L'équipe nationale iranienne n'a éprouvé aucune difficulté à se défaire du Cambodge à domicile devant plus de 3.500 supportrices iraniennes, fait inédit, présentes au stade Azadi à Téhéran dans un bloc qui leur était réservé. Depuis la révolution islamique de 1979, les Iraniennes se sont vu refuser en effet l'accès aux stades pour les compétitions de football hommes, officiellement pour les protéger de la grossièreté masculine. D'habitude sélectionnées par les autorités et en très petit nombre, les Iraniennes sont cette fois-ci venues en masse, de leur propre chef en achetant elles-mêmes leur ticket, pour assister à une rencontre officielle de l'équipe nationale. La FIFA a permis cette avancée en faisant pression sur la fédération iranienne après l'émotion suscitée par la mort tragique en septembre d'une jeune femme, Sahar Khodayari, qui s'était immolée par le feu après avoir cru, selon la presse locale, qu'elle allait être condamnée à de la prison ferme pour avoir tenté d'entrer dans un stade. (Belga)