Elle a notamment demandé à un bureau de marketing de concocter une brochure en anglais pour permettre aux entraîneurs belges de se présenter sur le marché international. Michel Preud'homme (champion en Belgique et en Arabie Saoudite), Eric Gerets (champion en Belgique, aux Pays-Bas, en Turquie, au Qatar et en Arabie Saoudite) et Ariel Jacobs (champion en Belgique et au Danemark) sont les figures de proue de la campagne. On parle aussi des qualités de formateurs de nos entraîneurs, en rappelant le talent de la génération actuelle des Diables Rouges. La brochure va être distribuée à 8.000 managers, clubs et fédérations étrangers.

Est-ce de l'opportunisme ou un besoin réel ? Jan Van Winckel, administrateur délégué de la BFC Pro, responsable depuis quelques années du département médical d'Al-Ahli, un club arabe, explique : "Après le Mondial 1986, nous nous sommes reposés trop longtemps sur le succès de cette génération. Ces dix dernières années, nous avons rattrapé notre retard, grâce à une bonne formation des entraîneurs et au développement d'une identité propre. Les entraîneurs belges sont de fins tacticiens, leurs équipes possèdent une bonne condition, ils sont polyglottes, bons formateurs et travailleurs. Il faut mettre ces atouts en évidence."

Van Winckel pense que nous allons recueillir les fruits de l'investissement consenti, par exemple avec l'instauration du diplôme obligatoire de Pro License pour les entraîneurs de D1 en 2004. "Les écoles de sport de haut niveau ont augmenté le volume d'entraînement et les universités s'intéressent au développement du football. Ces initiatives intéressent l'étranger.

L'Arabie Saoudite parle beaucoup des progrès du football belge, avec Eden Hazard, Axel Witsel et Cie", poursuit-il. "Ça a beaucoup changé : il y a dix ans, être un coach belge était un handicap. Un exemple : en 2003, Sayeed Al Owairan, qui avait marqué contre la Belgique au Mondial 1994, est devenu dirigeant d'Al-Ahli. Il était alors difficile de convaincre les gens de m'accepter puisque nous n'étions pas capables de gagner contre l'Arabie Saoudite. La semaine dernière, Marcelo Bielsa, l'ancien sélectionneur du Chili et de l'Argentine, m'a demandé de lui faire faire le tour de notre club pendant deux jours. Quand je lui ai dit que j'étais belge, il m'a félicité et m'a demandé quel était le secret de la réussite belge. Nous avons bavardé et échangé des idées tout l'après-midi. Il était vraiment impressionné par notre vision sur la formation et la post-formation des joueurs. L'intérêt d'un tel entraîneur pour notre modèle de formation est quand même significatif."

La BFC Pro juge donc le moment opportun pour se profiler. En plus de la brochure, elle a lancé un site (www.bfcpro.eu) qui sert de base de données pour les agents et les clubs. "Beaucoup de managers l'utilisent pour présenter des CV à leurs clients", selon Van Winckel. "Nous recevons régulièrement des mails de clubs et d'agents qui demandent la liste des entraîneurs disponibles. Ce ne sont pas des clubs de petits championnats. Certaines demandes émanent de France et d'Angleterre. En deux ans, 14 entraîneurs ont trouvé du travail grâce au BFC Pro."

PAR MATTHIAS STOCKMANS

Elle a notamment demandé à un bureau de marketing de concocter une brochure en anglais pour permettre aux entraîneurs belges de se présenter sur le marché international. Michel Preud'homme (champion en Belgique et en Arabie Saoudite), Eric Gerets (champion en Belgique, aux Pays-Bas, en Turquie, au Qatar et en Arabie Saoudite) et Ariel Jacobs (champion en Belgique et au Danemark) sont les figures de proue de la campagne. On parle aussi des qualités de formateurs de nos entraîneurs, en rappelant le talent de la génération actuelle des Diables Rouges. La brochure va être distribuée à 8.000 managers, clubs et fédérations étrangers. Est-ce de l'opportunisme ou un besoin réel ? Jan Van Winckel, administrateur délégué de la BFC Pro, responsable depuis quelques années du département médical d'Al-Ahli, un club arabe, explique : "Après le Mondial 1986, nous nous sommes reposés trop longtemps sur le succès de cette génération. Ces dix dernières années, nous avons rattrapé notre retard, grâce à une bonne formation des entraîneurs et au développement d'une identité propre. Les entraîneurs belges sont de fins tacticiens, leurs équipes possèdent une bonne condition, ils sont polyglottes, bons formateurs et travailleurs. Il faut mettre ces atouts en évidence." Van Winckel pense que nous allons recueillir les fruits de l'investissement consenti, par exemple avec l'instauration du diplôme obligatoire de Pro License pour les entraîneurs de D1 en 2004. "Les écoles de sport de haut niveau ont augmenté le volume d'entraînement et les universités s'intéressent au développement du football. Ces initiatives intéressent l'étranger. L'Arabie Saoudite parle beaucoup des progrès du football belge, avec Eden Hazard, Axel Witsel et Cie", poursuit-il. "Ça a beaucoup changé : il y a dix ans, être un coach belge était un handicap. Un exemple : en 2003, Sayeed Al Owairan, qui avait marqué contre la Belgique au Mondial 1994, est devenu dirigeant d'Al-Ahli. Il était alors difficile de convaincre les gens de m'accepter puisque nous n'étions pas capables de gagner contre l'Arabie Saoudite. La semaine dernière, Marcelo Bielsa, l'ancien sélectionneur du Chili et de l'Argentine, m'a demandé de lui faire faire le tour de notre club pendant deux jours. Quand je lui ai dit que j'étais belge, il m'a félicité et m'a demandé quel était le secret de la réussite belge. Nous avons bavardé et échangé des idées tout l'après-midi. Il était vraiment impressionné par notre vision sur la formation et la post-formation des joueurs. L'intérêt d'un tel entraîneur pour notre modèle de formation est quand même significatif." La BFC Pro juge donc le moment opportun pour se profiler. En plus de la brochure, elle a lancé un site (www.bfcpro.eu) qui sert de base de données pour les agents et les clubs. "Beaucoup de managers l'utilisent pour présenter des CV à leurs clients", selon Van Winckel. "Nous recevons régulièrement des mails de clubs et d'agents qui demandent la liste des entraîneurs disponibles. Ce ne sont pas des clubs de petits championnats. Certaines demandes émanent de France et d'Angleterre. En deux ans, 14 entraîneurs ont trouvé du travail grâce au BFC Pro." PAR MATTHIAS STOCKMANS