Le 9 juin, le peloton s'élancera pour la première fois depuis le Cantal pour près de 1.200 km de course offrant une traditionnelle répétition générale un mois avant le Tour de France pour rejoindre Champéry le 16 juin. Les organisateurs d'ASO ont cependant prévu quelques innovations. Si le Dauphiné est synonyme pour beaucoup de traversées alpestres, la première étape parcourra en effet le Cantal avec de véritables ascensions comme le Puy Mary et un final sur un circuit bosselé. De quoi donner une idée du profil de la deuxième étape, sur la route de Craponne-sur-Arzon en Auvergne, loin d'être plane. Ce n'est que lors de la 3e étape, sur une longue ligne droite de cinq kilomètres vers l'arrivée à Riom et à Voiron deux jours plus tard que les sprinteurs auront peut-être l'occasion d'en découdre. Entre les deux, le contre-la-montre rythmant la quatrième étape proposera une longueur de 26,1km avec une grosse bosse au milieu. De quoi donner une très bonne idée de l'épreuve chronométrée du 19 juillet à Pau au Tour de France. Les Alpes, on y vient. Lors des trois derniers jours et à partir de la 6e étape avec des ascensions déjà plus visitées et renommées. Ce sera la plus longue étape du Dauphiné, 228 km, avec au programme le col de Beaune et une descente technique vers Saint-Michel-de-Maurienne. Le week-end propose encore quelques nouveautés sur le parcours avec pour la première fois au programme la montée des Sept-Laux-Pipay et un dénivelé de 4.150 sur 133 km (dont 40 en montée) qui devrait faire mal aux jambes lors de la 7e étape. L'arrivée se fera le dimanche 16 juin avec la montée des Gets, le col du Corbie, la station du Châtel puis, enfin, la station suisse de Champéry. C'est le Britannique Geraint Thomas qui avait remporté l'édition 2018 du Dauphiné. Un mois plus tard, le coureur de la formation Sky s'adjugeait la Grande Boucle. Triple vainqueur de l'épreuve (2013, 2015, 2016), son compatriote et coéquipier Chris Froome avait choisi l'an dernier de disputer le Tour d'Italie, qu'il a d'ailleurs remporté. (Belga)