La Commission des licences de l'Union belge avait refusé d'octroyer le précieux sésame aux Hurlus début avril. Pour la cinquième fois en six saisons, le sort de Mouscron s'est donc joué devant la CBAS. Le club s'est défendu mercredi. Deux jours plus tard, la CBAS a donné son feu vert, Mouscron évoluera en D1A la saison prochaine. "Nous sommes très heureux de cette décision comme vous pouvez l'imaginer", a réagi le président Patrick Declerck dans un communiqué publié sur le site de l'Excel. "Nous avons énormément travaillé sur ce dossier pour que le club puisse continuer à exister. Nous devons toujours nous en sortir avec des moyens réduits mais nous estimons avoir notre place au sein de l'élite du football belge même si certains souhaitent et souhaiteront toujours nous voir disparaitre du paysage. Nous n'avons pas pour habitude de baisser les bras et nous continuerons à nous battre au quotidien pour que l'Excel poursuive l'aventure du football en D1A. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien pendant cette période difficile et ne serait-ce que pour eux, nous continuerons à nous donner au maximum pour ce club qui nous aimons tant." La crise du coronavirus a mis à mal les finances mouscronnoises et, lors du passage devant la Commission des licences, il manquait 3,2 millions d'euros, alors que le club était dans l'attente de nouveaux investisseurs. La Commission des licences avait ainsi estimé que la continuité du club n'était pas garantie. L'autre point d'achoppement était la récurrente accusation que des agents de joueurs tirent les ficelles au Canonnier. En octobre 2019, un juge du tribunal de commerce de Tournai est tombé sur une note démontrant que le club n'avait pas été tout à fait transparent dans ses dossiers de licence ces dernières années, pour masquer le fait que le club était sous le contrôle de l'agent de joueurs Pini Zahavi. Ce qui est interdit par le règlement fédéral et, pour la Commission des licences, suffisant pour recaler Mouscron. L'an dernier, Mouscron était déjà soupçonné d'avoir soumis de faux documents à la CBAS dans le cadre de la demande de licence 2018-2019. Mouscron, représenté par l'avocat Bruno Dessart, s'est longuement défendu mercredi lors d'une session - par vidéo - de quatre heures à laquelle Westerlo, Waasland-Beveren et Virton ont également participé en tant que parties intéressées. Le club hurlu s'était dit confiant après l'audience. La bonne nouvelle pour Mouscron est tombée vendredi en fin d'après-midi. "Le travail effectué pour mettre en place le dossier de licence et assurer l'avenir du club est récompensé à sa juste valeur et permet d'envisager l'avenir sereinement", peut-on lire dans le communiqué de l'Excel. (Belga)

La Commission des licences de l'Union belge avait refusé d'octroyer le précieux sésame aux Hurlus début avril. Pour la cinquième fois en six saisons, le sort de Mouscron s'est donc joué devant la CBAS. Le club s'est défendu mercredi. Deux jours plus tard, la CBAS a donné son feu vert, Mouscron évoluera en D1A la saison prochaine. "Nous sommes très heureux de cette décision comme vous pouvez l'imaginer", a réagi le président Patrick Declerck dans un communiqué publié sur le site de l'Excel. "Nous avons énormément travaillé sur ce dossier pour que le club puisse continuer à exister. Nous devons toujours nous en sortir avec des moyens réduits mais nous estimons avoir notre place au sein de l'élite du football belge même si certains souhaitent et souhaiteront toujours nous voir disparaitre du paysage. Nous n'avons pas pour habitude de baisser les bras et nous continuerons à nous battre au quotidien pour que l'Excel poursuive l'aventure du football en D1A. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien pendant cette période difficile et ne serait-ce que pour eux, nous continuerons à nous donner au maximum pour ce club qui nous aimons tant." La crise du coronavirus a mis à mal les finances mouscronnoises et, lors du passage devant la Commission des licences, il manquait 3,2 millions d'euros, alors que le club était dans l'attente de nouveaux investisseurs. La Commission des licences avait ainsi estimé que la continuité du club n'était pas garantie. L'autre point d'achoppement était la récurrente accusation que des agents de joueurs tirent les ficelles au Canonnier. En octobre 2019, un juge du tribunal de commerce de Tournai est tombé sur une note démontrant que le club n'avait pas été tout à fait transparent dans ses dossiers de licence ces dernières années, pour masquer le fait que le club était sous le contrôle de l'agent de joueurs Pini Zahavi. Ce qui est interdit par le règlement fédéral et, pour la Commission des licences, suffisant pour recaler Mouscron. L'an dernier, Mouscron était déjà soupçonné d'avoir soumis de faux documents à la CBAS dans le cadre de la demande de licence 2018-2019. Mouscron, représenté par l'avocat Bruno Dessart, s'est longuement défendu mercredi lors d'une session - par vidéo - de quatre heures à laquelle Westerlo, Waasland-Beveren et Virton ont également participé en tant que parties intéressées. Le club hurlu s'était dit confiant après l'audience. La bonne nouvelle pour Mouscron est tombée vendredi en fin d'après-midi. "Le travail effectué pour mettre en place le dossier de licence et assurer l'avenir du club est récompensé à sa juste valeur et permet d'envisager l'avenir sereinement", peut-on lire dans le communiqué de l'Excel. (Belga)