C'est en gros ce qu'a déclaré le porte-parole de la Pro League Stijn Van Bever, à l'issue de la réunion de son conseil d'administration lundi à Bruxelles. "Et on espère bien que ce sera fait avant l'ouverture du prochain mercato d'été...", a-t-il précisé.

Comme lors des réunions précédentes, les débats au CA ont été dominés par les mesures à prendre contre les agents de joueurs malveillants. Le CEO Pierre François a présenté les avancées à ce sujet du panel de la Pro League, comprenant Melchior Wathelet et Wouter Lambrecht. Bien que les discussions avec l'Union royale belge de football (URBSFA) ne se déroulent pas sans heurts, le projet commence à prendre forme.

"Nous devons veiller à ne pas instaurer une règlementation aussi forte en apparence, que fragile dans la réalité. On ne veut pas d'un géant aux pieds d'argile", a exposé Van Bever dans un langage imagé. "La mise sur pied de cette structure demande beaucoup de travail. Mais on avance bien, et si tout se passe comme prévu, nous pourrons voter les textes définitifs lors de notre dernière Assemblée générale début juin."

La chambre de compensation doit devenir un organe doté de pouvoirs d'enquête, chargé de surveiller tous les contrats et les activités de transfert. Les clubs, les joueurs et les agents devront lui communiquer toutes les transactions. Les listes devraient idéalement pouvoir être consultés par la Commission des licences, la Cour belge d'arbitrage pour le sport (CBAS) et le parquet fédéral.

La "clearinghouse" doit enfin avoir également le pouvoir de sanctionner les agents et les clubs qui ne respectent pas les règles, en concertation avec l'Union belge et la commission des licences.

Les paiements des commissions aux agents devront d'abord passer par la chambre de compensation et pourront être bloqués.