Le carrousel des entraîneurs se poursuit parmi les clubs les plus puissants du Royaume. Vincent Kompany a quitté Anderlecht et Felice Mazzu est devenu son successeur.

JACQUES SYS : "Je pense que cette séparation était la meilleure solution pour Anderlecht et Vincent Kompany. Il y avait déjà des frictions entre la direction et le jeune coach et quand Kompany se regarde devant le miroir, il doit aussi se rendre compte qu'il n'a pas assez progressé pendant ces deux années dans le costume de T1. Son statut de légende du club et du football belge lui avait donné un crédit illimité. Il devra se réinventer en tant qu'entraîneur de sa prochaine destination. À Burnley où il est cité avec le plus d'insistance, il aura la possibilité de le faire, même si le club veut être retrouver la Premier League le plus rapidement possible. L'arrivée de Felice Mazzu rappelle un passé lointain où Anderlecht tentait de se renforcer en affaiblissant la concurrence. C'était le cas pendant la période dorée du FC Malines, quand Aad de Mos avait rejoint Anderlecht, avec dans sa foulée des joueurs comme Philippe Albert ou Marc Emmers. Reste à savoir si Mazzu est l'entraîneur idéal. Anderlecht n'est pas l'Union. La pression sera énorme. Et surtout : la philosophie de jeu de l'entraîneur de l'année conviendra-t-elle au Lotto Park ? Il suffit de se rappeler des critiques qui pesaient sur René Weiler à cause du jeu proposé par son équipe qui avait pourtant décroché ce qui reste le dernier titre de champion de Belgique des pensionnaires de Saint-Guidon."

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Le RC Genk a également mis fin au suspense concernant son nouveau guide en nommant Wouter Vrancken.

JACQUES SYS : "Dans le Limbourg, il y a eu un certain nombre de changements de style en peu de temps. D'abord John van den Brom, puis Bernd Storck et maintenant Wouter Vrancken. Ce dernier devra prouver qu'il est prêt à diriger une équipe d'un niveau supérieur. C'est toujours une donnée difficile à prédire pour les joueurs et c'est également vrai pour les entraîneurs. Il suffit de souvenir de Jacky Mathijssen. Quand ce dernier est passé du Sporting de Charleroi au FC Bruges, on l'a appelé le prince héritier des entraîneurs belges. Et Mathijssen voyait son séjour dans la Venise du Nord comme une étape intermédiaire vers la Premier League. En tout cas, c'est une bonne chose que Genk confie à nouveau la responsabilité de son équipe à un entraîneur belge. Tout comme le Club de Bruges donne sa chance à Carl Hoefkens, un coach prometteur passé par ses équipes d'âge. A l'Union, Karel Geraerts, l'adjoint de Mazzu est cité pour reprendre le flambeau. Mieux vaut cela qu'un entraîneur étranger qui amène tout un staff avec lui, comme ce sera le cas à l'Antwerp où Mark van Bommel débarque avec des assistants qui sont tous néerlandais."

JACQUES SYS : "Je pense que cette séparation était la meilleure solution pour Anderlecht et Vincent Kompany. Il y avait déjà des frictions entre la direction et le jeune coach et quand Kompany se regarde devant le miroir, il doit aussi se rendre compte qu'il n'a pas assez progressé pendant ces deux années dans le costume de T1. Son statut de légende du club et du football belge lui avait donné un crédit illimité. Il devra se réinventer en tant qu'entraîneur de sa prochaine destination. À Burnley où il est cité avec le plus d'insistance, il aura la possibilité de le faire, même si le club veut être retrouver la Premier League le plus rapidement possible. L'arrivée de Felice Mazzu rappelle un passé lointain où Anderlecht tentait de se renforcer en affaiblissant la concurrence. C'était le cas pendant la période dorée du FC Malines, quand Aad de Mos avait rejoint Anderlecht, avec dans sa foulée des joueurs comme Philippe Albert ou Marc Emmers. Reste à savoir si Mazzu est l'entraîneur idéal. Anderlecht n'est pas l'Union. La pression sera énorme. Et surtout : la philosophie de jeu de l'entraîneur de l'année conviendra-t-elle au Lotto Park ? Il suffit de se rappeler des critiques qui pesaient sur René Weiler à cause du jeu proposé par son équipe qui avait pourtant décroché ce qui reste le dernier titre de champion de Belgique des pensionnaires de Saint-Guidon."JACQUES SYS : "Dans le Limbourg, il y a eu un certain nombre de changements de style en peu de temps. D'abord John van den Brom, puis Bernd Storck et maintenant Wouter Vrancken. Ce dernier devra prouver qu'il est prêt à diriger une équipe d'un niveau supérieur. C'est toujours une donnée difficile à prédire pour les joueurs et c'est également vrai pour les entraîneurs. Il suffit de souvenir de Jacky Mathijssen. Quand ce dernier est passé du Sporting de Charleroi au FC Bruges, on l'a appelé le prince héritier des entraîneurs belges. Et Mathijssen voyait son séjour dans la Venise du Nord comme une étape intermédiaire vers la Premier League. En tout cas, c'est une bonne chose que Genk confie à nouveau la responsabilité de son équipe à un entraîneur belge. Tout comme le Club de Bruges donne sa chance à Carl Hoefkens, un coach prometteur passé par ses équipes d'âge. A l'Union, Karel Geraerts, l'adjoint de Mazzu est cité pour reprendre le flambeau. Mieux vaut cela qu'un entraîneur étranger qui amène tout un staff avec lui, comme ce sera le cas à l'Antwerp où Mark van Bommel débarque avec des assistants qui sont tous néerlandais."