Quatre clubs de plus en compétition, des matches enfin diffusés en télévision, une deuxième vague Covid : nombreux ont été les défis à gérer en Super League lors de cette première partie de saison 2020-2021. Une année forcément spéciale, marquée avant même d'avoir démarré par le retour au pays de Tessa Wullaert, un come-back qui à défaut d'apporter une dose de suspense au championnat, a eu le mérite de mettre un sacré coup de projo sur une compétition qui ne cesse de grandir, mais où seule une poignée de joueuses disposent actuellement d'un contrat professsionnel.
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Quatre clubs de plus en compétition, des matches enfin diffusés en télévision, une deuxième vague Covid : nombreux ont été les défis à gérer en Super League lors de cette première partie de saison 2020-2021. Une année forcément spéciale, marquée avant même d'avoir démarré par le retour au pays de Tessa Wullaert, un come-back qui à défaut d'apporter une dose de suspense au championnat, a eu le mérite de mettre un sacré coup de projo sur une compétition qui ne cesse de grandir, mais où seule une poignée de joueuses disposent actuellement d'un contrat professsionnel.Une situation qui aurait pu poser un sérieux problème quand le coronavirus s'est offert une inquiétante remontada. Flash-back : début novembre, alors que la Belgique se renferme à double tour, les joueuses de l'élite féminine obtiennent finalement le droit de se faire tester de façon hebdomadaire, trois mois après leurs confrères, même si Charleroi pratiquaient déjà des dépistages réguliers depuis le début de la saison. Bulles éclatées (les joueuses sont pour la grande majorité étudiantes ou travailleuses, ce qui, avant le second reconfinement, équivalait à multiplier les contacts dans divers milieux), coût famarineux (48 euros par test, soit 1.500 dépensés par semaine au total, pour environ une trentaine effectués par équipe, le tout alors que le budget d'un club comme le Standard culmine à 300.000 euros, par exemple), difficile de mettre en place un protocole strict.Mais l'Union belge, qui répète à l'envi que la foot féminin fait partie de ses grandes priorités, n'a pas le choix si elle veut éviter que la compétition s'arrête net au coeur de l'automne et se retrouve logée à la même enseigne que les amateurs : il faut que ces tests soient pratiqués, comme en D1A et B. En novembre, Katrien Jans, Manager du foot féminin à l'UB nous expliquait que la fédé payait 100% des frais engendrés par ce protocole renforcé jusqu'à la trêve hivernale. "En 2021, on assurera 100% des frais pour Alost et le Fémina White Star, qui ne possèdent pas de section masculine professionnelle, et 50% pour les clubs reliés à la Pro League." Pour ces derniers, les 50% restant seront à leur charge. Conjuguées avec le renforcement du confinement, ces mesures permettent donc au championnat de se poursuivre.Côté terrain, comment décrire la domination du Sporting sur la Super League ? Le mieux est sans doute de sortir les chiffres affichés par le squad de Patrick Wachel après dix journées de phase classique (sur 18) : 61 buts inscrits, seulement deux encaissés, trente points sur trente tranquillement amassés, de Liège à Waregem, en passant par Bruges et Charleroi. Le tout avec des victoires nettes et sans (aucune) bavure, comme contre un Racing Genk en pleine reconsutrction (10-0), ou sur le terrain de Zulte, un des quatre nouveaux arrivants parmi l'élite féminine (0-11). Sans oublier ce top 5 Soulier d'Or quasi trusté par des Mauves (Laura Deloose, Missipo, Wullaert et Tine De Caigny, lauréate). Même le Standard, deuxième, et présenté comme seul vrai concurrent des Mauves, a pris sept buts en deux rencontres (dont cinq dans ses installations) pour être relégué à six points du leader bruxellois.Les triples championnes en titre ouvrent le bal ce vendredi 22 janvier, en accueillant OHL à Tubize. Troisièmes à six points du Standard, les Louvanistes sont tout doucement en train de s'ériger en nouvelle place forte du football belge, grâce à un mix d'expérience (Lenie Onzia, Sara Yüceil) et de jeunesse, avec notamment le quatuor Hannah Eurlings (18 ans)-Luna Vanzeir (18 ans)-Amber Tysiak-Sari Kees (19 ans). Derrière, trois équipes sont en embuscade pour se classer parmi les cinq places qualificatives pour les play-offs 1 : Gand (qui a joué de malchance cette saison, avec la blessure longue durée de la Red Flame Shari Van Belle, mais qui peut compter sur le retour d'une autre internationale, Ella Van Kerkhoven, en attaque), Genk, deux équipes qui repartent de loin après avoir subi un véritable exode à l'inter-saison, ainsi que le Club YLA (Bruges), encore trop irrégulier pour jouer les outsiders. Enfin, on retrouve le Fémina White Star, Zulte, Alost et Charleroi. Dernier avec deux unités au compteur, le Sporting carolo continue d'apprendre, lui qui n'a été créé qu'en avril 2020.