La CBAS a estimé le mercredi 10 juillet que le FC Malines et Waasland-Beveren ne pouvaient pas être relégués, parce que l'Union belge a dépassé le délai pour entamer une action sur un éventuel match truqué à la fin de la saison 2017-2018. La CBAS n'a pas encore statué sur le fond de l'affaire, mais a déjà annoncé une décision provisoire qui indique l'impossibilité d'imposer la relégation aux clubs suspectés d'avoir arrangé le match qui s'est joué entre eux le 11 mars 2018. D'autres sanctions sont toutefois encore possibles. Le jeudi 11 juillet le Beerschot a soumis une demande unilatérale en référé auprès du Tribunal de première instance de Bruxelles afin de préserver ses droits. Le club anversois a obtenu gain de cause : les compositions des séries 1A et 1B ne peuvent être entérinées tant qu'il n'y a pas de décision finale de la CBAS sur le fond de l'affaire et donc les championnats ne peuvent pas débuter. L'avocat de club Thomas Gillis et le vice-président Walter Damen, tous deux avocats pénalistes de renom, ont fondé leur requête unilatérale sur l'article B2008.213 du règlement de l'URBSFA. Celui-ci stipule que "la dégradation doit dans tous les cas être effective. Si elle ne peut l'être, la mise en inactivité ou l'obligation de participer à un championnat de réserves au niveau provincial pendant une saison doit être prononcée en lieu et place de la dégradation." Le Beerschot en conclut qu'il a droit à une place en 1A. Mais l'URBSFA et la Pro League ont déclaré dans leur requête que le club anversois a mal interprété l'article B2008.213. Si le FC Malines (KVM) est puni d'une période d'inactivité, il n'y aura pas de place disponible, mais le KVM perdra toutes ses matchs sur un score de forfait, selon l'URBSFA. De plus, l'URBSFA précise que l'article s'applique principalement aux clubs de quatrième provinciale, qui ne peuvent pas descendre plus bas et donc pour lesquels la relégation n'est pas possible, tel que stipulé dans l'article B2008.213. Une explication qui fait froncer les sourcils de Beerschot. En raison de la démarche légale de Beerschot, la compétition en D1A menace de ne pas commencer comme programmé le week-end des 26-28 juillet. L'URBSFA et la Pro League veulent éviter cela, car cela entraînerait une perte financière et logistique. Afin d'annuler la décision du tribunal de Bruxelles, les deux autorités du football ont formé un recours en tierce-opposition. Ce recours n'a pas d'effet suspensif, les séries ne sont donc pas encore définitives. Les avocats de la Pro League et de l'URBSFA pourront peut-être encore plaider cette semaine. En principe, la CBAS a jusqu'à la fin août pour statuer sur l'ensemble du dossier du match truqué, mais l'URBSFA a déjà envoyé une lettre à la cour d'arbitrage pour l'exhorter à travailler rapidement sur un verdict final. (Belga)

La CBAS a estimé le mercredi 10 juillet que le FC Malines et Waasland-Beveren ne pouvaient pas être relégués, parce que l'Union belge a dépassé le délai pour entamer une action sur un éventuel match truqué à la fin de la saison 2017-2018. La CBAS n'a pas encore statué sur le fond de l'affaire, mais a déjà annoncé une décision provisoire qui indique l'impossibilité d'imposer la relégation aux clubs suspectés d'avoir arrangé le match qui s'est joué entre eux le 11 mars 2018. D'autres sanctions sont toutefois encore possibles. Le jeudi 11 juillet le Beerschot a soumis une demande unilatérale en référé auprès du Tribunal de première instance de Bruxelles afin de préserver ses droits. Le club anversois a obtenu gain de cause : les compositions des séries 1A et 1B ne peuvent être entérinées tant qu'il n'y a pas de décision finale de la CBAS sur le fond de l'affaire et donc les championnats ne peuvent pas débuter. L'avocat de club Thomas Gillis et le vice-président Walter Damen, tous deux avocats pénalistes de renom, ont fondé leur requête unilatérale sur l'article B2008.213 du règlement de l'URBSFA. Celui-ci stipule que "la dégradation doit dans tous les cas être effective. Si elle ne peut l'être, la mise en inactivité ou l'obligation de participer à un championnat de réserves au niveau provincial pendant une saison doit être prononcée en lieu et place de la dégradation." Le Beerschot en conclut qu'il a droit à une place en 1A. Mais l'URBSFA et la Pro League ont déclaré dans leur requête que le club anversois a mal interprété l'article B2008.213. Si le FC Malines (KVM) est puni d'une période d'inactivité, il n'y aura pas de place disponible, mais le KVM perdra toutes ses matchs sur un score de forfait, selon l'URBSFA. De plus, l'URBSFA précise que l'article s'applique principalement aux clubs de quatrième provinciale, qui ne peuvent pas descendre plus bas et donc pour lesquels la relégation n'est pas possible, tel que stipulé dans l'article B2008.213. Une explication qui fait froncer les sourcils de Beerschot. En raison de la démarche légale de Beerschot, la compétition en D1A menace de ne pas commencer comme programmé le week-end des 26-28 juillet. L'URBSFA et la Pro League veulent éviter cela, car cela entraînerait une perte financière et logistique. Afin d'annuler la décision du tribunal de Bruxelles, les deux autorités du football ont formé un recours en tierce-opposition. Ce recours n'a pas d'effet suspensif, les séries ne sont donc pas encore définitives. Les avocats de la Pro League et de l'URBSFA pourront peut-être encore plaider cette semaine. En principe, la CBAS a jusqu'à la fin août pour statuer sur l'ensemble du dossier du match truqué, mais l'URBSFA a déjà envoyé une lettre à la cour d'arbitrage pour l'exhorter à travailler rapidement sur un verdict final. (Belga)