Le communiqué a des allures historiques et un côté dérangeant. Alors que la Pro League considère les jugements de la Cour d'arbitrage belge pour le sport (CBAS) inattaquables, la surprise générée par l'octroi de la licence à l'Excel Mouscron au mois de mai dernier provoque une réaction inédite. La Ligue elle-même bafoue les règles qu'elle prône, quand elle publie le 9 mai ce fameux communiqué critiquant la décision de la CBAS, et évoquant "un désaccord sur le principe". Si la contestation ne va pas plus loin que ces quelques lignes maladroites, le mal est déjà fait.

Les désaveux successifs des décisions prises par la Commission des Licences, face à l'instance où les recours se multiplient, font grincer des dents au sein du football professionnel belge. Ouvertement, on envisage alors de se passer de la CBAS, jugée trop laxiste dans ses décisions. "Un groupe de travail, dont je fais partie, planche sur le sujet (ne plus passer par la CBAS, ndlr). Il faut garder une procédure d'arbitrage, selon moi, car si on se tourne vers le Civil, on n'aura jamais une décision assez vite", reconnaît ainsi le Manager des Licences Nils Van Brantegem dans une interview accordée à Sudpresse. "L'une des questions est de savoir si l'arbitrage reste confié à la CBAS. Il y a d'autres instances comme le TAS ou le CEPANI. C'est en réflexion..."

Parmi les juges de la CBAS, on savoure sans doute discrètement l'effet du bâton placé quelques heures plus tard dans les roues d'un football belge qui se pensait relancé sur la route du jeu. Les zakouskis à peine digérés suite à la présentation en grandes pompes du calendrier de la saison 2020-2021, la Pro League avale son dessert de travers quand elle apprend que la Cour d'arbitrage juge recevable la plainte de Waasland-Beveren.

Le timing est-il une coïncidence? Quand on sait que la CBAS a un délai de dix jours entre la communication de sa décision et la remise de ses conclusions complètes, et que les deux ont été livrées de concert ce mercredi 8 juillet, on est en droit de penser que l'effet provoqué par l'annonce de la décision n'était pas dû au hasard. Déjugée publiquement par la Pro League, la Cour d'arbitrage a rappelé avec fracas qu'elle avait toujours le dernier mot sur le terrain juridique.

Une réalité que la Pro League n'aurait pas dû négliger. Même si ces dernières semaines, l'instance qui chapeaute le football professionnel en Belgique s'est souvent crue au-dessus des lois. Comme lorsqu'elle a manipulé le bourgmestre de Louvain via un mail de son CEO pour permettre la tenue de la finale de D1B au début du mois d'août, ou qu'elle a changé en dernière minute l'ordre du jour de son assemblée générale décisive du 15 mai dernier pour permettre le maintien d'une formule à 16 clubs en D1A, après de nombreuses tractations en coulisses.

Rattrapée par les juges, la Pro League devra tirer des conclusions de ces épisodes rocambolesques qui jalonnent le football belge depuis plusieurs mois. Son CEO, Pierre François, est plus que jamais au coeur des discussions, à quelques mois de la fin de son mandat.

Le communiqué a des allures historiques et un côté dérangeant. Alors que la Pro League considère les jugements de la Cour d'arbitrage belge pour le sport (CBAS) inattaquables, la surprise générée par l'octroi de la licence à l'Excel Mouscron au mois de mai dernier provoque une réaction inédite. La Ligue elle-même bafoue les règles qu'elle prône, quand elle publie le 9 mai ce fameux communiqué critiquant la décision de la CBAS, et évoquant "un désaccord sur le principe". Si la contestation ne va pas plus loin que ces quelques lignes maladroites, le mal est déjà fait.Les désaveux successifs des décisions prises par la Commission des Licences, face à l'instance où les recours se multiplient, font grincer des dents au sein du football professionnel belge. Ouvertement, on envisage alors de se passer de la CBAS, jugée trop laxiste dans ses décisions. "Un groupe de travail, dont je fais partie, planche sur le sujet (ne plus passer par la CBAS, ndlr). Il faut garder une procédure d'arbitrage, selon moi, car si on se tourne vers le Civil, on n'aura jamais une décision assez vite", reconnaît ainsi le Manager des Licences Nils Van Brantegem dans une interview accordée à Sudpresse. "L'une des questions est de savoir si l'arbitrage reste confié à la CBAS. Il y a d'autres instances comme le TAS ou le CEPANI. C'est en réflexion..."Parmi les juges de la CBAS, on savoure sans doute discrètement l'effet du bâton placé quelques heures plus tard dans les roues d'un football belge qui se pensait relancé sur la route du jeu. Les zakouskis à peine digérés suite à la présentation en grandes pompes du calendrier de la saison 2020-2021, la Pro League avale son dessert de travers quand elle apprend que la Cour d'arbitrage juge recevable la plainte de Waasland-Beveren.Le timing est-il une coïncidence? Quand on sait que la CBAS a un délai de dix jours entre la communication de sa décision et la remise de ses conclusions complètes, et que les deux ont été livrées de concert ce mercredi 8 juillet, on est en droit de penser que l'effet provoqué par l'annonce de la décision n'était pas dû au hasard. Déjugée publiquement par la Pro League, la Cour d'arbitrage a rappelé avec fracas qu'elle avait toujours le dernier mot sur le terrain juridique.Une réalité que la Pro League n'aurait pas dû négliger. Même si ces dernières semaines, l'instance qui chapeaute le football professionnel en Belgique s'est souvent crue au-dessus des lois. Comme lorsqu'elle a manipulé le bourgmestre de Louvain via un mail de son CEO pour permettre la tenue de la finale de D1B au début du mois d'août, ou qu'elle a changé en dernière minute l'ordre du jour de son assemblée générale décisive du 15 mai dernier pour permettre le maintien d'une formule à 16 clubs en D1A, après de nombreuses tractations en coulisses.Rattrapée par les juges, la Pro League devra tirer des conclusions de ces épisodes rocambolesques qui jalonnent le football belge depuis plusieurs mois. Son CEO, Pierre François, est plus que jamais au coeur des discussions, à quelques mois de la fin de son mandat.