Transparancy International, la cellule anti-corruption internationale, sise à Berlin, a étudié les informations publiées sur leur site par les 209 fédérations affiliées à la FIFA. Concrètement, elle cherchait des réponses à quatre questions: la fédération nationale publie-t-elle des données financières, sa structure est-elle expliquée, publie-t-elle un rapport annuel d'activités et son site dispose-t-il d'une charte ? 70% des fédérations n'ont qu'un bon point, voire aucun. Parmi elles, l'URBSFA : elle ne satisfait aux exigences minimales de bonne gestion que pour la deuxième question.

Selon Transparency International, chaque fédération a perçu environ deux millions d'euros de la FIFA entre 2011 et 2014. "Pour le développement du football." Mais sans que les fédérations fassent ensuite preuve de la moindre clarté quant à la façon dont l'argent a été utilisé. "Là où il y a un manque d'informations, il y a un risque accru de corruption. L'arrestation de divers dirigeants de la FIFA et de leurs partenaires commerciaux a fait prendre conscience au monde que la corruption peut être systématique, même en football", selon l'association. En Belgique, ce manque de transparence a déjà entraîné le limogeage du CEO Steven Martens en début d'année.

14 pays seulement obtiennent la mention satisfaisant sur toute la ligne : le Canada, le Danemark, l'Angleterre, la Hongrie, l'Islande, l'Italie, le Japon, la Lettonie, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande du Nord, la Norvège, le Portugal, l'Irlande et la Suède. "Les organisations sportives ne peuvent regagner la confiance des supporters, limiter le risque de corruption et de falsification des matches qu'en étant exemplaires dans leurs pratiques", conclut Transparency International.

Vous pouvez télécharger le rapport sur www.transparency.org

Par Jan Hauspie

Transparancy International, la cellule anti-corruption internationale, sise à Berlin, a étudié les informations publiées sur leur site par les 209 fédérations affiliées à la FIFA. Concrètement, elle cherchait des réponses à quatre questions: la fédération nationale publie-t-elle des données financières, sa structure est-elle expliquée, publie-t-elle un rapport annuel d'activités et son site dispose-t-il d'une charte ? 70% des fédérations n'ont qu'un bon point, voire aucun. Parmi elles, l'URBSFA : elle ne satisfait aux exigences minimales de bonne gestion que pour la deuxième question.Selon Transparency International, chaque fédération a perçu environ deux millions d'euros de la FIFA entre 2011 et 2014. "Pour le développement du football." Mais sans que les fédérations fassent ensuite preuve de la moindre clarté quant à la façon dont l'argent a été utilisé. "Là où il y a un manque d'informations, il y a un risque accru de corruption. L'arrestation de divers dirigeants de la FIFA et de leurs partenaires commerciaux a fait prendre conscience au monde que la corruption peut être systématique, même en football", selon l'association. En Belgique, ce manque de transparence a déjà entraîné le limogeage du CEO Steven Martens en début d'année.14 pays seulement obtiennent la mention satisfaisant sur toute la ligne : le Canada, le Danemark, l'Angleterre, la Hongrie, l'Islande, l'Italie, le Japon, la Lettonie, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande du Nord, la Norvège, le Portugal, l'Irlande et la Suède. "Les organisations sportives ne peuvent regagner la confiance des supporters, limiter le risque de corruption et de falsification des matches qu'en étant exemplaires dans leurs pratiques", conclut Transparency International. Vous pouvez télécharger le rapport sur www.transparency.orgPar Jan Hauspie