Après deux ans de rencontres dénuées de tout enjeu, la transition risque d'être brutale pour les Bleus de Didier Deschamps. Leur beau bilan de la saison (9 victoires en 10 matches) ne vaudra plus grand chose au moment de pénétrer dans l'enceinte de Saint-Denis avec la pression de tout un pays derrière eux. Un pays traumatisé par les attentats de 2015, plombé par un climat social lourd et qui espère trouver un exutoire dans l'Euro. En rêvant que les Bleus fassent aussi bien que leurs illustres prédécesseurs dans les phases finales organisées sur le sol français (Euro-84, Mondial-98). Les absences pour raisons extra-sportives (Benzema, Sakho) ou blessures (Varane, Mathieu, Diarra) ont considérablement fragilisé l'édifice d'une formation qui attaque cet Euro sans 5 titulaires du Mondial-2014, conclu en quart de finale. Les accusations de racisme proférées contre Deschamps par Eric Cantona et Benzema n'ont fait qu'alourdir encore un peu plus le climat. Prudent, le président de la Fédération française de football Noël Le Graët a d'ailleurs évoqué les demi-finales comme objectif minimum. La partie ne s'annonce pas simple contre la Roumanie, de retour dans une phase finale après 8 ans de purgatoire. Meilleure défense des qualifications, elle se présentera avec un bloc hermétique qui sera difficile à bouger. La hantise côté français est de revivre le scénario du premier match de l'Euro-2008 face au même adversaire, conclu par un piteux 0-0 et prélude au premier fiasco de l'ère Raymond Domenech (élimination au 1er tour). (Belga)

Après deux ans de rencontres dénuées de tout enjeu, la transition risque d'être brutale pour les Bleus de Didier Deschamps. Leur beau bilan de la saison (9 victoires en 10 matches) ne vaudra plus grand chose au moment de pénétrer dans l'enceinte de Saint-Denis avec la pression de tout un pays derrière eux. Un pays traumatisé par les attentats de 2015, plombé par un climat social lourd et qui espère trouver un exutoire dans l'Euro. En rêvant que les Bleus fassent aussi bien que leurs illustres prédécesseurs dans les phases finales organisées sur le sol français (Euro-84, Mondial-98). Les absences pour raisons extra-sportives (Benzema, Sakho) ou blessures (Varane, Mathieu, Diarra) ont considérablement fragilisé l'édifice d'une formation qui attaque cet Euro sans 5 titulaires du Mondial-2014, conclu en quart de finale. Les accusations de racisme proférées contre Deschamps par Eric Cantona et Benzema n'ont fait qu'alourdir encore un peu plus le climat. Prudent, le président de la Fédération française de football Noël Le Graët a d'ailleurs évoqué les demi-finales comme objectif minimum. La partie ne s'annonce pas simple contre la Roumanie, de retour dans une phase finale après 8 ans de purgatoire. Meilleure défense des qualifications, elle se présentera avec un bloc hermétique qui sera difficile à bouger. La hantise côté français est de revivre le scénario du premier match de l'Euro-2008 face au même adversaire, conclu par un piteux 0-0 et prélude au premier fiasco de l'ère Raymond Domenech (élimination au 1er tour). (Belga)