Mon fils n'a pas été un grand footballeur. Pas grave, il m'a quand même refilé de grandes joies, et nous continuons de très bien nous entendre. MAIS s'il l'avait été ET s'il avait décidé à l'époque de faire floquer sur son maillot "FELIX" (son prénom) au lieu de "JEUNEJEAN" (son nom qui est aussi le mien), ça m'aurait foutu un sale coup: peut-être que j'aurais chialé en silence, peut-être que j'aurais serré les dents en pensant "Petit con!"...
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Mon fils n'a pas été un grand footballeur. Pas grave, il m'a quand même refilé de grandes joies, et nous continuons de très bien nous entendre. MAIS s'il l'avait été ET s'il avait décidé à l'époque de faire floquer sur son maillot "FELIX" (son prénom) au lieu de "JEUNEJEAN" (son nom qui est aussi le mien), ça m'aurait foutu un sale coup: peut-être que j'aurais chialé en silence, peut-être que j'aurais serré les dents en pensant "Petit con!"... Ceci pour introduire cette fois un sujet léger, voire futile, mais qui nous fera du bien en ces temps bordéliques: l'apparition de noms floqués sur le maillot date du début des nineties, mais pourquoi de nombreux joueurs zappent-ils désormais le nom de leur papa en préférant leur prénom? Et pourquoi l'IFAB, si tatillonne pour tant de couillonnades que je n'ai pas la place ici d'énumérer, autorise-t-elle cette déviance? Ce serait fastidieux de multiplier les exemples, je préfère vous proposer cela sous forme de jeu! Pour vingt points, complétez le premier tableau en trouvant les patronymes de quelques footus égocentriques, quelques-uns d'hier, les autres d'aujourd'hui: ils pourraient fourguer fastoche un brin de fierté à leurs parents et toute leur smala, mais ils préfèrent leur nombril à la gratitude. Petits cons? Bémol: je veux bien croire que certains, mais sûrement pas tous, ont une bonne raison: comme le Lucas du tableau, qui se serait méchamment bagarré avec son géniteur. Ou comme le Jordi, dont les gènes étaient lourds à porter. Mais même ceux-là, ils auraient alors pu faire floquer le patronyme de leur maman chérie, non? Si! D'ailleurs, certains le font, surtout en Premier League, le phénomène étant lié (je suppose) à la loi récente autorisant le patronyme double à l'état civil. Allez, jouons encore, ça vaut cette fois dix points: autre tableau pour que vous deviniez le premier nom de famille de quelques gars qui en ont deux! C'est vrai que deux noms, ça fait plus grand sur le maillot, ce qui engendre même parfois des caractères plus petits: mais ces gars-là, qui sont souvent noirs ou métis (est-ce un hasard?), ont le bon goût d'également chérir leur maman! C'est tout le contraire de tous ces autolâtres qui, depuis des lustres et sous prétexte que leur patronyme était longuet, à charnières, se sont laissés floquer, non pas leur nom ou leur prénom, mais leur surnom et rien d'autre! Là, c'est nombril de chez nombril: les Kaká, Nani, Isco, Nolito, Deco, Koke, Chicharito et compagnie peuvent rougir (ou au moins rosir) de honte! Hein? J'oublie Pelé? Oui et non: Edson Arantès do Nascimento jouait à l'époque où les maillots n'étaient pas floqués! Ce qui n'empêche pas qu'au Brésil, des tas de braves gens ont aussi pour patronyme Arantès do Nascimento, sont donc plus ou moins vaguement parents avec Edson... et on ne les croit pas toujours! D'ailleurs, eux-mêmes la connaissent-ils, cette parenté? Car bien au-delà d'un surnom, le roi Pelé est une institution. Réponses:1. Alexis SÁNCHEZ, Bope BOKADI, Danjuma GROENEVELD, Dele ALLI, Duván ZAPATA, James RODRIGUEZ, Jordi CRUIJFF, Lass DIARRA, Lautaro MARTÍNEZ, Lucas HERNANDEZ, Marcelo VIEIRA DA SILVA, Memphis DEPAY, Paul MUKAIRU, Prince BOATENG, Raúl GONZALEZ BLANCO, Sambi LOKONGA, Saúl ÑÍGUEZ, Sergio BUSQUETS, Sokratis PAPASTATHOPOULOS, Virgil VAN DIJK 2. Trent ALEXANDER-ARNOLD (Liverpool), Aaron WAN-BISSAKA (Man U), Callum HUDSON-ODOI (Chelsea), Dominic CALVERT-LEWIN (Everton), Timothy FOSU-MENSAH (Man U), Ainsley MAITLAND-NILES (Arsenal), Ruben LOFTUS-CHEEK (Fulham), James WARD-PROWSE (Southampton), Alex OXLADE-CHAMBERLAIN (Liverpool), Shaun WRIGHT-PHILLIPS (ex-Chelsea et ManCity)