L'Italie se trouve dans le viseur du CIO en raison d'une loi adoptée en 2018 par le gouvernement italien qui a privé le CONI d'une partie de son autonomie. Ainsi, une nouvelle entité publique, "Sport et Santé" a été créée avec comme conséquence que le pouvoir politique contrôle les destinées du mouvement olympique italien, supervisant notamment son financement. Le CIO a invité à plusieurs reprises l'Italie à revoir sa copie afin de respecter la Charte olympique et respecter l'autonomie du CONI. Le gouvernement a entre-temps changé, mais la loi non. Le président du CIO, Thomas Bach, a ainsi envoyé deux lettres au Premier ministre italien Giuseppe Conte ces derniers mois, rapportent les médias italiens. Mercredi, un Commission exécutive du CIO est prévue et le cas italien y sera évoqué. L'Italie risque un avertissement ou une sanction plus lourde. Dans son édition de lundi, le quotidien La Repubblica affirme que la décision du CIO est prise: suspension du CONI. En conséquence, les athlètes italiens qui participeront aux Jeux Olympiques de Tokyo le feront sous bannière neutre. Pas de drapeau italien durant les compétitions ni du célèbre hymne de Mameli lorsqu'un Italien décrochera l'or, donc. Une telle sanction aurait aussi un impact sur le financement des Jeux Olympiques d'hiver 2026, organisés à Milan et Cortina. Intervenu lundi en commission à la Chambre, Giovanni Malagò estime qu'il n'est pas trop tard. "La situation peut se régler d'ici le 27 janvier", a expliqué le président du CONI. "Le CIO ne demande rien de plus que ce que le gouvernement italien s'est engagé à réparer et qui, à cause de la politique, n'a toujours pas été résolu. Je ne sais pas ce que le Commission exécutive délibérera. Le président Thomas Bach et d'autres représentants ont signalé que cette situation est contraire aux règles. Le Commission exécutive de mercredi est très importante, car c'est la dernière. Il n'y en aura pas d'autres car après, il y aura les élections. Le mandat du président Bach expire et des élections auront lieu en mars. D'ici là, il n'y aura plus d'autres Commissions exécutives. C'est pourquoi c'est une échéance inévitable." "Il faut une intervention 'tampon' du gouvernement pour empêcher toute résolution du CIO", a ajouté Malagò. "Tout autre choix serait soit un suicide soit une euthanasie. Certainement autodestructeur". Un décret du gouvernement approuvé d'ici mercredi suffirait, pense-t-on au CONI. Mais pour compliquer la situation, le gouvernement italien est actuellement empêtré dans une crise politique à la suite du départ d'un des partis qui le composent et joue sa survie ces jours-ci. (Belga)

L'Italie se trouve dans le viseur du CIO en raison d'une loi adoptée en 2018 par le gouvernement italien qui a privé le CONI d'une partie de son autonomie. Ainsi, une nouvelle entité publique, "Sport et Santé" a été créée avec comme conséquence que le pouvoir politique contrôle les destinées du mouvement olympique italien, supervisant notamment son financement. Le CIO a invité à plusieurs reprises l'Italie à revoir sa copie afin de respecter la Charte olympique et respecter l'autonomie du CONI. Le gouvernement a entre-temps changé, mais la loi non. Le président du CIO, Thomas Bach, a ainsi envoyé deux lettres au Premier ministre italien Giuseppe Conte ces derniers mois, rapportent les médias italiens. Mercredi, un Commission exécutive du CIO est prévue et le cas italien y sera évoqué. L'Italie risque un avertissement ou une sanction plus lourde. Dans son édition de lundi, le quotidien La Repubblica affirme que la décision du CIO est prise: suspension du CONI. En conséquence, les athlètes italiens qui participeront aux Jeux Olympiques de Tokyo le feront sous bannière neutre. Pas de drapeau italien durant les compétitions ni du célèbre hymne de Mameli lorsqu'un Italien décrochera l'or, donc. Une telle sanction aurait aussi un impact sur le financement des Jeux Olympiques d'hiver 2026, organisés à Milan et Cortina. Intervenu lundi en commission à la Chambre, Giovanni Malagò estime qu'il n'est pas trop tard. "La situation peut se régler d'ici le 27 janvier", a expliqué le président du CONI. "Le CIO ne demande rien de plus que ce que le gouvernement italien s'est engagé à réparer et qui, à cause de la politique, n'a toujours pas été résolu. Je ne sais pas ce que le Commission exécutive délibérera. Le président Thomas Bach et d'autres représentants ont signalé que cette situation est contraire aux règles. Le Commission exécutive de mercredi est très importante, car c'est la dernière. Il n'y en aura pas d'autres car après, il y aura les élections. Le mandat du président Bach expire et des élections auront lieu en mars. D'ici là, il n'y aura plus d'autres Commissions exécutives. C'est pourquoi c'est une échéance inévitable." "Il faut une intervention 'tampon' du gouvernement pour empêcher toute résolution du CIO", a ajouté Malagò. "Tout autre choix serait soit un suicide soit une euthanasie. Certainement autodestructeur". Un décret du gouvernement approuvé d'ici mercredi suffirait, pense-t-on au CONI. Mais pour compliquer la situation, le gouvernement italien est actuellement empêtré dans une crise politique à la suite du départ d'un des partis qui le composent et joue sa survie ces jours-ci. (Belga)