L'heure de vérité a sonné. Presque sur un paradoxe. Malgré une série en cours de sept matches sans défaite, et un parcours entaché d'un seul revers lors de ses 18 dernières sorties, rares sont ceux qui font encore de l'Union le favori numéro un pour le titre. La faute, surtout, à un Bruges qui s'est remis à tourner à plein régime, et qui pointe seulement à trois unités par la magie de la division des points. À tel point que l'issue la plus probable des six matches à venir semble désormais être un troisième trophée de rang pour les doubles champions en titre.

L'Union, elle, a presque retrouvé la sérénité de l'outsider malgré ce sprint final entamé dans la peau de la proie. Quasiment une invitation à se retrouver autour de sa solidité défensive et de ces transitions meurtrières qui sont devenues sa marque de fabrique. Les incidents face au Beerschot et les points "offerts" par le règlement font presque oublier que lors de la phase retour du championnat, les Saint-Gillois ont empoché les trois points contre Anderlecht et surclassé l'Antwerp, tout en revenant avec un point au goût de trop peu de leur déplacement en Venise du Nord. Trois matches bouclés avec une possession bien inférieure à celle de leur adversaire, et sans le moindre but encaissé au coup de sifflet final. Une récurrence qui n'a rien de la coïncidence.

Sans la possession, l'Union n'encaisse en moyenne que 0,57 but par rencontre.

Si elle est plus productive quand l'adversaire laisse de l'espace pour ses redoutables courses offensives, passant de 1,92 but par match dans les rencontres conclues avec plus de 50% de possession de balle à 2,38 quand l'adversaire met le pied sur le ballon, l'équipe de Felice Mazzù s'améliore surtout défensivement quand elle ne doit pas assumer le poids du cuir.

Lors des douze matches de la phase classique conclus avec plus de 50% de possession, les filets unionistes ont tremblé à quinze reprises et Anthony Moris n'a gardé que trois fois le zéro. Une moyenne de 1,25 but concédé par match qui s'améliore spectaculairement quand les Saint-Gillois peuvent se concentrer plus intensément sur leur bloc défensif que sur leur circulation de balle: sans la possession, les équipiers de Teddy Teuma n'encaissent en effet que 0,57 but par rencontre. Douze petits buts en 21 sorties. Des stats défensives monstrueuses grâce à un scénario que le leader pourrait retrouver lors des Champions Play-offs. Une physionomie de match dans laquelle les pensionnaires du Parc Duden ont pris 81% des points mis en jeu lors de leurs 21 rencontres vécues sans ballon.

Au fil de la saison, le scénario s'est forcément raréfié face à des adversaires méfiants et studieux, désireux de trouver les points faibles de l'autoritaire leader. Aucune des six dernières équipes ayant croisé la route des Saint-Gillois n'a ainsi assumé la possession. L'histoire devrait être bien différente en play-offs, puisque la moyenne des promus face aux trois clubs qu'il affrontera dans la course au titre culmine seulement à 41%. L'occasion rêvée pour l'Union de réciter son plan favori. Celui de l'outsider magnifique, offert sur un plateau par le réveil brugeois à l'aube du sprint final.

L'heure de vérité a sonné. Presque sur un paradoxe. Malgré une série en cours de sept matches sans défaite, et un parcours entaché d'un seul revers lors de ses 18 dernières sorties, rares sont ceux qui font encore de l'Union le favori numéro un pour le titre. La faute, surtout, à un Bruges qui s'est remis à tourner à plein régime, et qui pointe seulement à trois unités par la magie de la division des points. À tel point que l'issue la plus probable des six matches à venir semble désormais être un troisième trophée de rang pour les doubles champions en titre.L'Union, elle, a presque retrouvé la sérénité de l'outsider malgré ce sprint final entamé dans la peau de la proie. Quasiment une invitation à se retrouver autour de sa solidité défensive et de ces transitions meurtrières qui sont devenues sa marque de fabrique. Les incidents face au Beerschot et les points "offerts" par le règlement font presque oublier que lors de la phase retour du championnat, les Saint-Gillois ont empoché les trois points contre Anderlecht et surclassé l'Antwerp, tout en revenant avec un point au goût de trop peu de leur déplacement en Venise du Nord. Trois matches bouclés avec une possession bien inférieure à celle de leur adversaire, et sans le moindre but encaissé au coup de sifflet final. Une récurrence qui n'a rien de la coïncidence.Si elle est plus productive quand l'adversaire laisse de l'espace pour ses redoutables courses offensives, passant de 1,92 but par match dans les rencontres conclues avec plus de 50% de possession de balle à 2,38 quand l'adversaire met le pied sur le ballon, l'équipe de Felice Mazzù s'améliore surtout défensivement quand elle ne doit pas assumer le poids du cuir. Lors des douze matches de la phase classique conclus avec plus de 50% de possession, les filets unionistes ont tremblé à quinze reprises et Anthony Moris n'a gardé que trois fois le zéro. Une moyenne de 1,25 but concédé par match qui s'améliore spectaculairement quand les Saint-Gillois peuvent se concentrer plus intensément sur leur bloc défensif que sur leur circulation de balle: sans la possession, les équipiers de Teddy Teuma n'encaissent en effet que 0,57 but par rencontre. Douze petits buts en 21 sorties. Des stats défensives monstrueuses grâce à un scénario que le leader pourrait retrouver lors des Champions Play-offs. Une physionomie de match dans laquelle les pensionnaires du Parc Duden ont pris 81% des points mis en jeu lors de leurs 21 rencontres vécues sans ballon.Au fil de la saison, le scénario s'est forcément raréfié face à des adversaires méfiants et studieux, désireux de trouver les points faibles de l'autoritaire leader. Aucune des six dernières équipes ayant croisé la route des Saint-Gillois n'a ainsi assumé la possession. L'histoire devrait être bien différente en play-offs, puisque la moyenne des promus face aux trois clubs qu'il affrontera dans la course au titre culmine seulement à 41%. L'occasion rêvée pour l'Union de réciter son plan favori. Celui de l'outsider magnifique, offert sur un plateau par le réveil brugeois à l'aube du sprint final.