1. Après avoir participé à la montée de Seraing, tu n'aurais pas voulu continuer encore au moins un an en D1A avec ce club?
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1. Après avoir participé à la montée de Seraing, tu n'aurais pas voulu continuer encore au moins un an en D1A avec ce club? Oui, ça m'aurait plu. Quand on est montés, j'avais vraiment l'intention de continuer. Puis, pendant l'été, j'ai reçu un coup de fil de Hein Vanhaezebrouck. Ivan De Witte et Michel Louwagie s'y sont mis aussi. Ils me proposaient une nouvelle aventure, ils me donnaient l'occasion de changer de vie. J'ai réfléchi. Puis j'ai tranché. Ça me plaisait trop de revenir dans ce club où j'ai connu des grands moments. Il y a entre-temps un manque, il existera toujours. Le manque de ne plus être sur le terrain comme joueur. D'un autre côté, j'accumulais de plus en plus les pépins physiques. Après trente ans, tu as beau faire, c'est inévitable. 2. Tu as une explication au départ raté de Gand? Et qu'est-ce qui te fait dire que vous allez sûrement vous qualifier pour les PO1? On parle de départ raté, mais les gens oublient visiblement que depuis le mois de juillet, quand on a joué les préliminaires de la Conference League, nos joueurs ont presque systématiquement eu deux matches par semaine. La philosophie de Vanhaezebrouck, c'est d'avoir une équipe parfaitement en place sur le plan tactique. Mais c'est compliqué de bien travailler la tactique quand tu dois consacrer autant de temps à la récupération. On a aussi eu des joueurs importants qui ont été blessés. Tout ça mis ensemble, ça explique nos difficultés. Mais on a les qualités pour finir dans les quatre premiers, c'est évident. 3. Qu'est-ce qui t'étonne dans ton nouveau métier? C'est facile de travailler avec un Vanhaezebrouck qui a l'habitude de vouloir tout contrôler? C'est un cliché, mais je découvre que je ne peux plus raisonner comme un footballeur qui ne doit penser qu'à sa petite personne. Un T1 ou un adjoint doit se concentrer sur tout un groupe. Ça se passe très bien avec Vanhaezebrouck. J'ai aussi l'avantage de le connaître, il a été mon entraîneur pendant quatre ans, je connais ses méthodes, ses priorités. Je sais ce qu'il veut et ce qu'il attend de moi. Je me consacre surtout aux joueurs offensifs, et Nicolas Lombaerts, l'autre adjoint, s'occupe plus des défensifs. On ne se connaissait pas, mais c'est une super découverte pour moi. Je vois aussi que Vanhaezebrouck a changé au niveau communication. Il est plus communicatif qu'avant. 4. Tu as joué plus de vingt matches en Europa League et en Ligue des Champions. Comparé à ça, la Conference League, c'est aussi une vraie Coupe d'Europe quand même? On ne va pas se mentir, ce n'est pas le même niveau. Famagouste et Tallinn, je ne les ai pas trouvés exceptionnels. Par contre, le Partizan Belgrade, c'était déjà autre chose. On a eu le mérite de faire le job et de terminer en tête de notre groupe, ça nous donne droit directement aux huitièmes de finale. Et là, on pourrait tomber sur un très bon club venant de l'Europa League. En passant, on a aussi fait du bien au coefficient belge. 5. Julien de Sart dit que tu lui as appris à plus utiliser son tir de loin et ça marche. Tu ne pourrais pas faire la même chose avec Tarik Tissoudali? Comme ça, il abandonnerait sa réputation de joueur de futsal et il deviendrait un attaquant efficace. J'ai toujours eu un bon contact avec Julien de Sart. Je l'appréciais quand on jouait l'un contre l'autre. Et directement, quand je l'ai retrouvé ici, je lui ai dit qu'il pouvait faire plus mal avec sa magnifique patte droite! Il a une arme pour frapper de loin, donc je l'encourage à tenter sa chance. Il le fait entre-temps et ça fonctionne. Tissoudali, je lui ai dit en début de saison qu'il avait assez de qualités pour être décisif dans chaque match, par un assist ou un but. Il doit améliorer son instinct de tueur. Il a reconnu que j'avais raison. S'il concrétisait 60 ou 70% de ses occasions, il serait peut-être meilleur buteur de D1A.