D'une part, il y a les débordements dans ou autour des stades de football. Ce sont les plus connus, les plus médiatisés. Mais il existe aussi dans le monde du football un autre type d'affrontement. Les contrôles dans les stades étant de plus en plus accrus, certains fans violents planifient des rendez-vous pour en découdre. Ils appellent cela une "fight". Une bagarre qui donne lieu à des images surréalistes comme celles-ci.



Charleroi Hooligans VS. PSG Hooliganspar kigzz

Sur cette vidéo, supporters parisiens et carolos se sont donné rendez-vous dans un bois. À l'abri des regards, et à l'abri des contrôles de police. Les deux camps avancent alors au pas l'un vers l'autre, jusqu'au moment du choc. Une bagarre d'une extrême intensité, et d'une étonnante brièveté.
Dans les colonnes du journal Le Parisien, un hooligan parisien déclarait : "Les Belges sont réglo habituellement". Car aussi étonnant que cela puisse paraître, ces affrontements sont codifiés, contrairement aux bagarres entre supporters, imprévues aux abords des stades. Ici, tout est prévu. Le rendez-vous, l'heure, le nombre de combattants dans chacun des deux camps. Et durant le combat, la théorie veut qu'il n'y ait ni arme, ni coups abusifs portés sur un homme à terre. Même la fin de la bagarre est prévue.

Dans le Lyon Mag, un hooligan lyonnais raconte en détail ces affrontements. "Une fight, c'est super bien organisé. On contacte par téléphone ou par internet le responsable d'un groupe adverse et on lui propose un rendez-vous. S'il est OK, on dit combien on va être, en général une cinquantaine, on lui demande combien ils seront, on précise les règles : sans armes, on ne s'acharne pas sur un mec à terre... Et dès qu'on sait que la fight va avoir lieu, on ne pense plus qu'à ça toute la semaine. Car la violence du week-end est une vraie libération. Puis arrive le jour du match. Si on est nombreux, on se pointe par petits groupes dans le quartier pour ne pas se faire repérer par les flics. On est tous habillés sobrement, sans aucun signe distinctif style maillots ou écharpes de l'OL. Mais on envoie des éclaireurs : des gars à pied, en vélo ou en scooter chargés de repérer les lieux et nos adversaires. On s'organise alors pour la bagarre : on met les plus costauds en première ligne, ceux qui feront la première charge, la plus violente. Devant on met aussi ceux qui ne se sont jamais fait coincer par les flics, qui n'ont pas de casier judiciaire. Si on est nombreux, on se regroupe par bandes de potes pour qu'au moment de la baston, on reconnaisse ceux de notre bande. Sinon dans l'hystérie générale, on risque de se taper dessus entre nous. Ce qui arrive parfois ! Quand on repère la bande adverse, l'adrénaline commence à monter très, très fort. Le meilleur moment c'est quand on finit enfin par les voir et les entendre. Ils sont là, ils avancent en criant... Le contact va bientôt avoir lieu. Et soudain, c'est le choc, très violent : coups de poing, coups de pied... T'as pas le temps d'avoir mal, tellement t'es excité. Et ce n'est pas une question de force physique. Je n'ai pas un gabarit très imposant, je mesure seulement 1,72 m pour 73 kilos. En fait, c'est dans la tête que ça se passe. En général, une fight ça ne dure pas très longtemps, moins d'une minute. Un des deux groupes prend rapidement l'ascendant sur l'autre. Et ceux qui ont le dessous prennent la fuite. On relève les blessés et on se tire."

Parfois, l'affrontement entre les deux camps est rendu impossible par le travail des policiers. Dans la vidéo ci-dessous, le journaliste a suivi le "leader" lyonnais, parti affronter ses homologues nancéiens (à partir de la 43ième minute de la vidéo). Arrivés en voiture, par petits groupes et sans signe distinctif, les Lyonnais se posteront dans des bars en essayant d'organiser un rendez-vous pour une "fight". Finalement, les Nancéiens ayant été repérés, les deux groupes annuleront leur affrontement et leurs leaders termineront la soirée ... en buvant une bière ensemble. Une scène tout simplement surréaliste.

