans dans un rôle complexe, ne profite pas des flancs - atouts habituels de ces systèmes - et isole rapidement le trio offensif du reste de l'équipe quand le bloc s'installe trop bas. C'est sans doute ce manque d'ambition sur le terrain qu'évoquait Leander Dendoncker après le match, en disant qu'Anderlecht avait " oublié qu'on était premiers. "

Toujours en quête d'automatismes et d'une ligne de conduite claire dans le jeu, l'Anderlecht actuel dépend avant tout de ses hommes. Et la blessure d'Alexandru Chipciu, discret offensivement mais capital dans la récupération haute du ballon par ses qualités de presseur au-dessus de la moyenne, est un coup dur pour la hauteur du bloc mauve. Le Sporting se repose sur les miracles défensifs de Kara et les prouesses offensives de Lukasz Teodorczyk pour engranger des points, mais cherche encore son football entre les deux rectangles. C'est donc là que Preud'homme avait décidé de gagner le match. Mission accomplie.

Par Guillaume Gautier

Les victoires contre les Buffalos sont passées par là : cela fait déjà quelques mois que le 3-4-2-1 ne fait plus peur à Michel Preud'homme. Le coach brugeois a résolu l'équation d'Hein Vanhaezebrouck avec un pressing agressif sur le milieu de terrain et un jeu rapidement orienté sur les côtés à la récupération, magnifié par la vitesse d'exécution et la justesse des déviations d'Hans Vanaken dans la course d'ailiers rapides. Les idées claires de Bruges ont suffi à gagner le Topper pendant qu'à Anderlecht, on cherche comment expliquer la défaite. Sofiane Hanni affirme que " si tu restes trop bas, c'est difficile de créer des occasions ", Bram Nuytinck trouve plutôt que " les deux milieux récupérateurs ont été submergés par l'entrejeu brugeois. " Trop peu épaulés devant pour l'un, trop peu protégés derrière pour l'autre. Où était la consigne ? " Je fais ce que le coach demande : essayer de jouer de façon simple, d'aider l'équipe, et courir beaucoup ", explique Nicolae Stanciu. " Dans le football d'aujourd'hui, on parle trop de système ", déclarait René Weiler la semaine dernière dans nos colonnes. Et son 3-4-2-1 fait déjà couler beaucoup d'encre. Il noie Youri Tielemans dans un rôle complexe, ne profite pas des flancs - atouts habituels de ces systèmes - et isole rapidement le trio offensif du reste de l'équipe quand le bloc s'installe trop bas. C'est sans doute ce manque d'ambition sur le terrain qu'évoquait Leander Dendoncker après le match, en disant qu'Anderlecht avait " oublié qu'on était premiers. " Toujours en quête d'automatismes et d'une ligne de conduite claire dans le jeu, l'Anderlecht actuel dépend avant tout de ses hommes. Et la blessure d'Alexandru Chipciu, discret offensivement mais capital dans la récupération haute du ballon par ses qualités de presseur au-dessus de la moyenne, est un coup dur pour la hauteur du bloc mauve. Le Sporting se repose sur les miracles défensifs de Kara et les prouesses offensives de Lukasz Teodorczyk pour engranger des points, mais cherche encore son football entre les deux rectangles. C'est donc là que Preud'homme avait décidé de gagner le match. Mission accomplie. Par Guillaume Gautier