"J'ai vécu en Martinique jusqu'à l'âge de 15 ans. La plage, la rue, l'école... Je suis un vrai footballeur de rue. On jouait sur des terrains remplis de pierres. C'est là que j'ai appris à dribbler. Il n'y avait pas de centre d'entraînement, pratiquement pas d'entraîneurs, peu de joueurs.

La Martinique n'est pas le pays idyllique qu'on imagine. C'est dangereux, beaucoup de gens fument, la violence est partout. Les gens pensent que je suis riche et se montrent très agressifs.

Avec Claudio Beauvue, de Lyon, qui est originaire de Guadeloupe, on essaye de faire changer les choses. Nous cherchons des investisseurs pour créer des centres de formation car il y a trop de gâchis. Sur dix joueurs talentueux, un seul arrive en France quand tout va bien.

Nous voulons qu'ils soient formés, qu'ils aillent à l'école, qu'ils quittent la rue et ses dangers. Si je n'étais pas parti aussi jeune, je n'aurais jamais été professionnel, j'aurais fumé ou braqué des banques. A Nîmes, j'ai découvert la tactique, le physique, la discipline...

Quand Guy Roux m'a fait venir à Auxerre, avec mon argent, j'ai fait venir ma famille à Paris. J'ai acheté un appartement pour ma mère et tout le monde habite là."

Par Peter T'Kint

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Steeven Langil dans votre Sport/Foot Magazine

"J'ai vécu en Martinique jusqu'à l'âge de 15 ans. La plage, la rue, l'école... Je suis un vrai footballeur de rue. On jouait sur des terrains remplis de pierres. C'est là que j'ai appris à dribbler. Il n'y avait pas de centre d'entraînement, pratiquement pas d'entraîneurs, peu de joueurs.La Martinique n'est pas le pays idyllique qu'on imagine. C'est dangereux, beaucoup de gens fument, la violence est partout. Les gens pensent que je suis riche et se montrent très agressifs.Avec Claudio Beauvue, de Lyon, qui est originaire de Guadeloupe, on essaye de faire changer les choses. Nous cherchons des investisseurs pour créer des centres de formation car il y a trop de gâchis. Sur dix joueurs talentueux, un seul arrive en France quand tout va bien.Nous voulons qu'ils soient formés, qu'ils aillent à l'école, qu'ils quittent la rue et ses dangers. Si je n'étais pas parti aussi jeune, je n'aurais jamais été professionnel, j'aurais fumé ou braqué des banques. A Nîmes, j'ai découvert la tactique, le physique, la discipline...Quand Guy Roux m'a fait venir à Auxerre, avec mon argent, j'ai fait venir ma famille à Paris. J'ai acheté un appartement pour ma mère et tout le monde habite là."Par Peter T'KintRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Steeven Langil dans votre Sport/Foot Magazine