D'une part, il y a les débordements dans ou autour des stades de football. Ce sont les plus connus, les plus médiatisés. Mais il existe aussi dans le monde du football un autre type d'affrontement. Les contrôles dans les stades étant de plus en plus accrus, certains fans violents planifient des rendez-vous pour en découdre. Ils appellent cela une "fight". Une bagarre qui donne lieu à des images surréalistes comme celles-ci. Charleroi Hooligans VS. PSG Hooliganspar kigzz Sur cette vidéo, supporters parisiens et carolos se sont donné rendez-vous dans un bois. À l'abri des regards, et à l'abri des contrôles de police. Les deux camps avancent alors au pas l'un vers l'autre, jusqu'au moment du choc. Une bagarre d'une extrême intensité, et d'une étonnante brièveté. Dans les colonnes du journal Le Parisien, un hooligan parisien déclarait : "Les Belges sont réglo habituellement". Car aussi étonnant que cela puisse paraître, ces affrontements sont codifiés, contrairement aux bagarres entre supporters, imprévues aux abords des stades. Ici, tout est prévu. Le rendez-vous, l'heure, le nombre de combattants dans chacun des deux camps. Et durant le combat, la théorie veut qu'il n'y ait ni arme, ni coups abusifs portés sur un homme à terre. Même la fin de la bagarre est prévue. Dans le Lyon Mag, un hooligan lyonnais raconte en détail ces affrontements. "Une fight, c'est super bien organisé. On contacte par téléphone ou par internet le responsable d'un groupe adverse et on lui propose un rendez-vous. S'il est OK, on dit combien on va être, en général une cinquantaine, on lui demande combien ils seront, on précise les règles : sans armes, on ne s'acharne pas sur un mec à terre... Et dès qu'on sait que la fight va avoir lieu, on ne pense plus qu'à ça toute la semaine. Car la violence du week-end est une vraie libération. Puis arrive le jour du match. Si on est nombreux, on se pointe par petits groupes dans le quartier pour ne pas se faire repérer par les flics. On est tous habillés sobrement, sans aucun signe distinctif style maillots ou écharpes de l'OL. Mais on envoie des éclaireurs : des gars à pied, en vélo ou en scooter chargés de repérer les lieux et nos adversaires. On s'organise alors pour la bagarre : on met les plus costauds en première ligne, ceux qui feront la première charge, la plus violente. Devant on met aussi ceux qui ne se sont jamais fait coincer par les flics, qui n'ont pas de casier judiciaire. Si on est nombreux, on se regroupe par bandes de potes pour qu'au moment de la baston, on reconnaisse ceux de notre bande. Sinon dans l'hystérie générale, on risque de se taper dessus entre nous. Ce qui arrive parfois ! Quand on repère la bande adverse, l'adrénaline commence à monter très, très fort. Le meilleur moment c'est quand on finit enfin par les voir et les entendre. Ils sont là, ils avancent en criant... Le contact va bientôt avoir lieu. Et soudain, c'est le choc, très violent : coups de poing, coups de pied... T'as pas le temps d'avoir mal, tellement t'es excité. Et ce n'est pas une question de force physique. Je n'ai pas un gabarit très imposant, je mesure seulement 1,72 m pour 73 kilos. En fait, c'est dans la tête que ça se passe. En général, une fight ça ne dure pas très longtemps, moins d'une minute. Un des deux groupes prend rapidement l'ascendant sur l'autre. Et ceux qui ont le dessous prennent la fuite. On relève les blessés et on se tire." Parfois, l'affrontement entre les deux camps est rendu impossible par le travail des policiers. Dans la vidéo ci-dessous, le journaliste a suivi le "leader" lyonnais, parti affronter ses homologues nancéiens (à partir de la 43ième minute de la vidéo). Arrivés en voiture, par petits groupes et sans signe distinctif, les Lyonnais se posteront dans des bars en essayant d'organiser un rendez-vous pour une "fight". Finalement, les Nancéiens ayant été repérés, les deux groupes annuleront leur affrontement et leurs leaders termineront la soirée ... en buvant une bière ensemble. Une scène tout simplement surréaliste.