Si les supporters des Canaris se sont d'abord illustrés négativement après le 0-3, provoquant la première interruption de la rencontre pendant 15 minutes, ce sont ensuite les fans genkois qui ont provoqué l'arrêt définitif du match en s'en prenant au plexiglas qui sépare le parcage visiteur du terrain.

"Le management prendra connaissance du rapport du délégué du match et fera ensuite application de son règlement sur les suites financières des interruptions de matches", pouvait-on lire dans le communiqué de la Pro League. "Pour le surplus, il suivra les initiatives que prendra le parquet de la fédération en vue de l'application de l'article P1919.16 du règlement fédéral. Ce volet du dossier relève de la compétence de la commission des litiges d'appel pour le football professionnel."

Cet article P1919.16 du règlement stipule que, "lorsque l'arbitre arrête définitivement le match, une sanction d'un match à bureaux fermés est prononcée à titre effectif ou avec sursis à charge du ou des club(s) dont les supporters sont à la base des incidents ayant justifié l'enclenchement des phases 2 et/ou 3. Il sera notamment tenu compte de l'importance des incidents causés par les uns et par les autres et des mesures prises par le club organisateur pour autant que possible diminuer le risque d'incidents. Il sera également tenu compte de la gravité particulière des incidents à caractère raciste qui violent les valeurs de base du football".

Dimanche, un autre duel historiquement tendu se déroulera à Liège entre le Standard et Charleroi (18h). "Au lendemain de ces incidents, nous demandons à chacun d'adopter un comportement exemplaire. Les yeux seront tournés en particulier vers Sclessin. Nous souhaitons que les joueurs et supporters des deux clubs fassent du derby wallon une fête du football", indique Pierre François, CEO de la Pro League.

Saint-Trond et Genk risquent, selon le règlement de la Pro League pour l'arrêt définitif de la rencontre, une amende de 50.000 euros. De plus, les instances de l'URBSFA pourraient retirer des points aux deux équipes et les condamner à un ou des matches à guichets fermés.

La responsabilité de l'arrêt du match "fera l'objet de discussions lors du prochain conseil d'administration de la Pro League", a déclaré dimanche le porte-parole de la Pro League, Stijn Van Bever, ajoutant que les modalités seraient ensuite précisées. Le sujet devrait donc atterrir sur la table de la réunion de la Pro League prévue le lundi 28 octobre.

La suite de la procédure dépendra également des rapport de l'arbitre Lawrence Visser et du délégué du match. A la suite de la rédaction de ces rapports, le procureur fédéral Kris Wagner pourra entamer les poursuites. A noter que la procédure d'urgence ne s'applique pas pour les arrêts de match et que la Commission des Litiges d'appel est responsable en première instance. Le seul recours possible doit être effectué devant la Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport (CBAS).