L'escrimeur Race Imboden, comme Kaepernick, s'est en effet agenouillé lorsque l'hymne américain a retenti dans la salle. "Je voulais attirer l'attention sur certains problèmes", a-t-il expliqué. "Lesquels ? Vous pouvez choisir. Le racisme, le contrôle de la vente d'arme, la maltraitance envers les immigrés ou ce président qui répand la haine. Entre autres..." Gwendolyn Berry, sacrée championne panaméricaine au lancement du marteau, a pour sa part levé le poing sur le podium. Comme Tommie Smith et John Carlos à Mexico en 1968. "J'encourage tout le monde et chacun à se mobiliser comme il peut pour exiger que cela change...", a précisé Imboden. "Ma fierté d'avoir triomphé ici pour le compte de Team USA est incomplète, à cause de ces faiblesses du pays qui me tient à coeur..." Inutile de préciser que le Comité olympique américain qui envisage de punir ces athlètes ayant contrevenu à la règle d'or de ne pas mêler le sport et la politique, n'a guère apprécié ces manifestations. Colin Kaepernick protestait lui en 2016 contre le racisme aux États-Unis et les violences policières envers les minorités, en pleine élection présidentielle. (Belga)